Forum Islam Aarifa



 
AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Retrouvez tous les derniers sujets ici
Chers membres, pour une meilleure conduite du forum veuillez poster vos messages dans les sous-rubriques correspondants à votre sujet et au thème choisi. En cas de doute ou difficulté , nos modératrices sont à votre disposition. L'équipe Islam Aarifa vous remercie!

Partagez | 
 

 TEMOIGNAGES

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Sonia75
7 Grades
7 Grades


Féminin Nombre de messages : 3935
Date d'inscription : 16/10/2012

MessageSujet: TEMOIGNAGES   2014-01-12, 07:40

assalam 


APRES LA PRISON , J AVAIS L'IMPRESSION D'ETRE UN FANTOME




TÉMOIGNAGES:

A l'heure où Christiane Taubira s'apprête à limiter le nombre de sorties de prison sans accompagnement, d'anciens détenus passés par cette étape souvent douloureuse racontent.

Du jour au lendemain, la porte s’ouvre. En grand. Et tout ce qui était défendu hier redevient permis. Certains attendent parfois ce moment depuis plusieurs décennies. Entre temps, le corps a vieilli, les économies se sont envolées, et les familles ont tiré un trait sur un passé hanté. Il n’y a nulle part où aller et la prison désocialise tant qu’il va falloir réapprendre la vie du dehors. En langage pénitentiaire, on appelle cette libération brutale «une sortie sèche».

Au cœur de l'été, la ministre de la Justice, Christiane Taubira a annoncé un certain nombre de mesures devant limiter au maximum ces sorties sèches «qui accouchent trop souvent d’un drame social». Seulement, la France manque cruellement de conseillers d’insertion et de probation chargés de définir avec chaque détenu un nouveau projet de vie. De même, les effectifs de juges d’application des peines affichent des niveaux anormalement bas. Dans l’interview qu’elle nous a accordée début août, Christiane Taubira s’alarmait de ces pénuries : «Il faut bien plus de conseillers, les Spip [services pénitentiaires d’insertion et de probation, ndlr] sont asphyxiés. La droite a rempli les prisons pendant dix ans et s’est rendu compte un beau matin qu’il fallait les vider ! Ça fait partie des mes priorités de rétablir un volet suffisant de conseillers pénitentiaires. A 130 dossiers par tête, c’est impossible de travailler.»

Et les conséquences sont désastreuses. On ne compte plus les anciens détenus qui, devenus SDF, peuplent les rues des grandes villes de France. Ou ceux qui, atteints d’une addiction aux drogues ou à l’alcool, souffrent de graves problèmes de santé. «La sortie de prison, quelle que soit la durée de la peine purgée, est un moment difficile à vivre. La personne libérée sans préparation ni accompagnement risque de se retrouver à nouveau dans un environnement familial ou social néfaste, voire criminogène, ou bien au contraire dans un isolement total, alors qu’elle aurait besoin de soutien pour se réadapter à la vie libre. Tout ceci peut l’amener à la récidive», confie le député UMP Jean-Luc Warsmann, auteur d'un rapport sur le sujet en 2003. Sans aller jusqu'à des cas aussi extrêmes, ces libérations recèlent bien souvent de douloureux récits. Témoignages.

«C’EST HORRIBLE, CE SENTIMENT D'ÊTRE LE MOUTON NOIR»
JEAN-PAUL, 47 ANS, SEPT ANS DE PRISON
«J’ai imaginé des centaines de fois le jour de ma sortie. Quel temps il ferait. Je voulais qu’il pleuve, étrangement. Sentir les gouttes d’eau couler sur mon visage était pour moi le sentiment de liberté ultime. J’avais envie de m’allonger dans l’herbe au bord de l’eau aussi. J’adore les lacs. Et puis, à l’approche du jour J, j’ai commencé à paniquer. A me crisper. J’ai senti une angoisse terrible monter. Je me réveillais la nuit en tremblant. Je jouais sans arrêt dans ma tête la scène ou j’allais me retrouver sur le parking en me disant que je ne saurais pas quoi faire. Finalement, un médecin pénitentiaire m’a diagnostiqué des attaques de panique. J’ai pris des calmants pendant quelques jours et je suis sorti.

Mais le mal-être physique a laissé place à un mal-être psychologique. Les trois-quarts de ma famille ne voulaient plus me voir. Lorsque j’appelais, ils décrochaient et raccrochaient dès qu’ils entendaient ma voix. Ensuite, ça sonnait dans le vide. C’est horrible, ce sentiment d'être le mouton noir. J’ai fait des conneries, je sais, mais des braquages, ça n'égale pas des viols ou des meurtres. Bêtement, j’attendais de ma famille qu’elle m’offre une seconde chance. Je me disais que mes proches, eux au moins, pouvaient comprendre. En fait, la proximité n’a rien à voir là-dedans. Au nom du bonheur et de la tranquillité, mêmes tes cousins, tes frères, tes tantes te mettent à distance. Je m’en veux de ne pas m'être protégé en réalisant ça plus tôt. Comme un con, j’ai cru qu’ils me dérouleraient le tapis rouge. Que tout recommencerait comme avant. Sauf que désormais, à leurs yeux, j'étais un criminel.

Heureusement, il me restait un oncle compréhensif. Lui aussi avait fait un peu de taule mais pour des choses moins graves. J’ai dormi chez lui pendant huit mois. Il m’a sauvé. Il m’a aussi présenté à des potes qui ont une petite entreprise de jardinage. Au départ, ils me payaient au black pour quelques demi-journées. Ça payait ma picole. J'étais tellement mal dans ma peau que je ne voulais être qu’ivre. C'étaient les seuls moments où je riais, où je me lâchais un peu. Sinon, j’avais l’impression d'être un fantôme. Quelqu’un d’inintéressant. Aujourd’hui, après deux ans de liberté, je ne me sens pas encore très solide. Mais, j’arrive à reprendre du plaisir à être dehors. Ce qui me fait peur parfois, c’est quand je me dis que je pensais à récidiver juste pour retourner en prison. La sortie était un tel cauchemar que j’ai pensé à retrouver le confort que représentait ma cellule.»

«J'AI DÛ ME FAIRE DES FAUX CV»
ILYÈS, 37 ANS, NEUF ANS DE PRISON
«Au début, l’idée de sortir directement me plaisait. Je me disais que je n’avais pas besoin d’un conseiller qui me tienne faussement la main pour m’accompagner. En vrai, ils s’en foutent de ton avenir. J’ai fait une connerie, je paye, normal, après c’est la quille. A l'époque, je me disais que la prison appartiendrait au passé le jour où je mettrais le pied dehors. Enfin, c’est ce que je croyais. Naïvement. En vrai, je me suis retrouvé totalement en galère. Je n’avais plus d’appart et ma femme ne m’a pas attendu. J’ai pieuté chez plusieurs potes pendant un moment, mais eux aussi faisaient des conneries. Résultat, j’ai failli replonger pour complicité de trafic de stupéfiants. Les condés avaient foutu leurs puces sur écoute.

J’ai toujours vécu de petits boulots, de combines, ou d’activités illégales. Mine de rien, neuf ans de prison, ça calme quand même. Pour la première fois de ma vie, j’ai donc eu envie de faire un vrai métier. Un truc qui me plaît. Mais, avec mon parcours, personne ne m’acceptait. Je me suis fait des faux CV. Maintenant, même pour conduire un camion, il faut avoir le bac. Pendant des mois, j’ai cherché une formation, mais, à force de me faire recaler, j’en ai eu marre et je suis parti à l'étranger.

En Angleterre, c’est vachement plus facile de trouver un taf. Je me suis mis en coloc dans le sud de Birmingham avec d’autres immigrés. Des Pakis et des rebeus. J’ai appris l’anglais, c’est peut-être le seul truc bien que j’ai fait dans ma vie. Aujourd’hui, lorsque je rentre en France, je me la joue en faisant l’accent. A bientôt 40 ans, j’ai bien envie de me poser. Quand je réfléchis, je me dis qu’il ne me reste que 10-15 ans pour en profiter. Après, on commence à vieillir vraiment et j’aimerais avoir au moins un enfant.»

Willy LE DEVIN


Salam aleykoum
Revenir en haut Aller en bas
Sonia75
7 Grades
7 Grades


Féminin Nombre de messages : 3935
Date d'inscription : 16/10/2012

MessageSujet: Re: TEMOIGNAGES   2014-03-07, 11:15

hjbbng 

As'Salam wa Aleykoum wa Rahmatoullah wa barakatouh.

"Je me présente brièvement, je suis une fille et je suis encore mineur (légalement).
Je porte le voile (non pas pour Allah mais pour mes parents), je n'ai pas le droit de sortir avec des amies, je ne fais que le chemin maison-école, école-maison et je le vis très mal. Je me mutile, j'ai déjà essayé de me suicider (mais je n'ai pas pu achever sachant que c'est un acte impardonnable..) et je n'en peux vraiment plus.

Oui j'en ai déjà parlé avec mes parents, mais rien n'y fait. Je déprime très souvent à cause de ça. J'en ai honte. Dès qu'une amie me demande pour aller en ville avec elle je dois trouver un prétexte pour ne pas lui avouer la honteuse vérité qui est que je n'ai pas le droit de sortir non accompagnée. J'ai très souvent envie de mourir. Envie d'être seule. Je ne sais pas trop pourquoi je poste ce message parce que je sais que les seules réponses que je recevrais seront soit "que Dieu te guide" "prie et demande à Allah de te guider" etc car je ne vois pas vraiment comment vous, mes sœurs, pourriez m'aider..."


Salam aleykoum
Revenir en haut Aller en bas
 
TEMOIGNAGES
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Site pour expliquer le bouddhisme aux jeunes par des temoignages de jeunes.
» temoignages d'equipages de TD (Alsace)
» « NE DIS PAS DE FAUX TEMOIGNAGES »
» temoignages polygamie!
» témoignages IRM ....

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum Islam Aarifa :: À Découvrir-
Sauter vers: