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 Que dit l'Islam sur les images ?...et sur la photographie ?

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MessageSujet: Que dit l'Islam sur les images ?...et sur la photographie ?   2006-05-25, 20:27

La question de l'image (dessinée ou peinte), qui est étroitement liée à celle de la photographie, fait l'objet de divergences entre les savants musulmans.
Mais avant même d'en venir à ces divergences, il faut savoir que les termes employés dans les Hadiths et qui se rapportent à la question sont les mots arabes "Soûrah" (qui pourrait être traduit en français par "forme", "figure", "image"), ainsi que certaines de ses formes dérivées comme "At Taswîr" (qui est l'infinitif du verbe "sawwara". "At Taswîr" signifie littéralement créer, organiser, distinguer en donnant une forme particulière. C'est cette racine que l'on retrouve dans un des attributs de perfections d'Allah, "Al Mousawwir". Ce terme est également mentionné dans plusieurs passages du Qour'aane, relatant la Création Divine. ).

On comprend donc à partir de là l'usage du mot "Soûrah" pour désigner aussi bien les statues et les idoles (appelées "as souwar oul moudjassadah") que les gravures, les illustrations et les images peintes. C'est d'ailleurs à partir de ce même mot qu'a été composé le terme de "at taswîr ouch chamsiy" (la photographie).


En ce qui concerne les images...
Les Hadiths évoquant le "soûrah" et le "taswîr" présentent certaines divergences au niveau du contenu, ce qui a occasionné les différentes opinions existant entre les savants musulmans à ce sujet.

Tandis que certaines Traditions (c'est le cas notamment d'un Hadith rapporté par Abou Houraïra (radhia allâhou anhou) et cité par l'Imâm Boukhâri r.a et l'Imâm Mouslim r.a.) laissent supposer que toute forme d'images (que celles-ci représentent des êtres animés ou inanimés) sont condamnables, d'autres laissent comprendre que certaines formes d'entre elles sont licites et autorisées. Ainsi, Ibné Abbâs (radhia allâhou anhou) rapporte des Hadiths (voir Sahih Boukhâri, "Bâb bayit tasâwîr allati laysa fîha rouh", ainsi que Sahih Mouslim) indiquant clairement que la représentation d'êtres inanimés est tolérée en Islam, et que l'interdiction ne s'applique qu'aux êtres animés.

D'autres Hadiths encore montrent que même parmi les représentations d'êtres animés, seules celles qui sont suspendues, celles qui sont gardées avec respect ou par vénération sont interdites (Voir pour cela le Hadith du Sahîh Mouslim rapporté par Aïcha (radhia allâhou anha), qui dit en ce sens qu'elle avait un voile sur lequel étaient dessinés des êtres vivants; le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui ordonna de le découper et de s'en servir pour faire des oreillers et des coussins. Dans un autre Hadith, il est dit que Djibraïl (alayhis salâm) refusa une fois d'entrer dans la maison du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) parce qu'il y avait un rideau avec des êtres animés. Le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) ordonna alors qu'on le retire et qu'on l'utilise comme tapis. Ce Hadith est cité par An Nasaï r.a.)

Enfin, certains Hadiths montrent que ce sont les statues et les idoles qui sont interdites, et non pas les illustrations et les images qui ne sont pas en relief et qui se trouvent par exemple sur des vêtements (Hadith rapporté par Bousr (radhia allâhou anhou) et cité par l'Imâm Boukhâri r.a., confirmé par un autre Hadith de Sahl Ibné Hounayf (radhia Allâhou anhou) et authentifié par l'Imâm Tirmidhi r.a.)

Par ailleurs, certaines Traditions désignent explicitement une des causes principales de l'interdiction du "taswîr" comme étant le fait qu'il mène progressivement l'être humain vers le "chirk", le polythéisme.
Donc, comme évoqué plus haut, c'est dans le processus de conciliation entre ces différents types de Hadiths que sont apparues les divergences entre les savants et juristes.

Pour simplifier, je vais essayer de donner dans les lignes suivantes une synthèse des différents avis émis sur la question:
A- Il y a consensus d'opinion sur l'interdiction des idoles et des statues, comme le rapporte notamment Qâdhi 'Ayâdh r.a.
B- Il est permis de produire ou d'acquérir une image représentant quelque chose d'inanimé (arbre, paysage...), à condition que cette chose ne soit pas l'objet d'un culte pour une quelconque religion.
C- Il est permis de garder des images d'êtres animés, si elles sont de très petite taille, comme c'est le cas sur les pièces de monnaies par exemple.
D- C'est au sujet des images représentant des créatures animées (homme, animal) que les avis entre les savants divergent:
Si une image de ce genre est placée à un endroit où on ne lui accorde aucune considération (sur un tapis par exemple...), selon l'avis d'une bonne partie des oulémas, il est permis de la conserver, comme le rapporte l'Imâm An Nawawi r.a. dans son commentaire du Sahîh Mouslim. Et si elle placée ailleurs (sur un rideau, un vêtement ou accrochée au mur par exemple...), alors selon les savants des écoles hanafite, châféite et hambalite, il n'est pas permis de la garder. Mais d'autres savants (dont une bonne partie des oulémas de l'école mâlékite) pensent au contraire que, même dans ce genre de cas, il est permis de garder de telles images sous certaines conditions :
l'image ne doit pas représenter une divinité ou une créature à laquelle un culte est voué.
l'image ne doit pas être le produit d'un artiste qui cherche pas son geste à imiter la création de Dieu.
l'image ne doit pas non plus avoir pour but de glorifier ou de vénérer une personnalité humaine.
(Certains des savants qui partagent cet avis pensent que les images n'étaient pas permises au début de l'Islam, puis qu'elles ont été autorisées, et l'interdiction n'est restée que pour les idoles et les statues.)


En ce qui concerne la photographie...
Pour en venir maintenant à la question de la photographie, il est encore une fois évident que sur ce point aussi les avis sont partagés, et ce pour la simple et bonne raison que ce procédé n'existait pas à l'époque du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Pour pouvoir statuer sur la question, les oulémas ont eu recours au "Idjtihâd" (voir le mini-lexique pour le sens de ce terme).
Certains oulémas (c'est le cas notamment d'une bonne partie des savants indo-pakistanais ainsi que ceux d'Arabie Saoudite; Cheikh Albâni r.a. était également de cet avis...) comparent la photographie à l'image dessinée, et la déclarent illicite si elle représente une créature animée (hommes, animaux...), sauf en cas de nécessité (Papiers d'identité...).

De très nombreux autres savants contemporains considèrent au contraire que la photographie n'est qu'un reflet de la réalité (à l'instar du reflet qui apparaît dans un miroir) et ne peut être comparée à une image dessinée. Selon eux, la photographie est donc permise, tant qu'elle ne montre pas quelque chose d'illicite. Cheikh Wahbah Zouheïli défend cet avis dans son ouvrage "Al Fiqh oul Islâmiy wa Adillatouh" (Volume 9 / Page 238).
(Références: "Al Halâl wal Harâm fil Islam" du Dr Yousouf Qaradâwi, "Al Halâl wal Harâm" de Cheikh Khâlid Sayfoullah, "Takmilah Fath oul Moulhim" de Moufti Taqi Ousmâni et "Al Fiqh oul Islâmiy wa adillatouh" de Cheikh Wahbah Az Zouheïli).



Wa Allâhou A'lam !Dieu est Plus Savant !
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sister B
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MessageSujet: Re: Que dit l'Islam sur les images ?...et sur la photographie ?   2012-01-02, 21:44





Question: Que dites vous quant au fait d acheter [de posséder]des magazines dans lesquels il y a des images?Ces images font elles parties de celles qui sont interdites?

Réponse: Acheter [ou posséder] des magazines dans lesquels il y a des images est permis si le but de leur achat était pour ce qu ils contiennent de connaissance bénéfique.Et il convient pour quiconque les achète,d effacer toutes photos avec de l encre ou ce qui y est similaire.Cependant, si le but dans cet achat est pour ce qu il contient comme images, alors cela est interdit.

Fatawa al-Lajna ad-dâ-ima lil-bouhouth al-'Ilmiyyah wal Iftah- vol.1 p.691-



Question: Quel est le jugement quant au fait d accrocher des photos au mur?Quel est le jugement quant au fait de posséder des photos des gens?

Réponse: Il n est pas permis d accrocher ou de garder une photo de tout être possédant une âme.Il est obligatoire de détruire de telles images.Ceci car le Prophète (sallallâhu alayhi wa salam) a dit a 'Ali(radhiâllahu 'anhu):

" ne laisse pas une photo sans l effacer".

Il est aussi authentifier dans le hadith de Djâbir que le Prophète(sallallâhu alayhi wa salam) a interdit le fait d avoir des images dans les maisons.

Ainsi, toutes les photos gardées comme souvenir doivent être déchirées et brûlées.Cependant les photos dont on a besoin par nécessité, comme pour des papiers officiels d identité ou autres, peuvent être gardées.

Fatâwa al-mar-â al -Muslimah- Sheikh Ibn Baz-



Question: Le fait de prendre des photos avec un appareil est-il harâm[interdit]ou pas?

Réponse: Oui, prendre des photos de tout ce qui posséde une âme parmi les humains et les animaux et autres qu eux est harâm.Et il est du devoir de celui qui a pris les photos de se repentir à Allâh et de rechercher son pardon et d être triste de ses actions passées, et de ne jamais y revenir.

Et en Allâh est le succès, et que les prières et salutations d Allâh soient sur notre Prophète (sallallâhu alayhi wa salam), sa famille et ses compagnons.

Fatâwa al-Lajna ad-dâ-ima lil-bouhouth al-'Ilmiyyah wal Iftah-vol.1 p.670-



Question: Le fait de faire dessiner [prendre des photos] tout ce qui a une âme parmi les humains et animaux, est-il considéré comme un kufr [mécréance]majeur ou mineur, ou est-ce juste un péché?

Réponse: Cela n est pas considéré comme étant un kufr majeur, mais cele fait en revanche partie des grands péchés, à cause de ce que cela contient comme sérieuse mise en garde et malédiction envers celui qui fait ces images.En plus de cela, il est considéré comme étant complice du Shîrk akbar [grande association à Allâh].


Et en Allâh est le succès, et que les prières et salutations d Allâh soient sur notre Prophète (sallallâhu alayhi wa salam), sa famille et ses compagnons.
Fatâwa al-Lajna ad-dâ-ima lil-bouhouth al-'Ilmiyyah wal Iftah- vol.1 p.676-


fluo5



Les Fatwas d'Ibn Bâz

Recherche par numéro de volume > Quatrième volume > Avis religieux sur la photographie
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 210)

Le jugement religieux concernant la photographie

Question:
Quel est votre avis sur la prise de photos qui s’est propagée et qui distrait les gens?
Veuillez nous accorder une réponse claire sur ce qui est licite dans la photo et ce qui est illicite, qu'Allah (l’Exalté) vous récompense. .

Réponse: Louange à Allah seul, et que la prière et le salut soient sur son ultime Prophète. Ensuite:
Il a été rapporté dans plusieurs hadiths du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), dans les Sahîh, les Musnad et les Sunan, qu’il est illicite de prendre en photo tout ce qui a une âme, qu'il s'agisse d'êtres humains ou autres. De plus, il faut arracher les rideaux ornés de représentations figurées, effacer ces représentations et maudire les dessinateurs (de représentation figurée).En outre, il faut leur expliquer que leur châtiment sera le plus dur le jour du Jugement Dernier. D'ailleurs, je vais vous citer quelques hadiths authentiques qui abordent ce sujet, ainsi que des avis de Ulémas, puis je vous démontrerai ce qui est juste à ce sujet, si Allah le veut.
Car dans les deux Sahîhs, d'après Abou Hourayra (Qu'Allah soit satisfait de lui), le Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit: Allah (Le Très Haut) a dit: Et qui donc est plus injuste que ceux qui ont l'intention de créer des êtres pareils à ceux que J'ai créés? Qu'ils essaient donc de créer un atome! Qu'ils essaient de créer un grain de blé! Ou qu'ils essaient de créer un grain d'orge! Prononcé par Mouslim .
Ils rapportent aussi, d’après Ibn Mas`oud (Qu'Allah soit satisfait de lui) que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit: Les gens qui subiront le Châtiment le plus dur d'Allah au Jour Dernier, seront les dessinateurs des êtres animés .
Dans les deux Sahîh, également, selon Ibn `Omar (Qu'Allah soit satisfait des deux), le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit: ceux qui
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 211)
fabriquent ces images seront châtiés le Jour de la Résurrection. On leur dira: "donnez la vie à ce que vous avez créé
"Prononcé par Al-Boukhârî .
Par ailleurs, Al-Boukhârî a rapporté dans son Sahîh d’après Abou Djohayfa (Qu'Allah soit satisfait de lui) L'Envoyé d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a interdit la prise de récompense de Hidjâma (faire faire des saignées), de prélever un prix pour le chien, une rétribution pour la prostituée, et Allah a maudit également celui qui pratique l'usure et son mandataire, et Il a maudit celle qui fait le tatouage et celle qui le fait faire ainsi que le peintre .
D'après Ibn `Abbâs (Qu'Allah soit satisfait des deux): j’ai entendu le Messager d’Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) dire: Quiconque fait une représentation figurée d'un être animé dans ce bas-monde, sera châtié en l'appelant à y insuffler une âme bien qu'il ne puisse jamais le faire rapporté par (Al-Boukhârî et Mouslim) .
D'autre part, Mouslim a rapporté d’après Sa`îd Ibn 'Abî Al-Hassan qui a dit: un homme se présenta chez Ibn `Abbâs et lui dit: "Je suis un homme qui dessine ces images, alors donne-moi ton avis juridique (fatwa)". Alors il dit: approche-toi de moi. Alors il s’est rapproché. Il lui dit encore: approche-toi de moi. Puis il s’est rapproché, jusqu'à ce qu’il mit sa main sur la tête de cet homme. Ibn `Abbas lui dit: Je te mets en garde sur ce que j’ai entendu du Messager d’Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) dire. J’ai entendu le Messager d’Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) dire: « Tout dessinateur d’images ira en Enfer. Il lui sera donné pour chaque forme dessinée une âme et pour chacune d'elles il sera châtié en Enfer». Puis Ibn `Abbas rajouta: Si tu ne peux pas faire autrement, alors dessine des arbres ou d’autres choses dépourvues d’âme. .
Et Al-Boukhârî a rapporté: Si tu ne peux pas faire autrement ... jusqu’a la fin du hadith cité précédemment comme l’a rapporté Mouslim .
At-Tirmidhî l'a rapporté dans son recueil intitulé (Al-Djâmi`) en disant: bon et sahîh (le hadith) d'après Abou Az-Zoubayr, Djâbir (Qu'Allah soit satisfait de lui) a dit: Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a interdit l'existence des dessins dans les maisons .
Et d’après `A'îcha (Qu'Allah soit satisfait d'elle): Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) est entré chez moi, j’avais recouvert un trou dans la maison avec un tissu sur lequel étaient dessinées des images. Lorsqu'Il le vit, il se mit en colère et le déchira, et dit: « ô `A'îcha, ceux qui subiront le Jour de la Résurrection le châtiment le plus douloureux, sont ceux qui imitent la création d'Allah » et `A'îcha a dit "on l’a coupé et on a fabriqué avec, un ou deux coussins" . Rapporté par Mouslim. .
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 212)
Egalement d’après `A'îcha (Qu'Allah soit satisfait d'elle): De retour de l'un de ses voyages, l'Envoyé d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) s'aperçut que j'avais suspendu devant une des chambres, un rideau de tissu fin portant des représentations figurées. Il le déchira et, le sang au visage, dit: "Ceux qui imitent la création d'Allah, subiront au Jour de Résurrection le châtiment le plus douloureux". Elle ajouta: "Nous mîmes alors à le découper pour en faire un ou deux coussins" rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim. Mouslim a rajouté après (Il le déchira) : ( et son visage s’est transformé, c.-à-d., Il s'est mit en colère). fin de citation.
Et d’après elle: Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) retourna du voyage, et que j'accrocha un rideau orné de statues, il m'a ordonné de le décrocher, ce que je le fis . Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim avec les termes suivants: ... j'avais accroché à ma porte un rideau orné de chevaux aillés, alors il (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) m'ordonna de l'enlever, et je le fis .
Selon Al-Qâsim ibn Mohammad, d’après `A'îcha également, celle-ci dit: J'ai acheté un coussin orné de représentations figurées. Lorsque l'Envoyé d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) le vit, il se tint debout à la porte sans entrer. Je reconnus alors le mécontentement à son visage, et lui dis: ''O Envoyé d'Allah! Je reviens à Allah et à Son Envoyé, quel péché ai-je commis?''. - "Qu'est-ce que c'est que ce coussin-là?'', lui demanda-t-il. Elle répondit: ''Je te l'ai acheté pour qu'il te serve à s'asseoir ou à s'accouder''. Il répliqua: ''Ceux qui font ces figures seront châtiés, au Jour de la Résurrection) et on leur dira: ''Donnez vie à ce que vous avez dessiné'', puis il rétorqua: ''Les anges n'entrent jamais dans une maison où il y a de telles figures'' Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim, puis Mouslim a rajouté, d’après le récit d'Ibn Al-Mâdjchoun, qu’elle a dit: je l’ai pris et j’en ai fabriqué deux accoudoirs, et Il s’y accoudait dans la maison.
D'après Ibn `Abbâs (Qu'Allah soit satisfait des deux), le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit: Les Anges n'entrent jamais dans une maison où il y a un chien ou une représentation figurée Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim et la version est celle de Mouslim .
Mouslim a rapporté selon Zayd ibn Khâlid, d'après Abou Talha selon un hadîth relevé, qu'Il a dit: Les Anges n'entrent pas dans une maison où il y a un chien ou des statues .
Et dans le Sahîh d' Al-Boukhârî, d'après Ibn `Omar (Qu'Allah soit satisfait des deux): Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a rapporté de l'Archange Gabriel qui a dit: "Nous ne pénétrons pas dans une maison où il y a une image ou un chien". Et Mouslim a rapporté d’après `A'îcha et Maymouna un hadith similaire.
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 213)
Par ailleurs, Mouslim a rapporté d’après 'Abou Al-Hayâdj Al-'Assadî qui a dit: `Alî (Qu'Allah soit satisfait de lui) m’a dit: "Ne veux-tu pas que je te charge d'une mission pareille à celle dont l'Envoyé d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) m'a chargée? Eh bien! Tu ne laisses aucune statue érigée sans la supprimer ni un tombeau saillant sans l'aplanir. Et selon Abou Dâwoud, en se basant sur une bonne chaîne de transmission (Sanad), d’après Djâbir (Qu'Allah soit satisfait de lui), le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a ordonné à `Omar ibn Al-Khattâb à l’époque des conquêtes, alors qu’il était à Al-Bathâ', de venir à la Ka`ba et d’effacer toutes les images qui s’y trouvaient. Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) n'y entra qu'une fois que toutes les images y aient été effacées.
De son côté, Abou Dâwoud At-Tiyâlissî a rapporté dans son recueil, d’après Oussâma, qu'il a dit: je suis entré chez le Messager d’Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) à la Ka`ba quand il y vit des images, il me demanda un sceau d’eau. Quand je le lui ramenai, il s’est mis à effacer les images en disant: Allah a tenu combat à des gens qui représentent ce qu'ils sont incapables de créer Al-Hâfiz a dit: sa chaîne de transmission est bonne.
Il a dit: `Omar ibn Chabah a rapporté, selon la voie de `Abd-Ar-Rahmân ibn Mahrân , selon 'Oumayr, l'affranchi d'Ibn `Abbâs, selon Oussâma Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) pénétra à la Ka`ba et m'ordonna de lui apporter de l'eau dans un sceau. Il se mit à mouiller un habit et à frapper les représentations figurées en disant: Qu'Allah combatte les gens qui représentent ce qu'ils sont incapables de créer . Fin de citation.
Et Al-Boukhârî a extrait dans son Sahîh, d’après `A'îcha Le Prophète ne laissa jamais dans sa domicile, une chose contenant un signe de croix, sans qu'il ne l'efface . Et il a été rapporté par Al-Kachmîhnî avec le terme « images » et expliqué par Al-Boukhârî (Qu'Allah lui fasse miséricorde) dans le chapitre « détruire les images », où il a cité ce hadith.
Et dans les deux Sahîh, d’après Bisr ibn Sa`îd, selon Zayd ibn Khâlid selon Abou Talha, le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit: Les anges n'entrent pas dans une maison où se trouve une image Et Bisr a dit: Zayd est tombé malade par la suite, alors nous lui avons rendu visite et il y avait sur sa porte un rideau avec une image, alors j’ai dit à `Obayd-Allah Al-Khawalânî, le beau fils de Maymouna l’épouse du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) : "Mais, Zayd ne nous a-t-il pas parlé de l’interdiction des images l’autre jour?". `Obayd-Allah a dit: "Ne l’as-tu pas entendu lorsqu’il a dit: (sauf un dessin sur un tissu)? et selon une autre version rapportée d'après `Amrou ibn Al-Hârith, d'après Bakîr Al-'Achadj, d’après Bisr: j’ai donc dit à `Obayd-Allah
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 214)
Al-Khawlânî: "Ne nous a-t-il (Zayd) pas parlé des images?". Et `Obayd-Allah répondit: "Il a dit (sauf un dessin sur un tissu). Ne l’as-tu pas entendu?". "Non", répliquai-je. Il répondit: "Si, il l’a dit".
Dans les "Mousnad" et les "Sounan" d'An-Nassâ'î, D'après `Obayd-Allah ibn `Abd-Allah, lorsqu'il rendit visite à 'Abou Talha Al-Ansâriyy durant sa maladie, il trouva chez lui Sahl ibn Honayf. Alors, 'Abou Talha ordonna à quelqu’un d’enlever une couverture qui se trouvait au-dessous de lui. Sahl lui dit: "Pourquoi tu l'as enlevée?". - "Car, il y contient des représentations figurées, répondit-il, qu'a prohibé le Messager d'Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam), comme tu sais". - "N'est-ce pas il a dit sauf les ramages ornant une robe?". - "Si, il l'a dit mais, il me convient mieux (d'ôter toute sorte de dessins)". Fin de citation. Et la chaîne de transmission ('Isnâd) de ce récit est bonne. Et il a été rapporté par At-Tirmidhî selon les mêmes termes. Et il a dit : bon et authentique.
D'autre part, Abou Dâwoud, At-Tirmidhî, et An-Nassâ'î ont rapporté, en se basant sur une bonne chaîne de transmission, que Abou Hourayra a dit: le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit: L'Archange Gabriel m'a rendu visite, et il m'a dit: "Je suis venu hier te trouver, aucune chose ne m'a empêché de rentrer, c'est qu'il se trouva à ta porte, des représentations figurées et rideau contenant des choses pareilles, et qu'il y avait de même un chien à la maison. L'Archange Gabriel lui dit: Donne donc l'ordre de couper la tête de la statue pour en faire comme un arbre, de couper le rideau en morceaux et d'en faire deux coussins épars à fouler aux pieds, et fait sortir le chien. Le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) le fit, et voilà que le chien d'Al-Hassan ou de Housayn était sous la table, Il ordonna de le faire sortir, et on le fit sortir cette version est celle d' Abi Dâwoud, et la version d'At-Tirmidhî est semblable, et le récit d'An-Nassâ'î : L'Archange Gabriel demanda permission au Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et le Prophète le lui autorisa, disant: "Entre". L'Archange répondit: "Comment pourrais-je entré alors que ta maison comporte un rideau orné de représentations figurées. Pour que je puisse entrer, tu dois soit couper les têtes de ces représentations figurées ou d'en faire un tapis à fouler aux pieds, car, nous les Anges n'entrent point dans une maison où se trouvent de représentations figurées". Fin de citation.
Et il existe sur ce sujet plusieurs hadiths que nous n’avons pas cités.
Ces hadiths et ceux qui ont versé dans ce sens constituent une preuve évidente de l’interdiction de la représentation de tout ce qui a une âme, et que cela est un péché majeur promis au châtiment du feu de l’Enfer.
Et ceci comprend tout type de représentations, avec ou sans ombre,
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 215)
sur un mur, un rideau, une chemise, un miroir, une feuille ou autres, car le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) n'a pas fait de distinction entre celles qui ont une ombre et les autres, ni entre un rideau ou autre. Il a même maudit celui qui représente des images, et a prévenu que ces derniers subiront au Jour de la Résurrection le châtiment le plus douloureux, et que tous iront au feu, et il n'a fait état d'aucune exception.
Ce qui appuie la thèse de la généralité Quand il vit les ornements qui décoraient le rideau de `A'îcha, il l'ôta et son visage s'empourpra sous l'effet de la colère et dit: "Ceux qui subiront le plus douloureux châtiment, au Jour de la Résurrection, seront ceux qui ont imité les créatures d'Allah" Et dans une autre version, Il a dit, quand Il a vu le rideau: Ceux qui font ces représentations, subiront, le Jour du Jugement Dernier, le Supplice de l'Enfer. On leur dira : "Que vous ressuscitiez (ces dessins imagés si vous êtes capables) !" et cette citation et ses semblables sont explicites pour démontrer que les créateurs d'images, sur les rideaux et autres, entrent dans le cercle des promis au châtiment
Quant à sa parole dans le hadith rapporté par Abou Talha et Sahl ibn Honayf "(sauf un dessin sur un tissu)" c'est une exception parmi les photos qui empêchent les anges d’entrer et non de dessiner des images, et cela est clair d'après le contexte du hadith. La signification, c’est que si l’image figure sur un tissu ou autres qu'on écrase, étale par terre et utilise, comme un coussin utilisé comme le montre le hadith de `A'îcha cité ci-dessus, qui déchire le tissu et en fabrique un ou deux coussins et le hadith d' Abou Hourayra La parole de Djibrîl (que la paix soit sur lui): "Donne l'ordre de couper la tête de la statue se trouvant à la maison, pour en faire comme un arbre et donne l'ordre qu'on coupe le rideau (orné de représentations figurées) pour en faire deux coussins jetés de côté et foulés aux pieds, c'est ainsi que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a fait". Mais il ne faut pas appliquer cette exception aux images sur les tissus suspendus ou accrochés sur une porte, un mur ou autres, car le hadith de `A'îcha est très clair sur l’interdiction de ce type de rideau, et l’obligation de l’enlever ou de le déchirer, comme il a été rapporté précédemment avec ses paroles.
Et le hadith d'Abou Hourayra démontre clairement que de tels rideaux empêchent les anges d’entrer, jusqu'à ce que le tissu soit jeté par terre ou que la tête de la figure dessinée soit coupée de manière à prendre l'allure d' un arbre. En outre, ses hadiths (que la prière et le salut soit sur lui) ne se contredisent pas. Ils se confirment les uns les autres
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 216)
et tant qu’il est possible de les réunir d'une bonne manière sans qu'il y ait de l'exagération alors ça devient un devoir d'assurer plus de probabilité et de conviction, comme il est confirmé dans la science des fondements et le lexique du hadith, et il a été possible d'unir divers hadiths sur ce sujet, Louange à Allah.
Al-Hâfiz, dans "Al-Fath", a préféré l'association entre les hadiths comme je l’ai expliqué précédemment et il a dit: (Al-Khattâbî a dit: et l’image qui empêche les anges d’entrer dans la maison est celle qui contient ce qu'il est illicite de se procurer, et cela concerne les images avec des âmes avec leurs têtes ou celles que l'on n'utilise pas). Fin de citation.
Par ailleurs, Al-Khattâbî ( qu'Allah l’Exalté lui fasse miséricorde) a dit aussi: (Ceux qui dessinent des représentations d’êtres vivants subiront le châtiment le plus douloureux car les représentations étaient idolâtrées à la place d’Allah, et les regarder risque de charmer certaines âmes qu'elles peuvent attirer). Fin de citation.
De plus, An-Nawawî (Qu'Allah lui fasse miséricorde) a dit: sur l’explication de Mouslim : chapitre: "l'interdiction de représenter des animaux et l’interdiction de se procurer ce qui contient des images si ceci n’est pas utilisé comme tapis ou ce qui lui ressemble, et les anges, que le salut soit sur eux, n’entrent pas dans une maison où il y a une représentation de créatures ayant une âme ou un chien ".
(Nos amis ainsi que d'autres ulémas ont dit: la représentation d’une image avec un animal est illicite et très défendue, et elle fait partie des péchés capitaux (Al-Kabâ'ir), car elle est menacée par ce châtiment sévère, qui est cité dans les hadiths, même si elle est fabriquée avec ce qui est utilisé ou autres, sa fabrication est illicite, car elle contient une imitation des créatures d’Allah l’Exalté, que ce soit sur un habit, un tapis, un dirham, un dinar, un sou, un pot, un mur ou autres. Quant à la représentation d’arbres ou de selles de chameaux ou autres, qui ne présentent pas l'image d’un être animé, celle-ci n’est pas illicite.
Ceci est le jugement sur les représentations elles-mêmes. Quant à prendre une photo qui contient une image d’un animal, qui s'accroche au mur ou sur un habit qui se porte ou un turban ainsi que ce qui y ressemble qui n’est pas un objet utilisé, alors c’est illicite. Par contre, si les images sont sur un tapis foulé par les pieds, un coussin ou un oreiller et ce qui y ressemble et que celui-ci est utilisé, alors ce n’est pas illicite….jusqu’à ce qu'il dise: et il n’y a pas de différence en cela entre ce qui a une ombre et ce qui n'en a pas.
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 217)
Ceci est le résumé de notre idéologie (Al Madhab) sur cette question, et c'est dans ce sens qu'ont versé les ulémas parmi les compagnons du Messager d’Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et ceux qui ont suivi sa voie, après eux, et c’est également la position adoptée par Ath-Thawrî, Mâlik, Abou Hanîfa et d’autres.
Et quelques pieux prédécesseurs ont dit: tout ce qui a une ombre est interdit, et il n'y a pas de mal dans les images qui n’ont pas d’ombre. Cet avis est faux, car le rideau dont le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a désavoué l’image, personne ne pourra en nier le caractère abominable, alors qu’il n’a pas d'ombre, ainsi que les autres hadiths universels pour toute image. ). Fin de citation.
Al-Hâfiz a dit, après avoir cité le résumé des paroles d' An-Nawawî, ceci:
(j’ai dit: et ce qui confirme le caractère général de l'interdiction, concernant l’image qui a une ombre et celle qui n'en a pas, ce qu' a rapporté 'Ahmad selon `Alî que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a dit: Lequel parmi vous, vaudrait-il se rendre à Médine et se charger de ne jamais trouvé un idole, sans qu'il ne le casse en morceaux, ni une représentation figurée sans qu'il ne l'estompe c’est-à-dire les effacer, les détruire. Le hadith. De plus, il rapporte ceci: Quiconque recommence à faire cela, aurait mécru à ce qu'a été révélé à Mohammad (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) . Fin de citation.
J’ai dit: que celui qui a médité sur les hadiths qui ont précédé verra clairement des preuves évidentes de la généralité de l’interdiction, sans différence entre ce qui a une ombre et ce qui n’en a pas, comme cela a été expliqué ci-dessus.
Et si on dit: " Il a été cité précédemment dans le hadith de Zayd ibn Khâlid, d’après Abou Talha, que Bisr ibn Sa`îd qui rapporte de Zayd en disant: puis Zayd est tombé malade, alors nous lui avons rendu visite, et il y avait sur sa porte un rideau avec une image. Donc cela indique clairement que Zayd penchait vers la licéité de suspendre des rideaux qui contiennent des images de créatures vivantes. "
on rétorquera à cela que: les hadiths cités précédemment, d’après `A'îcha et les autres qui versent dans ce sens, sont une preuve de l’interdiction de suspendre des rideaux avec des images et l’obligation de les déchirer, et indiquent qu'ils empêchent les anges d’entrer, et une fois que des hadiths venant du Messager d’Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) ont été authentifiés, il n’est plus permis
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 218)
de les contredire avec des paroles et des gestes de n’importe quelle autre personne. De plus, il est du devoir du croyant de les suivre, de s'accrocher à ce qui prouve l'interdiction, et de refuser ce qu'il la contredit, comme Allah (Exalté soit-Il) a dit: Prenez ce que le Messager vous donne; et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous en; et Allah (Exalté soit-Il) a dit: Dis: «Obéissez à Allah et obéissez au messager. S’ils se détournent, ...il [le messager] n’est alors responsable que de ce dont il est chargé; et vous assumez ce dont vous êtes chargés. Et si vous lui obéissez, vous serez bien guidés». Et il n’incombe au messager que de transmettre explicitement (son message). En effet, Allah a garanti la guidée à ceux qui obéissent au Messager, et Allah (Exalté soit-Il) a dit: Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux.
Il est possible que Zayd (Qu'Allah soit satisfait de lui) n'était pas au courant de ce rideau cité, ou qu’il ne lui était pas parvenu les hadiths interdisant la suspension des rideaux qui comportent des images, c'est pourquoi il a suivi ce qui lui apparaissait à travers les paroles du Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) "un dessin sur un tissu"; il sera alors pardonné pour la méconnaissance de ces hadiths.
Mais celui qui connaît les hadiths authentiques qui démontrent l’interdiction de suspendre des rideaux qui comportent des images n’a aucune excuse pour les contredire. Et quand un serviteur désobéit aux hadiths authentiques explicites, pour suivre ses désirs, ou pour imiter quelqu’un, il méritera alors la colère d’Allah et sa haine. De plus, on craint pour lui le détournement et l'égarement de son cœur, comme Allah (Gloire à Lui) a mis en garde contre cela lorsqu'Il dit: Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, Le verset.
Et dans ce verset: Puis quand ils dévièrent, Allah fit dévier leurs cœurs, et la parole d’Allah (Exalté soit-Il): Il a donc suscité l'hypocrisie dans leurs cœurs, Le verset.
Et il a été cité précédemment dans le hadith d' Abou Hourayra la preuve qu’il est permis de garder à la maison une représentation si on lui coupe la tête, car elle serait de la forme d’un arbre, ce qui prouve que la représentation
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 219)
des arbres et ce qui leur ressemble, qui ne possèdent pas une âme, est permise,
comme il a été dit clairement dans le récit des deux Cheikhs (Al-Boukhârî et Mouslim) d'après Ibn `Abbâs , immobilisé à son niveau.
On peut aussi se baser sur ce même hadith pour démontrer que couper une autre partie du corps (autre que la tête) de l’image comme couper le bas de l’image n’est pas suffisant et ne permet pas son utilisation, et empêchent toujours les anges de rentrer à la maison, car le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a ordonné de déchirer les images contenant des êtres ayant une âme ou de les effacer. De plus, Il nous a informés qu’elles empêchent les anges d’entrer, sauf celles qui sont utilisées ou celles où la tête a été coupée. Donc, celui qui prétend que des images de créatures ayant une âme peuvent rester dans la maison, et qu'il a des justificatifs autres que ces deux choses, alors, qu’il présente ses preuves du Livre d’Allah ou de la Sunna de son Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam).
Puisque le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) a expliqué que si l'on coupe la tête de l’image, le reste ressemblera à un arbre, cela veut dire que c'est une bonne raison qui nous permet de la garder et qu’elle sort de la forme des créatures ayant des âmes et qu’elle ressemble donc à des objets inanimés. Alors que si on coupe le bas d’une image et on laisse la tête elle ne justifiera pas cette raison qui nous permettait de la garder, puisque le visage représente la plus belle partie de la création, par rapport au reste du corps. Donc, il n’est pas permis de le comparer avec autres choses, pour celui qui a assimilé ce qu'Allah et son Prophète veulent dire.
Ainsi, il apparaît évident pour celui qui cherche la vérité que la représentation de la tête de l’animal entre dans le cercle de l’illicite et de l’interdit, car les hadiths authentiques cités précédemment sont généraux, et personne n’a le droit de faire exception à cette généralité, à l'exception du législateur.
D'autre part, il n’y a pas de différence dans cela entre des images avec des formes (corps) ou d’autres, inscrites sur un rideau ou peintes sur une feuille ou autres et des dessins d’humains ou autres créatures ayant une âme, et entre les photos des rois, des savants et autres. De même que les photos des rois, des savants et d’autres, magnifiés, sont encore plus graves, car la fitna est encore plus grande. En outre, placer leurs photos dans les assemblées et ce qui leur ressemble et les glorifier fait partie des plus grands moyens qui mènent à l'association et la vénération des personnes figurant sur les photos, à la place d’Allah, comme ça s’est passé avec le peuple de Nouh (Noé), Cela a déjà été cité dans les paroles d' Al-Khattâbî .
Ces images étaient nombreuses à l’époque de l’ignorance, et elles étaient glorifiées et idolâtrées à la place d’Allah.
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 220)
Jusqu’au jour où Allah a envoyé son Prophète Mohamed (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et il a détruit leurs idoles, et a effacé les photos et par son biais, Allah a anéanti le polythéisme et ses moyens. Par conséquent, celui qui produit une image, l’accroche ou la glorifie, ressemble donc aux mécréants dans ce qu’ils font, et il ouvre alors à son peuple la porte du polythéisme et ses moyens. Et celui qui donne l’ordre de faire des photos ainsi que celui qui l'accepte aura le même jugement que celui qui l'a fait dans l'interdiction. Ils sont promis à un grand châtiment, parce que dans le Coran, la Sunna et dans l’avis des gens de science, cela a été déclaré illicite d'ordonner de commettre un péché, de l'accepter ou de l'ordonner. Allah l’Exalté a dit: Quand tu vois ceux qui pataugent dans des discussions à propos de Nos versets, éloigne-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils entament une autre discussion. Et si le Diable te fait oublier, alors, dès que tu te rappelles, ne reste pas avec les injustes. Et Allah l’Exalté a dit : Dans le Livre, Il vous a déjà révélé ceci: lorsque vous entendez qu'on renie les versets (le Coran) d'Allah et qu'on s'en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu'à ce qu'ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. Et ce verset montre que celui qui est présent lors d'un acte blâmable et ne s'écarte pas de ses auteurs est alors comme eux.
Et si celui qui n’empêche pas un mal alors qu'il a la possibilité de le faire est comme celui qui le commet, alors ordonner le blâmable ou l’approuver est plus grave que de rester silencieux, et il est équitable de le considérer comme celui qui fait le mal, et les preuves dans ce sens sont multiples, les trouvera celui qui les cherchera à l'endroit opportun.
Dans ce que nous avons cité dans cette réponse comme hadiths et paroles des gens de science, il est clair pour celui qui cherche la vérité que la propagation des photos de créatures ayant une âme dans les livres, les magazines, les journaux et lettres est un mal évident et un péché visible. Il est obligatoire pour celui qui demande des comptes à lui-même d'y prendre garde, et de mettre en garde ses frères contre cela, après s’être vraiment repenti de ses péchés précédents.
Il est clair, d’après tout ce qui a précédé comme preuves, qu’il n’est pas permis de laisser ces images en leur état, mais qu'il faut leur couper les têtes ou les effacer, si elles ne figurent pas sur un tapis
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 221)
ou autres objets foulés par les pieds ou utilisés. Dans de tels cas, on peut les garder en leur état, comme il a été expliqué dans les hadiths de `A'îcha et de Abou Hourayra Quant aux jouets qui sont fabriqués sous la forme de créatures ayant une âme, les avis des ulémas divergent quant à leur licéité pour les filles ou non.
Et il a été affirmé dans les deux Sahîhs que D'après `A'îcha qui dit: J'étais en train de jouer avec mes poupées chez le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) et j’avais des amies qui jouaient avec moi, et quand le Messager d’Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) entra, celles-ci se cachèrent. Il sortit les rechercher et les ramena pour qu’elles jouent avec moi .
Al-Hâfiz a dit, dans « Al-Fath », je déduis à partir de ce hadith la licéité d’utiliser les représentations de filles et les poupées comme jouets pour les filles. De plus, il a précisé qu'il s'agit là d'une exception par rapport à la généralité de l’interdiction des images de créatures ayant une âme. Cette position a été également celle adoptée par `Iyyâd, qu'il a copiée d'après la majorité des ulémas, qui ont autorisé la vente de poupées pour les filles afin de les entraîner dés leur jeune âge à prendre soin de leurs maisons et de leurs enfants. Et il a dit: d’autres ont conclu qu’il est abrogé, et Ibn Battâl penche vers cet avis; puis, il a raconté d’après Ibn Abî Zayd que Mâlik détestait que l’homme achète des représentations pour sa fille, et à partir de là, Ad-Dâoudiyy a déduit que cette règle a été abrogée.
Et Ibn Hibbân a traduit: "l’autorisation pour les fillettes de jouer avec les jouets " et An-Nassâ'î a traduit: "l’autorisation de l’homme à sa femme de jouer avec les poupées", et n’a pas lié cela avec la jeunesse. Cette position est discutable.
Et Al-Bayhaqî a dit, après avoir rapporté les hadiths,: il a été confirmé l'interdiction d'avoir recours aux représentations, et il juge probable que l’autorisation à `A'îcha était avant l’interdiction. C'est également la position adoptée par Ibn Al-Djawzî . Jusqu'à ce qu' il dise: et Abou Dâwoud et An-Nasâ'î ont rapporté d’un autre côté que `A'îcha a dit: le Messager d’Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) est arrivé de la bataille de Tabouk ou Khaybar et le hadith raconte qu’il a déchiré le rideau qu’elle a suspendu sur sa porte, elle a dit: (et il a découvert derrière le rideau quelques poupées de A'icha. Et il a dit «c’est quoi ça `A'îcha? », « mes poupées » dit-elle. Puis elle a dit qu’il a vu parmi elles un cheval attaché qui a deux ailes. Il dit « c’est quoi ça? » , j’ai dit « un cheval avec deux ailes, et j’ai dit n'as-tu pas
( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 222)
"entendu que Soulaymân avait des chevaux avec des ailes? Alors, il se mit à rire. Jusqu’à ce qu’il dise: Al-Khattâbî a dit: de ce hadith, on tire la morale que jouer avec les poupées n’est pas comme perdre son temps avec le reste des images au sujet desquelles est venue la promesse d'un châtiment, mais il a autorisé à `A'îcha de jouer avec ses poupées, parce qu’elle n’était pas encore pubère.
Et j’ai dit: Défendre cette position est discutable, mais c'est cependant probable, vu que `A'îcha, lors de l'expédition de Khaybar avait quatorze ans. Soit elle les avait déjà atteints, soit elle les avait dépassés, soit elle s’en rapprochait, tandis que lors de l’expédition de Tabouk elle était certainement déjà pubère, et cela conforte la position de celui qui a dit:" c'était à Khaybar " et il rejoint ce qu'a dit Al-Khattâbî (et c'est cela qu'il faut dire plutôt que de dire qu’ils se contredisent), fin de la citation d'Al-Hâfiz.
Si tu as appris ce qu'a dit Al-Hâfiz (Qu'Allah lui fasse miséricorde) alors le mieux c’est de renoncer aux jouets (sous forme d’êtres ayant une âme) parce que il y a une probabilité que le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) ait autorisé `A'îcha à jouer avec des poupées avec une forme ayant une âme avant l’arrivée de leurs interdiction et de l’obligation de leur enlever la tête. Cela serait annulé avec les hadiths qui ordonnent d’effacer les images, et de les détruire à l'exception de celles qui ont la tête coupée ou celles qui sont utilisées comme l’a démontré Al-Bayhaqî et Ibn Al-Djawzî. Ibn Battâl a penché pour cet avis. Il est probable que cela exclu de l'interdiction, comme l'ont dit la majorité des savants, pour les besoins de la pratique, et que le fait de jouer avec donne de l’expérience aux filles. Au vu de cette éventualité et du doute qui subsiste sur sa licéité, il est préférable de les délaisser, et d’éduquer les filles avec des jouets qui n’ont pas les formes de créatures vivantes, pour radier l’existence des images avec des formes, en suivant ce qu'a dit le Prophète (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) : Sounan At-Tirmidhî (La Description de la Résurrection, les menus faits de la vie et la piété) (2518) , Sounan An-Nasâ'î (Les Boissons) (5711) , le Mousnad de 'Ahmad ibn Hanbal (1/200) , Sounan Ad-Dârimî (Les ventes) (2532).Laisse ce qui provoque en vous le doute, pour ce qui ne provoque en vous aucun doute et sa parole dans le hadith, relevé, d'An-Nou`mân ibn Bachîr, rapporté dans les deux Sahîh, : Certes, ce qui est licite est bien établi et ce qui est illicite l'est également. Toutefois, entre ces deux catégories, se trouvent des sujets ambigus que peu de gens arrivent à discerner. Celui qui se garde de commettre de tels actes, préserve sa Foi et son honneur. Celui qui, par contre, se hasarde sur cette pente, commet un acte illicite tout comme un berger qui, en menant son troupeau paître autour d'un enclos, risque d'y chuter et Allah est le plus savant.
Que la prière et le salut soient sur notre Prophète ainsi que sur sa famille et ses compagnons.






 
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MessageSujet: Re: Que dit l'Islam sur les images ?...et sur la photographie ?   2012-01-02, 21:48



 
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Que dit l'Islam sur les images ?...et sur la photographie ?
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