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 Sagesse soufie

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Mahdy
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-21, 13:24

Sonia75 a écrit:
hjbbng 

Cher Monsieur, je lis dans une encyclopédie reconnue:

"D'origine arabe, le terme de soufisme sert communément à désigner la mystique islamique. Il recouvre et parfois masque une multitude de courants d'importance diverse, souvent divergents dans leur pratique et leur doctrine, échelonnés entre les débuts de l'islam (ier siècle de l'hégire/viie siècle de l'ère chrétienne) et l'époque actuelle. Certains de ces courants n'ont eu qu'une existence éphémère ; d'autres vivent encore aujourd'hui et peuvent se prévaloir d'une antériorité de plusieurs siècles.

Après une maturation lente et difficile, dans un environnement social et religieux d'abord hostile, le soufisme a fini par se faire reconnaître, en tant que tendance religieuse à part entière, dans l'ensemble du monde islamique arabe et non arabe, à partir surtout du vie/xiie siècle. Il suscite cependant encore des réactions de rejet, dont les initiateurs ont été, à l'époque moderne, la Turquie kémaliste, le réformisme musulman et, d'une façon quasi permanente, le shī‘isme. C'est actuellement dans les territoires les plus tardivement islamisés, de l'Afrique noire au domaine indo-malais, que le soufisme, prenant appui sur une pratique intense du prosélytisme maraboutique et sur les ordres « confrériques », est le mieux implanté et le plus vivant. Il s'agit souvent d'un soufisme « populaire », fortement marqué par les contextes locaux et n'ayant guère de rapport avec les spéculations des grands penseurs d'époque classique.

1.  Problèmes de terminologie : soufi, marabout, fakir et derviche

Le terme de soufi, entré dans l'usage français, dérive de l'arabe ṣūfī (le ū est à prononcer ou – pluriel, ṣūfiyya), qui signifie le mystique. L'équivalent de soufisme est le nom verbal taṣawwuf. Le mystique du type ṣūfī peut également être dit mutaṣawwif (pluriel, mutaṣawwifa). Cette famille de mots se rattache, selon l'étymologie la plus vraisemblable, au substantif ṣūf, la laine ou la robe de laine, dans l'expression labisa al-ṣūf (il s'est vêtu de laine). Il s'agit, à l'origine, d'une robe de laine blanche, ensuite d'u […]"
universalis.


je n'ai pas la suite car je ne suis pas abonnée, mais ces quelques lignes suffisent. N'est-ce pas?
on peut utiliser des "allô", et ce n'est pas pour autant qu'on n'est pas sérieux dans ce qu'on affirme.



Salam alaykoum.

Encore une fois, vous confondez la science islamique et la science maudite des orientalistes. D'autant plus que ce que vous citez là est complètement faux. Le terme soufisme ne désigne pas la mystique mais les sciences islamiques qui traitent de la spiritualité, du cheminement spirituel, et de la purification de l'âme, j'ai posté précédement un lien vers le livre de l'imam Qushayri pour cela.

Les pratiques ne sont pas divergences car elles sont strictement les mêmes : une stricte observence de la shari3a, la pratique du dhikr, et un accompagnement en ce qui concerne les mouvement spirituelle de l'âme, pour reprendre les expression employée, ainsi qu'une vie quotidienne sereine et stable.

Le chiisme est très différent dans les milieux chiites et le parallèle qui est fait est mensongé et trompeur. Faute de temps pour approfondir, je renvoie simplement à Henri Corbin.

D'ailleurs, on ne parle pas de courants différents, mais de "voies" différentes, "tariqa" en arabe, qui fonctionne sur le même principe que celmui des madhahib dans le fiqh, à savoir une base commune mais des pédagogies différentes, mais ce ne sont pas des courants différents.

La réaction de rejet dans la Turquie kémaliste s'explique par le fait que la Turquie de Mustapha Kemal est d'inspiration maçonnique, avec pour idée principale le rejet de toute tradition authentique et le forcing laïcard. Or, toute la tradition islamique sunnite a été préservée et transmise par les soufie, d'où effectivement les mouvements de rejets et de persécution. Même chose en ce qui concerne les mouvement réformistes moderne, qui veulent un islam nouveau...

Contrairement à ce qui est dit, le soufisme est le plus implanté au moyen orient, notament en Syrie, au Yemen, en Egypte, et effectivement pour des raison historique en Afrique du Nord et en Afrique en général, mais aussi en Asie. Finalement, le soufisme s'est transmis naturellement avec l'Islam donc il est présent partout où il y a l'Islam, le paralèlle avec le maraboutage est complètement celui qu'on retruve dans l'orientalisme colonial (cf les étude du 19ième siècle).

L'éthymologie que retiennent les soufi n'est pas celui de la laine mais celui de la pureté, je t'invite a consulter pour cela les référence soufies et par les encyclopédies bidons.

Tu n'as pas la suite mais vu le début tu ne perds pas grand chose.

Bon de toutes façons tu as le liens pour aller lire le livre de al Qushayri si tu veut vraiment savoir ce qu'on a dire les Ancien sur cette science authentique et véritable.

Maintenant, rappelle toi bien qu'il y a une différence, en Islam, entre prendre sa science chez les orientalistes, dans des blogs bizares, dans des encyclopédies bourrées de fautes, et, comme le veut la tradition islamique, de maître à élève, aupères de ceux qui ont une légitimité et une chaine de transmission véritable.

Au pire, si on s'intéresse à un domaine on va directement prendre lecture chez ceux qui sont spécialistes de leurs domaines plutot que ceux qui ne sont pas compétants et qui ont tentés un travail de compilation, ou encore de ceux qui ont des intentions détournés et qui rédiges des choses vraiment malintentionnées.

Donc, concernant là où il faut prendre la science en Islam, quelques éclaircissements :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ijaza

J'ai mis wikipédia car je sais que t'aime bien, et pour le coup, l'article est bien fait, mais te te mets aussi ce lien :

http://www.islamophile.org/spip/Qui-est-savant.html



Voilà. ^^

Gloire à Dieu.

Salam.
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Mahdy
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-21, 13:53

Sonia75 a écrit:
hjbbng

Désolé pour mes sources, mais je n'ai pas accès aux livres des "anciens", des "ancêtres".
Si toi tu as accès, merci d'avance pour le partage.
mais je sais des choses de base (la musique? la danse en islam?)
Sonia75 a écrit:
hjbbng

la musique, les derviches, tu en fais quoi?
apparemment, tu devrais prendre le temps de lire jusqu'au bout:
"Il s'agit souvent d'un soufisme « populaire », fortement marqué par les contextes locaux et n'ayant guère de rapport avec les spéculations des grands penseurs d'époque classique."
oui, tes grands penseurs ont existé, mais le soufisme s'est diversifié et a abouti à d'autres choses.
As Salam alaykoum.

Concernant les références, j'ai depuis le début du fil cité de nombreux auteurs, j'ai même cité une référence d'un livre disponible en français et mis un lien pour aller lire un livre directement sur internet. Si vous en voulez d'autres je veux bien vous en donner auquel cas dites le moi mais vous semblez dire que je n'en ai apporté aucune.

Concernant "le soufisme populaire" cette expression est fausse car le soufisme est transmis non pas par "le peuple" mais par ses maîtres. En revanche, comme on l'a dit plus haut, comme pour le fiqh, et d'autres sciences, le soufisme a connu ici ou là certains auteurs qui n'ont pas respecté les chaines de tansmissions.

Le terme de "spéculation" est aussi inexacte, car le soufisme n'est pas une spéculation mais une science bien précise et très codifiée. Je renvoie encore une fois à al Qushayri. En revanche le terme de spéculation convient bien à une science, celle du kalam. Mais ceci montre bien les nombreuses inexactitudes de ce que vous rapportez et qu'un lecteur inattentif, non averti, ne pourrait pas voir et il se laisserait ainsi tromper.

Concernant la musique et la danse on va être très clairs.

Certains avis juridiques autorisent certaines forment de musiques, d'autres l'autorisent plus largement sous certaines conditions. Nous parlons ici d'avis reconnus et pafaitement valides du point de vues des méthodologies authentiques. A partir de là certaines branches des écoles de spiritualité ont intégré la musique dans leur pratiques de certains adhkar et de certains chants spirituels. C'est une pratique très minoritaire voire marginale dans le soufisme, et qui est refusée par la plupart des prinpales grandes autorité du soufisme. Cependant, à partir du moment où des avis juridiques authentiques et reconnus permettent d'utiliser la musique on ne peut pas déclarer égarer un groupe de gens qui pratiquent quelque chose que des piliers de la shari3a ont déclaré autorisé, et parmi ces pilier il y a le sultan des oulama al izz ibn abd as salam et beaucoup d'autres.

Concernant la danse c'est la même chose. Certaines danses tribales étaient pratiquées à l'époques prophétique, notament pour les moment de réjouissance, et les moment qui rafermissent les sentiments du coeur. A partir de là, des avis juridiques, reconnus, et parfaitement authentiques au regard des méthodologies autorisées, on permis certaines formes de danses, mais qui n'ont rien à voir avec les dans que l'on connait de nos jour, dans les cabarets, les boites de nuit, ni les danses tribales arabes qui sont pratiquées de nos jours. La danse est une pratique pour le coup marginale du soufisme, et en vérité peu recommandée, mais là encore, un certain nombre d'avis l'autorise sous certaines conditions bien précises et très restrictives. Pour autant c'est quelque chose qui présente un intérêt peu évident surtout de nos jour.

Pour approfondir en détail ces deux point je te propose d'aller lire Iqad al himam de l'imam Ibn Ajiba, qui est un spécialiste des sciences de l'interne et de l'externe. Toutes ces choses là sont détaillées même si cela ne représente qu'une infime partie du livre. Pour etre franc, les shouyoukh ue j'ai eu la chance de fréquenter, et que je fréquente toujours, dans le cadre du taçawwouf, dans divers pays du monde, sont tous très frileux avec ce genre de pratiques. Etant eux même des grands connaisseurs des sciences de la shari3a, ils rappellent que l'ont ne déclare pas égaré des gens qui fondent leur pratiques sur des avis reconnus et largement transmis, même s'ils sont minoritaires, rappelant quand dans le soufisme ces choses là ne sont ni fondamentales ni nécessaires. Tout ceci, donc, est développé par ibn Ajiba dans lé référence mentionnée précédement. En revanche, tu trouvera ici ou là des gens mal formés qui font n'importe quoi, comme tu trouvera des gens mal formés qui font des fatawa complètement bidons et d'une gravité sans précédent, comme tu trouveras des gens mal formés en théologie qui ecriront n'importe quoi sur Allâh et ses Noms et ses Attruts, que Dieu nous en préserve. Et tout ceci est du au fait queles gens se détournent des chaînes de transmission authentiques.

Pour autant, ce n'est pas parce que les gens font des fatawa graves et bidon que le fiqh c'est du n'importe quoi. Le fiqh est une vraie science, fondamentale,simplement il faut en respecter les règles et les fondements, même chose pour le soufisme.

Gloire à Dieu.

Salam.
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-21, 13:57

Salam alaykoum


pour être honnete j'ai lu en diagonale certains post

le soufi détient plusieurs degrés comme dans tout, il y a les deux extrêmes

quoiqu'il en soit ils disent avoir une relation particuliere avec Allah

faut faire attention juste de qui nous prenons les paroles

L'imam Ghazali en était un , mais certains de ses propos sont sublimes
de plus Rabia Al 3adawiyah elle aussi plongea dans le soufisme elle a vouée un amour exclusif a Allah, ses mots sont troublants là idem faut faire attention


Quoiqu'il en soit faut juste faire attention aux extremes mais ça je pense que vous le savez

Qu'Allah nous éloigne et nous preserve des déviances


Les œuvres se différencient selon la diversité des états qui se présentent.
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Mahdy
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-21, 14:03

soeur balquis a écrit:
salam aylikoum

frere mahdy, vous parlez de sages et d'anciens... de qui s'agit il au juste?
As Salam alaykoum.

Les Anciens sont les gens de la salafiyya.
La salafiyya, dans la science islamique traditionnelle classique, désigne une période dans le temps, celle des trois premiers sciècle, durant laquelle les gens du salaf, donc, constituèrent les sciences islamiques en institutions et en méthodologies authentiques. ils en avaient la possibilité légitime, car ils avaient la compréhension complète et parfaite de la réligion, ce qui leur a permi d'avoir un niveau d'ijtihad parfait et indépendant. Ils ont pu ainsi développer des outils methodologie pour les génération futures, qui auront des carrence dans la compréhension parfaite de la religion, ceci, de source prophétique.
Les savants de cette période, les gens du salaf donc, qu'on traduit généralement par les Anciens, sont à l'origine de toutes les sciences, y compris du soufisme.

Ceux qui suivent l'héritage du salaf son les gens du khalaf (cf le livre de shaykh al Bouti à ce sujet en réponse aux mouvements réformistes). En ce qui concerne le soufisme, un maître réalisé et apte a enseigné et à transmettre cette science est appelé un shaykh, comme pour les autres science, mais il peut être aussi appelé un 3arif, un Connaisseur, si son oeuvre consiste principalement en l'enseignement mystique, ou un hakim, sage, si son oeuvre consiste en la transmission de la sagesse. Le mot shayh est un terme général, car par exemple on l'utilise aussi pour désigne un spécialiste du fiqh mais celui-ci est plus précisément nommé faqih, ou par exemple les shouyoukh dans le tajwid sont des moujawwidin, etc...

Tout ceci est précisés dans les enseignements authentiques de le science islamique.

Gloire à Dieu.

Salam.
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Mahdy
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-21, 14:14

Youssra a écrit:

faut faire attention juste de qui nous prenons les paroles

L'imam Ghazali en était un , mais certains de ses propos sont sublimes
de plus Rabia Al 3adawiyah elle aussi plongea dans le soufisme elle a vouée un amour exclusif a Allah, ses mots sont troublants là idem faut faire attention

As Salam alaykoum.

Il faut faire attention et surtout se faire expliquer la science. Les sciences spirituelles sont les plus compliquées de toutes, et les paroles mystiques de loin les plus difficiles à comprendre alors cheminer seul dans l'océans des subtilités de l'Unicité est voué à la grande difficulté voir à l'échec. Seul Dieu se suffit à Lui Seul.

Le cas d'al Ghazali est intéressant. Il a eu un parcours spirituel véritable, et sa réalisation spirituelle est reconnue. Pour autant il n'est pas reconnu comme une référence en matière de soufisme par les maîtres, malgré ce qu'en disent certains orientalistes. En revanche, il a écrit de très bon ouvrage d'introduction à la science du soufisme, et fut reconnu comme le grand revivificateur des sciences islamiques de son temps. Ceci, justement parce qu'il a revivifié les science de la shari3a avec la substance spirituelle de ce qu'il a pu découvrir dans le soufisme.

Quand au parole de Rabi3a al 3adawiyya, elle est unaniment reconnue comme une sainte authentique et il n'y a jamais eu de polémique à ce sujet. Cela veut dire que si certains de ses propos sont troublants cela veut dire qu'il faut te faire aider pour les comprendre tout simplement. Eh oui, n'est pas Rabi3a al 3adawiyya qui veut, surtout quand elle parle des sommets du miel de la Foi. Ce n'est pas parce qu'on ne comprend pas quelqu'un ou quelque chose que tout ce suite il faut faire attention risque d'égarement etc. Le risque d'égarement c'est quand on chemine seul en autodidacte, ceci dans toutes les sciences, en fiqh en kalam, etc. Souvent ce qu'on croit être un égarement est en réalité un gros manque de science de notre part, et donc, un égarement mais de notre part, et une forme d'orgueil parce qu'on juge quelque chose avec notre ignorance et notre manque de sagesse et de savoir, alors que les Anciens comme l'imam Malik s'asseillaient devant les enseignants du soufisme, même si en science de l'externe ils pouvaient être supérieurs à eux.

Salam.
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-21, 15:42

assalam tout cela est passionnant j'aimerai y contribuer en vous donnant l'avis des différents savant des quatre écoles



Imam Abu Hanifa (85-150 H.)"Si il n’y a avait pas eu ces deux ans, j’aurais péri. (…) Pendant deux ans, j’ai été le compagnon de Sayyidina Ja’far as-Sadiq et j’ai acquis la science spirituelle qui a fait de moi un Connaissant (’arif) de la Voie."1
1.Phrase tirée de Durr al-Mukhtar

Imam Malik (95-179 H.)"Celui qui étudie la jurisprudence (tafaqaha) et n'étudie pas le soufisme (tasawwuf) est un pervers (fasiq); et celui qui étudie le soufisme et n'étudie pas la jurisprudence est un hérétique (zindiq); celui qui allie les deux, atteint la vérité ou est le parfait réalisé (tahaqqaqa)."2
2.Phrase rapporté par le spécialiste du hadith Ahmad Zarruq, par le spécialiste du hadith 'Ali ibn Ahmad al-'Adawi dans le tome 2 de ses œuvres, par al-Hafiz `Ali al-Qari al-Harawi et d'autres

Imam Shafi'i (150-205 H.)J’ai fréquenté des soufis et j’ai tiré profit de ce (compagnonnage) à travers trois de leurs paroles :
Le temps est comme une épée, si tu ne le coupe pas, il te coupe.
Si tu n’occupes pas ton âme avec la vérité, elle t’occupe avec l’erreur (ce qui est vain).
Le manque de protection (une totale indigence ou pauvreté).
Il a dit aussi :
“ j’ai aimé trois choses de votre religion :le fait de ne pas imposer ce qui est (trop) difficile,que les gens se réunissent dans la douceur,(l’amabilité), la suivance (l’imitation) de la voie des gens de “ tassawwuf ” ”.3
3.Phrase citée par 'Ijluni dans son Kashf al-Khafa, vol. 1, p. 341

Imam Ahmad Ibn Hanbal (164-241 H.)L’Imam Ahmed, avant la compagnie des soufis a dit à son fils : “ Oh ! mon fils, sois avec ceux qui étudient le Hadith, et loin des assemblées de ceux qui se nomment soufis. Car parmi eux, certains ignorent les principes de la religion. Alors, il fut le compagnon de Hamza Al Bagdadì, le soufi; et il connut les états spirituels des initiés et il dit à son fils : “ Sois dans les assemblées de ceux qui sont soufis,(al qawm), car par leur fréquentation la science, la vigilance intérieure(al mourâqabah), l’humilité( al khashiyah), le renoncement(al zuhd), et l’aspiration spirituelle augmentent.
On a rapporté que l’Imam Ahmed Ibn Hanbal a dit des soufis : “ Ne sais-tu pas que parmi les groupes, le meilleur est le-leur ?
On a dit : mais, ils font le samâ (chants spirituel) et connaissent l’extase(al wajd, al jadhb), il a dit : “ Ils appellent à se réjouir en Allah... ”4
4.Phrase citée dans le Tanwir al-Qulub

Imam Ghazzali (450-505 H.)"J'ai su avec certitude que les Soufis sont ceux qui cheminent sur la Voie d'Allah, que leur conduite est la plus parfaite, que leur voie est la plus sûre et la plus droite, et que leur caractère est le plus pur. Je dirais plus: même si l'on additionne l'intelligence des hommes, la sagesse de sages et la science des savants avertis des secrets de la loi religieuse pour pouvoir réformer la conduite des Soufis, ou même l'améliorer, on n'y arriverait pas. Car tout dans leur mouvement ou leur immobilité, extérieurement et intérieurement, est puisé dans la lumière de la Niche (Mishkat) de la Prophétie"5
5.Passage tiré de Al-Munqid min Adhalal, traduit en français sous le titre Erreur et Délivrance


Imam Ibn Taymiyya (661-728 H.) "…certains ont critiqué les Soufis et le Soufisme en disant qu'ils étaient des innovateurs, en dehors de la Sunna, mais la vérité est qu'ils s'efforcent d'obéir à Allah (…) Parmi eux on trouve les personnes les plus proches [d'Allah] grâce à leurs efforts "6
6.Passage extrait de Majmu'a Fatawa Ibn Taymiyya al-Kubra, volume 11

"les miracles des saints sont absolument vrais et corrects et reconnus par tous les savants Musulmans. Le Coran l'a indiqué en différentes places et les Hadith du Prophète (s) l'ont mentionné et qui nie que le pouvoir miraculeux des saints est innovateur ou disciple d'innovateurs."7
7.Passage extrait de Mukhtasar al-Fatawa al-Masriyya

"Allah Tout-puissant dévoilera à ses saints des états qui n'ont jamais été dévoilé auparavant et Il leur donnera l'appui sans mesure. Si ce saint commence à parler des choses de l'invisible, passé ou présent ou futur, c'est considéré comme Bab Al-cIlm Al-khariq, la connaissance miraculeuse. Tout ce qu'un saint fait qui est de l'invisible, pour les gens ou pour des auditeurs, de guérison ou de connaissance d'enseignement, c'est accepté et nous devons remercier Allah pour cela."8
8.Passage extrait de Majmu'a Fatawa Ibn Taymiyya al-Kubra, volume 11

"Les grands Cheikhs Soufi sont bien connus et acceptés, tels que : Bayazid Al-Bistami, Cheikh Abdoul Qadir Jilani, Junaid ibn Mouhammad, Hasan Foudayl Al-Basri, Al-ibn Al-Ayyad, Ibrahim Bin Al-Adham, Abi Souleyman ad-Daarani, Ma'rouf Al-Karkhi, Siri as-Saqati, Cheikh Hammad, Cheikh Aboul Bayan. (…) Ces grands Soufis était les leaders de l'humanité et ils appelaient à ce qui était juste et interdisait ce qui était mauvais."9
9.Passage extrait de Majmu'a Fatawa Ibn Taymiyya al-Kubra, volume 10

"J'ai porté le manteau de Soufi d'un certain nombre de cheikhs Soufi, appartenant à des tariqats diverses, parmi eux Abdoul Qadir Al-Jilani, dont la tariqat est la plus grande de celles bien connues, que la miséricorde d'Allah soit sur lui."10
10.Passage cité à partir de al-Mas'ala at-Tabraziyya, transmise par Jamal ad-Din al-Talyani dans son Targhib al-Mutahabbin fi labs Khirqat al-Mutammayyizîn

"Il est dit qu'après le Sceau des Prophètes (s), la révélation ne descend pas sur un autre. Pourquoi pas ? En fait elle descend, mais alors ce n'est pas appelé 'la révélation'. C'est ce que le Prophète (s) mentionné quand il a dit, ' le croyant voit avec la Lumière de Dieu. ' Quand le croyant regarde avec la Lumière de Dieu, il voit toutes les choses : le premier et le dernier, le présent et l'absent. Comment quelque chose peut-être caché de la Lumière de Dieu ? Et si quelque chose est cachée, alors ce n'est pas la Lumière de Dieu. Donc la signification de la révélation existe, même s'il n'est pas appelé révélation. (…) ce qui est considéré comme un miracle pour un saint est que parfois le saint pourraient entendre quelque chose que les autres n'entendent pas ou voir quelque chose que les autres ne voient pas, pas lorsqu'il est endormi, mais dans un état réveillé de vision. Il peut connaître des choses que d'autres ne peuvent pas connaître, par la révélation ou l'inspiration."11
11.Passages cités dans Majmu'a Fatawa Ibn Taymiyya al-Kubra


Souviens toi le jour où tu es né tout le monde riait mais toi, tu pleurais, la vie est éphémère
alors œuvre de telle façon… à ce qu’au jour ou tu mourras, tout le monde pleurera… mais toi… tu riras…
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-21, 16:31


Salam aleykoum,

A mon humble avis, en parlant de soufisme, je préfére utiliser l'expression "courant religieux" porté essentiellement sur la spiritualité que de "science islamique" comme l'affirme à plusieurs reprises notre frère Mahdy dans ses commentaires.

La spiritualité étant un effort personnel ayant tendance à se rapprocher de la vérité, je ne vois pas quel peut être l'apport scientifique dans la quête individuelle d'un rapprochement du divin.

D'ailleurs, en tête de la grande lignée spirituelle dont se réclame le soufisme se trouve Hassan Al-Basri, né sous le califat d'Omar Ibn Al-Khatab qui l'aurait tenu dans ses bras. Sa réputation de sainteté s'était répandue dans tout l'Etat musulman, et il fut le seul à oser adresser des remontrances aux califes Omeyyades. Omar Ibn Abdelaziz qui, par sa grande vertu, fut une exception parmi les souverains de cette dynastie s'inspirait des conseils de Hassan Al-Basri qui lui écrivit : "Garde-toi de ce monde avec toute ta prudence, il ressemble au serpent, doux au toucher, mais dont le venin est mortel. Détourne-toi de tout ce qui t'enchante en lui pour le peu de temps que tu as à passer dans sa compagnie".

Cette phrase d'Al-Basri résume un des aspects essentiels de la voie des soufis "Qui connait Dieu L'aime, et qui connait le monde y renonce".

Pour ce qui est de Rabiaâ Al-Adawiya, elle mena une vie ascétique entièrement vouée à l'amour désinteressé et exclusif de Dieu. Elle composa des poèmes mystiques tel que "J'ai fait de Toi le compagnon de mon coeur...".

Beaucoup de soufis ont insisté sur la notion de connaissance de Dieu (maârifa) comme ce fut le cas de Dhou Noun Al-Misri qui a laissé lui aussi des poèmes louant l'unicité de Dieu : "Ô Dieu, je n'ai jamais prêté l'oreille au cri des bêtes sauvages ni au bruissement des arbres, au clapotis des eaux ni au chant des oiseaux, au sifflement du vent ni au roulement du tonnerre, sans percevoir en eux un témoignage de Ton Unité".

Il est évident que la place qui revient au soufisme dans l'histoire de l'Islam et dans l'élaboration d'une certaine forme de pensée religieuse ne saurait être contestée, mais de là aller jusqu' à affirmer qu'il s'agit d'une science religieuse, je ne partage pas ce point de vue.


"Quand on veut une chose, tout l'Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve" (Coelho)
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Mahdy
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-21, 18:04

C'est pourtant ce qui ressort de tout l'héritage soufi en lui même.

Pour toi ce n'est pas une science mais pour les Anciens, et pour les oulama, cela en est une et il y a pour cela des preuves irréfutables.

Pourquoi le soufisme se transmet t'il selon le principe traditionnel et authentique de la ijazaa, comme toutes les autres sciences islamiques comme le fiqh ou le hadith ? Sauf que le soufisme va plus loin car il est un enseignement théorique et pratique. Pour ce qui est des enseignement pratiques particuliers comme les adhkar, on parlera de idhn (permission).

Certaines sciences sont des courants de pensés, comme la philosophie, pour lesquelles la notions de science est contestée, et pour lesquelles, comme pour la cuisine ou d'autre activités, il n'est pas nécessaire d'avoir une ijaza.

Par ailleurs on notera que certaines disciplines actuelles comme les sciences de l'éducation ou les sciences du languages sont reconnues comme des sciences, au moment même ou la psychologie et la pstchiatrie commencent à pénétrer ce qu'ils appellent "les profondeurs de l'âme", avec des protocoles scientifiques, au sens moderne du terme. Alors comment croire que l'Islam et la Révélation, mères de toutes les sciences et de toutes les Connaissences, ignoraient ces choses, et que les Anciens qui ont développé des méthodes exactes et structurées pour faire cheminer jusqu à DIeu, avec des connaissances profondes de l'âme, ne considéraient pas cela comme science. C'est d'ailleurs réfuté dans les fait, dans le fond et dans la forme.

La pérentée du soufisme à al hassan al Basri est réfutée dans tous les milieux du soufisme, et par tous les maîtres qui font autorité en la matière. Cette parentée est établie par des travaux d'orientalistes, et reprie ensuite par quelques esprits malintentionnés et ensuite par quelques chercheurs malheureux. En revanche, al Hassan al Basri fait parti de ceux qui ont contribué à batir autour du soufisme une méthodologie cohérente et structurée, comme il l'a fait également, en ce qui le concerne, pour la science du hadith. S'il fallait établir une parentée, alors elle remontrée aux compagnons Aly et Abou Bakr, jusqu' auquels remontent toutes les chaines de transmsmission du soufisme.

Aussi, si le soufisme n'était pas une science, mais des courant de penser, comment expliquer que les diverses voies, qui sont en faites des méthodes pédagogiques, s'articulent toutes autour d'un seul et même tronc comment, cohérent et structuré, qui fait qu'au final il y a un seul et même taçawwuf partout (on parle bien sur du taçawwuf authentique, tout comme le fiqh authentique est innocent des fatawa qui pronne le sang et les aassasinats).

Tu ne partage peut-être pas le point de vue millénaire hérité des Anciens et des savants qu'il s'agit d'une science authentique et transmise selon les même principes que les autres sciences, mais cela n'engage que toi. Pour te faire une idée plus précise, j'ai indiqué quelques références dans ce fil, et j'ai même posé une lecture en ligne que tu peux aller consulter.

Voici également quelques paroles de shouyoukh qui t'aideront à y voir plus claire :

Le Sheikh de l’Islam, le juge Zakariyyâ Al-Ansâri, que Dieu lui fasse miséricorde, dit : « Le soufisme (tasawwuf) est une science qui permet de connaître les états de purification des âmes, le raffinement des caractères et l’anoblissement de l’apparence et du for intérieur, afin d’atteindre le bonheur éternel. » [1]

Sheikh Ahmad Zarrûq, que Dieu lui fasse miséricorde, dit : « Le soufisme est une science visant à corriger les cœurs et à les attacher exclusivement à Dieu, au même titre que la jurisprudence a pour but de corriger les actes, maintenir l’ordre et mettre en évidence la raison d’être des lois. [...] De manière analogue, la médecine soigne les corps, la grammaire rectifie la langue et ainsi de suite. » [2]

L’Imâm Al-Junayd - que Dieu lui fasse miséricorde - dit : « Le soufisme consiste à s’approprier tout caractère noble et à se défaire de tout caractère vil. » [3]

On a également dit : « Le soufisme est entièrement fait de nobles caractères. Celui qui te surpasse en nobles caractères te surpasse en soufisme. » [4]

Abû Al-Hasan Ash-Shâdhilî - que Dieu lui fasse miséricorde - dit : « Le soufisme est un entraînement spirituel pour adorer Dieu comme il se doit et pour se soumettre à la Loi divine. » [5]

Ibn `Ajîbah, que Dieu lui fasse miséricorde, dit : « Le soufisme est une science qui montre comment cheminer vers Sa Majesté le Roi des rois, comment purifier l’âme du vice et l’anoblir par la vertu. Son début est le savoir, son milieu est fait d’œuvres pies et sa fin est un don divin (mawhibah). » [6]

L’auteur du Kashf Adh-Dhunûn écrit : « Le soufisme est une discipline qui montre comment ceux qui aspirent à la perfection parmi les humains s’élèvent dans les sentiers du bonheur. »

Il dit en outre [7] :

La discipline du soufisme est une discipline connue uniquement par un frère avisé réputé pour sa véracité. Ne la connaît pas celui qui ne l’a point observé ; et comment observerait un aveugle la lumière du soleil !
Sheikh Zarrûq dit dans Qawâ`id At-Tasawwuf : « Le soufisme a été défini, analysé et interprété de plus de deux mille manières, ayant toutes pour dénominateur commun le cheminement sincère vers Dieu, le reste étant des facettes de ce fondement. » [8]

Le pilier du soufisme est la purification du cœur des conceptions matérialistes. Sa base est la relation du Serviteur avec son Seigneur, le Plus Glorieux. Le Soufi est celui qui purifie son cœur pour Dieu, et qui purifie ses actes et relations pour Lui. Il s’ensuit que Dieu l’honore et l’élève

P.-S.
Traduit de l’arabe du livre de Sheikh `Abd Al-Qâdir `Îsâ, Haqâ’iq `an At-Tasawwuf, disponible en ligne sur le site Shazly.com

Notes
[1] Conférer `Alâ Hâmish Ar-Risâlah Al-Qushayriyyah, p. 7. Sheikh Zakariyyâ Al-Ansâri est décédé en 929 A.H.

[2] Conférer Qawâ`id At-Tasawwuf, p. 6. Abû Al-`Abbâs Ahmad, dit Zarrûq Al-Fâsî, est né en 846 A.H. à Fès et décédé en 899 A.H. à Tripoli.

[3] Conférer An-Nusrah An-Nabawiyyah, p. 22, de Sheikh Mustafâ Al-Madanî. L’Imâm Al-Junayd est décédé en 297 A.H.

[4] ibid.

[5] Conférer Nûr At-Tahqîq, p. 93, de Sheikh Hâmid Saqr. L’Imâm Abû Al-Hasan est décédé en 656 A.H. en Egypte, dans une ville côtière de la Mer Rouge, sur son chemin pour le pèlerinage. Il eut pour disciple Abû Al-`Abbâs Al-Mursî, lui-même Sheikh du célèbre Imâm Ahmad Ibn `Atâ’ Allâh As-Sakandarî, l’auteur des Hikam et de Latâ’if Al-Minan. Sheikh Al-`Izz Ibn Abd As-Salâm assistait à l’assemblée de Sheikh Abû Al-Hasan et avait une grande estime pour lui.

[6] Conférer Mi`râj At-Tashawwuf ilâ Haqâ’iq At-Tasawwuf, de Sheikh Ahmad Ibn `Ajîbah Al-Hasanî.

[7] Conférer Kashf Adh-Dhunûn, volume 1, p. 413-414, de Sheikh Hâjjî Khalîfah.

[8] Conférer Qawâ`id At-Tasawwuf, p. 2

source : http://www.islamophile.org/spip/Qu-est-ce-que-le-soufisme.html


Ton avis n'engage que toi et nous sommes tous tenu de le respecter mon cher frère, mais personnellement je préfère me ranger du côté de l'avis des savants et de l'héritage Islamique, et je pense que si du point de vue islamique le soufisme est une science il y a bien des raisons. Après, libre à chacun de suivre la position des orientalistes, chacun fait ce qu'il veut.

Salam.
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-22, 15:38

hjbbng 

très intéressant, merci pour vos participations. à mon avis, il y a eu un soufisme qui a fait plusieurs branches, selon les pays.
par rapport au mot "laine", pourquoi pas. l'idée de pureté est derrière. c'est ce qu'est le soufisme à la base. ce n'est pas parce que l'article a été rédigé par un occidental qu'il est nul.


Salam aleykoum
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-22, 15:43

hjbbng 

Malek Chebel a par exemple écrit des choses fausses...dont "13 contes du Coran et de l'Islam"
ce titre est très bizarre pour moi.


Salam aleykoum
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Ayman
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-22, 16:25


Salam aleykoum

C'est exact soeur Sonia, le soufisme s'est divisé en plusieurs branches et dans plusieurs pays, notamment au Maghreb, en Inde, en Turquie et au Pakistan.

La nomenclature des confréries ou "turuq" prendrait beaucoup de temps et montre combien la mystique que représente le soufisme est bien présente au sein d'une partie de notre grande Oumma.


"Quand on veut une chose, tout l'Univers conspire à nous permettre de réaliser notre rêve" (Coelho)
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Sonia75
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-26, 19:52

hjbbng 
 
et oui, un copié collé.
 
LE SOUFISME, qu’est ce que c’est ?
 
Le soufisme est le mysticisme de l’Islam. Comme tel, il a la particularité d’exister aussi bien dans l’Islam sunnite que dans l’Islam chiite. Décrire le soufisme est une tâche redoutable. Comme tout mysticisme, il est avant tout une recherche de Dieu et son expression peut prendre des formes très différentes. D’autre part, par ses aspects ésotériques, il présente des pratiques secrètes, des rites d’initiation, eux aussi variables selon les maîtres qui l’enseignent.
 
Bien que le soufisme se veuille rigoureusement musulman, l’Islam traditionnel, sunnite et chiite, considère le soufisme avec la plus grande méfiance.
 
En Iran, la grande majorité des mollas y est vivement opposée et dans l’Islam sunnite, la plupart des Ulema sont beaucoup plus intéressés par la lettre du Coran et ses interprétations juridiques que par les spéculations des soufis auxquelles ils trouvent une odeur de soufre. Cette opposition généralisée contribue à la discrétion du soufisme.
 
En outre le soufisme n’a aucune unité. Chaque maître se constitue une cohorte de disciples attirés par la réputation de son enseignement. Tout au plus, ces maîtres déclarent se rattacher à une " confrérie ", elle même fondée par un célèbre soufi des siècles passés ; personne ne vérifie une quelconque orthodoxie de l’enseignement donné, du moment qu’il se réfère à l’Islam.
 
L’importance de cet Islam secret n’en est pas moins remarquable. Historiquement, il a joué un rôle de premier plan dans la naissance des déviations du chiisme que sont l’Ismaëlisme et la religion druze. En littérature, il a profondément inspiré certaines des oeuvres arabo-persanes les plus remarquables comme les Contes des Mille et Une Nuits ou le poème d’amour deLeyla et Majnoun.
 
C’est cependant par sa spiritualité que le soufisme est le plus original. Dans la conception soufie, l’approche de Dieu s’effectue par degrés. Il faut d’abord respecter la loi du Coran, mais ce n’est qu’un préalable qui ne permet pas de comprendre la nature du monde. Les rites sont inefficaces si l’on ignore leur sens caché. Seule une initiation permet de pénétrer derrière l’apparence des choses. L’homme, par exemple, est un microcosme, c’est-à-dire un monde en réduction, où l’on trouve l’image de l’univers, le macrocosme. Il est donc naturel qu’en approfondissant la connaissance de l’homme, on arrive à une perception du monde qui est déjà une approche de Dieu.
 
Selon les soufis, toute existence procède de Dieu et Dieu seul est réel. Le monde créé n’est que le reflet du divin, " l’univers est l’Ombre de l’Absolu ". percevoir Dieu derrière l’écran des choses implique la pureté de l’âme. Seul un effort de renoncement au monde permet de s’élancer vers Dieu:
" l’homme est un miroir qui, une fois poli, réfléchit Dieu ".
 
Le Dieu que découvrent les soufis est un Dieu d’amour et on accède à Lui par l’Amour : " qui connaît Dieu, L’aime ; qui connaît le monde y renonce ". " Si tu veux être libre, sois captif de l’Amour. "
 
Ce sont des accents que ne désavoueraient pas les mystiques chrétiens. Il est curieux de noter à cet égard les convergences du soufisme avec d’autres courants philosophiques ou religieux: à son origine, le soufisme a été influencé par la pensée pythagoricienne et par la religion zoroastrienne de la Perse ; l’initiation soufie, qui permet une re-naissance spirituelle, n’est pas sans rappeler le baptême chrétien et l’on pourrait même trouver quelques réminiscences bouddhistes dans la formule soufie " l’homme est non-existant devant Dieu ".
 
Même diversité et même imagination dans les techniques spirituelles du soufisme : la recherche de Dieu par le symbolisme passe, chez certains soufis, par la musique ou la danse qui, disent-ils transcende la pensée ; c’est ce que pratiquait Djalal ed din Roumi, dit Mevlana, le fondateur des derviche tourneurs ; chez d’autres soufis, le symbolisme est un exercice intellectuel où l’on spécule, comme le font les Juifs de la Kabbale, sur la valeur chiffrée des lettres ; parfois aussi, c’est par la répétition indéfinie de l’invocation des noms de Dieu que le soufi recherche son union avec Lui.
 
Le soufisme apporte ainsi à l’Islam une dimension poétique et mystique qu’on chercherait en vain chez les exégètes pointilleux du texte coranique. C’est pourquoi ces derniers, irrités par ce débordement de ferveur, cherchent à marginaliser le soufisme. C’est pourquoi aussi les soufis tiennent tant à leurs pratiques en les faisant remonter au prophète hgbvnvnv  lui-même: Mohamed (hgbvnvnv ) aurait reçu, en même temps que le Coran, des révélations ésotériques qu’il n’aurait communiquées qu’à certains de ses compagnons. Ainsi les maîtres soufis rattachent-ils tous leur enseignement à une longue chaîne de prédécesseurs qui les authentifie.
 
Cette légitimité par la référence au prophète hgbvnvnv  n'entraîne cependant pas d'uniformisation du mouvement soufi : les écoles foisonnent et chacune a son style et ses pratiques. Ces écoles sont généralement désignées en français sous le nom de confréries. Avant de procéder à l'étude de quelques unes d'entre elles, il faut toutefois garder à l'esprit que les confréries sont devenues, non pas une institution, mais au moins une manière de vivre l'Islam si généralement admise que toutes sortes de mouvements, mystiques ou non, se parent du titre de confrérie pour exercer leurs activités. Qu'on ne s'étonne donc pas de rencontrer parfois des confréries fort peu mystiques à la spiritualité rudimentaire, bien éloignée des spéculations élevées qui ont fait du soufisme l'une des composantes majeures de la spiritualité universelle.
 
 
Michel Malherbes, Les Religions de l’Humanité, pages 192-194 Ed. Critérion


Salam aleykoum
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Mahdy
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-26, 22:34

As Salam alaykoum.

Beaucoup d'inexactitudes, et de choses complètement fausses dans ce texte, à tel point qu'on ne sait pas par où commencer. On peut néanmoins commencer par rappeler que Michel Malherbe est avant tout polytechnicien et ingénieur de formation et de métier. Il faut aussi un voyageur, à cause de son travail, et un passionné de tout. Il n'est donc pas spécialiste à proprement parler ni de l'Islam et encore moins du soufisme, et rapporte beaucoup d'apriori de notre époque à propos des religions et de la spiritualité en général. Pour ce qui est du soufisme et du pasage cité, on retrouve ni plus ni moins qu'un condensé des thèses orientalistes qui ne tiennent pas la route plus de 5 minutes dans le cadre d'un débat réellement scientifique et sérieux.



Sonia75 a écrit:
 
 
D’autre part, par ses aspects ésotériques, il présente des pratiques secrètes, des rites d’initiation, eux aussi variables selon les maîtres qui l’enseignent.
 
Il n'y a pas de pratiques secrètes dans le soufisme, c'est inexacte. Toutes les pratiques du soufisme relèvent du Coran, de la Sounnah, et de la Sagesse. En revanche, et pour des raisons de sounnah authentique, certaines pratiques relèvent de l'initiation individuelle et du suivi individuel dans la progression, du maître sur son disciple. Ceci est cité, entre autres, dans le fameux hadith de sidna Ali, radiAllâh 3anh, sur l'initiation au dhikr individuel.

Ces pratiques sont comunes à toutes les voies spirituelles, dès lors qu'elles sont authentiques. Ce qui change, d'une école à une autre, ou d'une pédagogie à une autre, c'est la composition et l'ordre des adhkar, mais on retrouve tout le temps les mêmes chez tous : kalimat at tawhid, as salat ala an Nabi alayhi s salat wa s salam, istighfar, hamd wa shoukr, takbir, adhkar des Noms divins, Coran, etc... On parle bien de la voie spirituelle musulmane authentique qui respecte la transmission, pas des dérives comme il en existe dans toutes les sciences.


Sonia75 a écrit:

Bien que le soufisme se veuille rigoureusement musulman, l’Islam traditionnel, sunnite et chiite, considère le soufisme avec la plus grande méfiance.

En Iran, la grande majorité des mollas y est vivement opposée et dans l’Islam sunnite, la plupart des Ulema sont beaucoup plus intéressés par la lettre du Coran et ses interprétations juridiques que par les spéculations des soufis auxquelles ils trouvent une odeur de soufre. Cette opposition généralisée contribue à la discrétion du soufisme.

Le soufisme, comme toutes les sciences de l'Islam, ne souffre d'aucune méfiance de la part de nos maîtres dans les sciences islamiques, dès lors qu'il est transmis selon les règles établies. Il y a méfiance quand on a à faire à des charlatants, ou à des illégitimes, mais ceci est valable dans toutes les sciences.

Par ailleurs, très tôt, les soufis ont revendiqué leur attachement à l'orthodoxie la plus stricte, tant en matière de Foi que de Loi, et je renvoie, pour plus de détails, à l'épitre de l'imam Kabaladhi traduit en français.

Effectivement, comme le fiqh, le tajwid, et comme pour toutes les sciences de l'Islam, le soufisme existe dans le sunnisme comme dans le chiisme, bien que les chaines de transmissions authentiques passent uniquement par le sunnisme, il y a effectivement un soufisme dans le monde chiite, dont les chaines de transmissions sont particulières, comme pour le fiqh chiite, ou la science du hadith chiite par exemple.

Aussi, le soufisme n'est pas une question de spéculations, qui est plutot le domaine de la théologie spéculative (qui est une science islamique) ou de la philosophie (qui n'est pas une science islamique). Mais plutot de théologie mystiques et de commentaires spirituels, ce qui n'est pas de la spéculation mais qui apparait comme tel au profane, comme le souligne al Ghazali dans le tabernacle des lumières.

On notera également que la plupart des grands noms de la science islamiques des sicèles passés ont tous eu au dessus de leur tête un maître soufi, et il arrivait parfois qu'ils étaient les deux en même temps, comme l'imam Abdel Qadir al Jilani, surnommé l'imam des hambalites.

Quand au chiisme, l'aspect ésotérique fait partie directement de leurs méthodologies d'interprétations externe des sources, ce qui fait que l'implicaton du soufisme dans le chiisme n'est pas lisible de la même manière que dans le sunnisme. Pour autant, comme on vient de le souligner, les outils du chiisme sont assez particuliers et la question se pose, mais c'est un autre sujet.

Enfin, le soufisme n'a jamais été discret c'est complètement faut. Il a toujours été répandu et a toujours eu pignon sur rue. Il suffit par exemple de lire les noms des savants du passé, portant tous, après leur noms réels, des noms honorifiques se rapportant à leur madhhab, puis à leur tariqa.


Sonia75 a écrit:

En outre le soufisme n’a aucune unité. Chaque maître se constitue une cohorte de disciples attirés par la réputation de son enseignement. Tout au plus, ces maîtres déclarent se rattacher à une " confrérie ", elle même fondée par un célèbre soufi des siècles passés ; personne ne vérifie une quelconque orthodoxie de l’enseignement donné, du moment qu’il se réfère à l’Islam.

Complètement faux. D'ailleurs toutes les tourouq du monde communiquent ouvertement sur leur chaine de transmission, qui remontent pour la plupart soit à Ali soit à Abou Bakr, que Dieu soit satisfait d'eux.

Par exemple ici un abrégé de la silsila de la tariqa alawiya :
http://alalawi.1934.free.fr/index.php/silsilah-toroq-alawiyya/40-categorie-silsilah-toroq-alawiyya/50-silsila-shaduliya-darqawiya-alawiya.html

Par ailleurs, l'Islam est une condition du soufisme, ce qui renvoie déjà à un dogme, à une loi, et à une sagesse générale. Le soufisme est la science, qui renvoie à l'introspection de l'âme, au cheminement spirituel, et à la Réalisation, et qui renvoie à tout ce qui dérive de la spiritualité en général. Elle a pour cela ses outils et ses méthodes, et ses savoirs authentiques. Donc non seulement il se réfère à l'Islam, mais il en est le coeur selon les shouyoukh de l'Islam, donc une partie plus que très importante.


Sonia75 a écrit:

L’importance de cet Islam secret n’en est pas moins remarquable. Historiquement, il a joué un rôle de premier plan dans la naissance des déviations du chiisme que sont l’Ismaëlisme et la religion druze. En littérature, il a profondément inspiré certaines des oeuvres arabo-persanes les plus remarquables comme les Contes des Mille et Une Nuits ou le poème d’amour deLeyla et Majnoun.

Là on est complètement dans l'orientalisme et dans les fantasmes orientalistes de la fin du 19ième.

Premièrement le chiisme est avant tout un courant politique qui eu lieu très tôt, avant même l'institutionnalisation des ssciences telles que la scince du hadith, la science du ouçoul al fiqh, la science du tafsir, etc. Et une formation réelle en Islam aurait permi à l'auteur de savoir que les déviations du chiisme relèvent de la réforme, alors que le soufisme dans sa forme authentique, est au contraire un conditionnement de la pure orthodoxie de la Sagesse et du juste milieu. Il cite l'Ismaélisme et la religion Druze qui sont le contre exemple parfait de ce qu'il dit dans la même phrase, l'un est un courant réformiste philosophique (d'inspiration hellenistique), et l'autre est une réforme intégrale.

Les spécialistes précisent également que les mille et une nuits sont une oeuvre inspirée du floklore et surtout qui a voyégée à travers les siècles et les contrées, rien à voir avec le soufisme mais plutôt au folklore des civilisations de la route de la soie qui s'est cristallisé dans un contexte précis.


Sonia75 a écrit:

C’est cependant par sa spiritualité que le soufisme est le plus original. Dans la conception soufie, l’approche de Dieu s’effectue par degrés. Il faut d’abord respecter la loi du Coran, mais ce n’est qu’un préalable qui ne permet pas de comprendre la nature du monde. Les rites sont inefficaces si l’on ignore leur sens caché. Seule une initiation permet de pénétrer derrière l’apparence des choses. L’homme, par exemple, est un microcosme, c’est-à-dire un monde en réduction, où l’on trouve l’image de l’univers, le macrocosme. Il est donc naturel qu’en approfondissant la connaissance de l’homme, on arrive à une perception du monde qui est déjà une approche de Dieu.
Là encore beaucoup d'inexactitudes.

Le soufisme est original comme l'est l'Islam en général, et la progression étape par étape, ou degré par degré, relève de la sounnah et donc de l'originalité islamique s'il fallait y voir une quelconque originalité car ceci remonte à la nuit des temps. Quand aux outils, telles que le dhikr ou autres, le disciple n'est pas tenu de savoir ce qu'il en est, mais de les appliquer, il découvrira bien assez tôt, par l'expérience, et petit à petit par la science qu'il va acquérir dans son cheminement, par l'apprentissage auprèsde son maître et par la Réalisation peu à peu, il découvrira bien assez tôt les vertues de ces outils. De même, il n'est pas demandé au fidèle de connaître tous les secrets qui vont avec la prière, mais dans un premier temps de faire sa prière. Petit à petit, il cheminera par la prière et en goutera la miel.


Sonia75 a écrit:

Selon les soufis, toute existence procède de Dieu et Dieu seul est réel. Le monde créé n’est que le reflet du divin, " l’univers est l’Ombre de l’Absolu ". percevoir Dieu derrière l’écran des choses implique la pureté de l’âme. Seul un effort de renoncement au monde permet de s’élancer vers Dieu:
" l’homme est un miroir qui, une fois poli, réfléchit Dieu ".

Le Dieu que découvrent les soufis est un Dieu d’amour et on accède à Lui par l’Amour : " qui connaît Dieu, L’aime ; qui connaît le monde y renonce ". " Si tu veux être libre, sois captif de l’Amour. "

L'auteur est renvoyé à lui-même lorsqu'il manipule des phrases hors contexte et surtout dont il ne maîtrise pas la substance. Par exemple, la citation du mirroir ne renvoie pas au renoncement mais à l'introspection de l'âme, et en particulier de la résonnance qui s'effectue entre le "Coeur" et l' "Ame" . La drnière citation, par exemple, encore, renvoie à la manière de vivre ce qu'on appelle dans la science le "froid".

Bref, il manipule des choses à propos desquelles il n'a pas les clés et le lecteur peut se trouver piéger et croire qu'il s'agit de sageses philosophiques alors que ce sont des définitions bien précises dont il s'agit, qui renvoient il est vraie à la Sagesse, mais néanmoins il faut les employé quand on les a comprises.


Sonia75 a écrit:

Ce sont des accents que ne désavoueraient pas les mystiques chrétiens. Il est curieux de noter à cet égard les convergences du soufisme avec d’autres courants philosophiques ou religieux: à son origine, le soufisme a été influencé par la pensée pythagoricienne et par la religion zoroastrienne de la Perse ; l’initiation soufie, qui permet une re-naissance spirituelle, n’est pas sans rappeler le baptême chrétien et l’on pourrait même trouver quelques réminiscences bouddhistes dans la formule soufie " l’homme est non-existant devant Dieu ".

Là encore beaucoup de choses inexactes et beaucoup de propagande orientaliste. Il est vraie que l'Islam étant la continuité et la finalité de la religion authentique de Dieu, il est normal de trouver des points de convergence avec les religions précédentes, qu'ils s'agisse de la foi, dans un certain nombre d'ennoncé du dogme, ou même dans certains commentaires de l'expérience spirituelle vécue. Mais il ne faut pas se troper : le soufisme est d'inspiration coranique et prophétique. La pensée pythagoricienne par exemple a influencé le monde islamique en général et on en retrouve certains commentaire dans des propos de soufis, soit de réfutation, soit d'explications plus approfondies. La relligion zoroastrienne a influencé le chiisme duodécimain iranien, et par définition tous les outils du chiisme duodécimain iranien, mais contrairement au sunnisme c'est une influence de vécu, alors que la tradition du soufisme n'a utilisé la science grecque que pour en tirer des outils analytiques de comprehension du monde c'est tout.
On ne s'attardera pas sur l'existnce et la non existance qui relèvent de la théologie spéculative et de la théologie mystiques, toutes deux des sciences islamiques, ceci, pour ne pas alourdir le poste, mais l'auteur est ici complètement hors de propos.

[quote="Sonia75
Même diversité et même imagination dans les techniques spirituelles du soufisme : la recherche de Dieu par le symbolisme passe, chez certains soufis, par la musique ou la danse qui, disent-ils transcende la pensée ; c’est ce que pratiquait Djalal ed din Roumi, dit Mevlana, le fondateur des derviche tourneurs ; chez d’autres soufis, le symbolisme est un exercice intellectuel où l’on spécule, comme le font les Juifs de la Kabbale, sur la valeur chiffrée des lettres ; parfois aussi, c’est par la répétition indéfinie de l’invocation des noms de Dieu que le soufi recherche son union avec Lui.
[/quote]
Le symbolisme est un outil traditionnel et millénaire de pédagogie, et le fait qu'il soit également employé dans le Coran prouve qu'il est d'origine prophétique. Simplement le symbolisme et sa soeur l'analogie (les deux au sens traditionnel du terme) renvoient à des méthofologies bien précises, elles aussi institutionnalisés en tant qu'outils qui sont transmis authentiquement. Ceci, l'auteur semble l'ignorer ou l'oublier, tout comme il ignore que que la réalisation, dans la spiritualité musulmane, relève du cheminement pour lequel le dhikr est un carburant uniquement.


Sonia75 a écrit:

Le soufisme apporte ainsi à l’Islam une dimension poétique et mystique qu’on chercherait en vain chez les exégètes pointilleux du texte coranique. C’est pourquoi ces derniers, irrités par ce débordement de ferveur, cherchent à marginaliser le soufisme. C’est pourquoi aussi les soufis tiennent tant à leurs pratiques en les faisant remonter au prophète hgbvnvnv lui-même: Mohamed (hgbvnvnv ) aurait reçu, en même temps que le Coran, des révélations ésotériques qu’il n’aurait communiquées qu’à certains de ses compagnons. Ainsi les maîtres soufis rattachent-ils tous leur enseignement à une longue chaîne de prédécesseurs qui les authentifie.
Il est notoire que le Prophète, paix et prière sur lui, a enseigné des choses de manière privée et pour lesquelles l'enseignement publique ne convenait pas. On a cité Ali tout à l'heure, radiAllâh 3anh, mais on aurait pu aussi citer abu Houreira, radiAllâh 3anh qui a très clairement expliqué avoir reçu un enseignement dans la discrétion, de la part du Bien Aimé, paix et prière sur lui, et qu'il ne convenait pas de le dévoiler en public.

Les chaines de transmission du soufisme ne sont pas une revendication mais une nécessité de la tradition. La science soufie effectivement demande plus d'investissement que les autres science de l'Islam, puisqu'elle en est le coeur et qu'il est impossible de se mentir ou de se cacher face à la Vérité. Mais tous les outils du soufisme sont cités dnas la Révélation.
La chaine de transmission est une obligation dans toutes les sciences islamiques.

Sonia75 a écrit:

Cette légitimité par la référence au prophète hgbvnvnv n'entraîne cependant pas d'uniformisation du mouvement soufi : les écoles foisonnent et chacune a son style et ses pratiques. Ces écoles sont généralement désignées en français sous le nom de confréries. Avant de procéder à l'étude de quelques unes d'entre elles, il faut toutefois garder à l'esprit que les confréries sont devenues, non pas une institution, mais au moins une manière de vivre l'Islam si généralement admise que toutes sortes de mouvements, mystiques ou non, se parent du titre de confrérie pour exercer leurs activités. Qu'on ne s'étonne donc pas de rencontrer parfois des confréries fort peu mystiques à la spiritualité rudimentaire, bien éloignée des spéculations élevées qui ont fait du soufisme l'une des composantes majeures de la spiritualité universelle.
Il y a effectivement des différences pédagogiques, sur certains points, selon les écoles. Plus exactement certaines écoles vont tentôt appuyer sur tel ou tel aspect tandis que d'autre appuiront sur d'autres aspect, mais tous les aspects sont pratiqués dans toutes les écoles authentiques de spiritualités. Effectivement on traduit souvent le terme tariqa par confrérie, encore un abus de l'orientalisme, car tariqa veut dire "voie", donc il conviendra plutot de dire "voie shadhilite", ou "voie qadirite" par exemple.

On a déjà parlé de ce qu'il pense être de la spéculation, qui n'a pas sa place, à proprement parler, dans le soufisme. Néanmoins il convient de rappeler que tous les professeurs de soufisme n'ont pas le même niveau, effectivement, et que certains sont moins fort que d'autres pour transmettre certaines subtilités de la vie spirituelle et de l'expérience en Dieu.


Sonia75 a écrit:


Michel Malherbes, Les Religions de l’Humanité, pages 192-194 Ed. Critérion
Juste pour rappeler qu'en Islam, comme dans la Tradition en général, la science ne se prend pas dans les livre, mais que ceux-ci constituent un dépannage provisoire. Aussi, le meilleur moyen d'approfondir une science est d'être auprès de ceux qui en ont les clés, et la connaissance, ou, à moindre mesure, de lire les auteurs reconnus et légitimes dans le domaine. En matière de soufisme ce ne sont pas les références qui manque et beaucoup sont traduit en français. On en a déjà cité quelques un très accecible tant dans le lecture que dans les éditions en librairie.

Néanmoins, malgré ses très (trop) nombreuses inexactitudes, la passage que tu as choisi est intéressant car il montre encore une fois la nécessité de se tourner vers les dépositaires légitimes de la Connaissance si on veut en obtenir la substance.

Salam.
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-27, 00:04

salam aylikoum

eto3 


 
kljiio
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La Illaha Illa Anta sobhanaka inni kountou min Edhalimin.♥ 
   Salam Alaykoum
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Sonia75
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-27, 07:07

hjbbng 
eto3  Comme tu dis oukhty,
je lirai après frère Mahdy, (j' ai mal à la tête)



Salam aleykoum
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Sonia75
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-29, 06:49

Mahdy a écrit:
As Salam alaykoum.

Beaucoup d'inexactitudes, et de choses complètement fausses dans ce texte, à tel point qu'on ne sait pas par où commencer. On peut néanmoins commencer par rappeler que Michel Malherbe est avant tout polytechnicien et ingénieur de formation et de métier. Il faut aussi un voyageur, à cause de son travail, et un passionné de tout. Il n'est donc pas spécialiste à proprement parler ni de l'Islam et encore moins du soufisme, et rapporte beaucoup d'apriori de notre époque à propos des religions et de la spiritualité en général. Pour ce qui est du soufisme et du pasage cité, on retrouve ni plus ni moins qu'un condensé des thèses orientalistes qui ne tiennent pas la route plus de 5 minutes dans le cadre d'un débat réellement scientifique et sérieux.



Sonia75 a écrit:
 
 
D’autre part, par ses aspects ésotériques, il présente des pratiques secrètes, des rites d’initiation, eux aussi variables selon les maîtres qui l’enseignent.
 
Il n'y a pas de pratiques secrètes dans le soufisme, c'est inexacte. Toutes les pratiques du soufisme relèvent du Coran, de la Sounnah, et de la Sagesse. En revanche, et pour des raisons de sounnah authentique, certaines pratiques relèvent de l'initiation individuelle et du suivi individuel dans la progression, du maître sur son disciple. Ceci est cité, entre autres, dans le fameux hadith de sidna Ali, radiAllâh 3anh, sur l'initiation au dhikr individuel.

Ces pratiques sont comunes à toutes les voies spirituelles, dès lors qu'elles sont authentiques. Ce qui change, d'une école à une autre, ou d'une pédagogie à une autre, c'est la composition et l'ordre des adhkar, mais on retrouve tout le temps les mêmes chez tous : kalimat at tawhid, as salat ala an Nabi alayhi s salat wa s salam, istighfar, hamd wa shoukr, takbir, adhkar des Noms divins, Coran, etc... On parle bien de la voie spirituelle musulmane authentique qui respecte la transmission, pas des dérives comme il en existe dans toutes les sciences.


Sonia75 a écrit:

Bien que le soufisme se veuille rigoureusement musulman, l’Islam traditionnel, sunnite et chiite, considère le soufisme avec la plus grande méfiance.

En Iran, la grande majorité des mollas y est vivement opposée et dans l’Islam sunnite, la plupart des Ulema sont beaucoup plus intéressés par la lettre du Coran et ses interprétations juridiques que par les spéculations des soufis auxquelles ils trouvent une odeur de soufre. Cette opposition généralisée contribue à la discrétion du soufisme.

Le soufisme, comme toutes les sciences de l'Islam, ne souffre d'aucune méfiance de la part de nos maîtres dans les sciences islamiques, dès lors qu'il est transmis selon les règles établies. Il y a méfiance quand on a à faire à des charlatants, ou à des illégitimes, mais ceci est valable dans toutes les sciences.

Par ailleurs, très tôt, les soufis ont revendiqué leur attachement à l'orthodoxie la plus stricte, tant en matière de Foi que de Loi, et je renvoie, pour plus de détails, à l'épitre de l'imam Kabaladhi traduit en français.

Effectivement, comme le fiqh, le tajwid, et comme pour toutes les sciences de l'Islam, le soufisme existe dans le sunnisme comme dans le chiisme, bien que les chaines de transmissions authentiques passent uniquement par le sunnisme, il y a effectivement un soufisme dans le monde chiite, dont les chaines de transmissions sont particulières, comme pour le fiqh chiite, ou la science du hadith chiite par exemple.

Aussi, le soufisme n'est pas une question de spéculations, qui est plutot le domaine de la théologie spéculative (qui est une science islamique) ou de la philosophie (qui n'est pas une science islamique). Mais plutot de théologie mystiques et de commentaires spirituels, ce qui n'est pas de la spéculation mais qui apparait comme tel au profane, comme le souligne al Ghazali dans le tabernacle des lumières.

On notera également que la plupart des grands noms de la science islamiques des sicèles passés ont tous eu au dessus de leur tête un maître soufi, et il arrivait parfois qu'ils étaient les deux en même temps, comme l'imam Abdel Qadir al Jilani, surnommé l'imam des hambalites.

Quand au chiisme, l'aspect ésotérique fait partie directement de leurs méthodologies d'interprétations externe des sources, ce qui fait que l'implicaton du soufisme dans le chiisme n'est pas lisible de la même manière que dans le sunnisme. Pour autant, comme on vient de le souligner, les outils du chiisme sont assez particuliers et la question se pose, mais c'est un autre sujet.

Enfin, le soufisme n'a jamais été discret c'est complètement faut. Il a toujours été répandu et a toujours eu pignon sur rue. Il suffit par exemple de lire les noms des savants du passé, portant tous, après leur noms réels, des noms honorifiques se rapportant à leur madhhab, puis à leur tariqa.


Sonia75 a écrit:

En outre le soufisme n’a aucune unité. Chaque maître se constitue une cohorte de disciples attirés par la réputation de son enseignement. Tout au plus, ces maîtres déclarent se rattacher à une " confrérie ", elle même fondée par un célèbre soufi des siècles passés ; personne ne vérifie une quelconque orthodoxie de l’enseignement donné, du moment qu’il se réfère à l’Islam.

Complètement faux. D'ailleurs toutes les tourouq du monde communiquent ouvertement sur leur chaine de transmission, qui remontent pour la plupart soit à Ali soit à Abou Bakr, que Dieu soit satisfait d'eux.

Par exemple ici un abrégé de la silsila de la tariqa alawiya :
http://alalawi.1934.free.fr/index.php/silsilah-toroq-alawiyya/40-categorie-silsilah-toroq-alawiyya/50-silsila-shaduliya-darqawiya-alawiya.html

Par ailleurs, l'Islam est une condition du soufisme, ce qui renvoie déjà à un dogme, à une loi, et à une sagesse générale. Le soufisme est la science, qui renvoie à l'introspection de l'âme, au cheminement spirituel, et à la Réalisation, et qui renvoie à tout ce qui dérive de la spiritualité en général. Elle a pour cela ses outils et ses méthodes, et ses savoirs authentiques. Donc non seulement il se réfère à l'Islam, mais il en est le coeur selon les shouyoukh de l'Islam, donc une partie plus que très importante.


Sonia75 a écrit:

L’importance de cet Islam secret n’en est pas moins remarquable. Historiquement, il a joué un rôle de premier plan dans la naissance des déviations du chiisme que sont l’Ismaëlisme et la religion druze. En littérature, il a profondément inspiré certaines des oeuvres arabo-persanes les plus remarquables comme les Contes des Mille et Une Nuits ou le poème d’amour deLeyla et Majnoun.

Là on est complètement dans l'orientalisme et dans les fantasmes orientalistes de la fin du 19ième.

Premièrement le chiisme est avant tout un courant politique qui eu lieu très tôt, avant même l'institutionnalisation des ssciences telles que la scince du hadith, la science du ouçoul al fiqh, la science du tafsir, etc. Et une formation réelle en Islam aurait permi à l'auteur de savoir que les déviations du chiisme relèvent de la réforme, alors que le soufisme dans sa forme authentique, est au contraire un conditionnement de la pure orthodoxie de la Sagesse et du juste milieu. Il cite l'Ismaélisme et la religion Druze qui sont le contre exemple parfait de ce qu'il dit dans la même phrase, l'un est un courant réformiste philosophique (d'inspiration hellenistique), et l'autre est une réforme intégrale.

Les spécialistes précisent également que les mille et une nuits sont une oeuvre inspirée du floklore et surtout qui a voyégée à travers les siècles et les contrées, rien à voir avec le soufisme mais plutôt au folklore des civilisations de la route de la soie qui s'est cristallisé dans un contexte précis.


Sonia75 a écrit:

C’est cependant par sa spiritualité que le soufisme est le plus original. Dans la conception soufie, l’approche de Dieu s’effectue par degrés. Il faut d’abord respecter la loi du Coran, mais ce n’est qu’un préalable qui ne permet pas de comprendre la nature du monde. Les rites sont inefficaces si l’on ignore leur sens caché. Seule une initiation permet de pénétrer derrière l’apparence des choses. L’homme, par exemple, est un microcosme, c’est-à-dire un monde en réduction, où l’on trouve l’image de l’univers, le macrocosme. Il est donc naturel qu’en approfondissant la connaissance de l’homme, on arrive à une perception du monde qui est déjà une approche de Dieu.
Là encore beaucoup d'inexactitudes.

Le soufisme est original comme l'est l'Islam en général, et la progression étape par étape, ou degré par degré, relève de la sounnah et donc de l'originalité islamique s'il fallait y voir une quelconque originalité car ceci remonte à la nuit des temps. Quand aux outils, telles que le dhikr ou autres, le disciple n'est pas tenu de savoir ce qu'il en est, mais de les appliquer, il découvrira bien assez tôt, par l'expérience, et petit à petit par la science qu'il va acquérir dans son cheminement, par l'apprentissage auprèsde son maître et par la Réalisation peu à peu, il découvrira bien assez tôt les vertues de ces outils. De même, il n'est pas demandé au fidèle de connaître tous les secrets qui vont avec la prière, mais dans un premier temps de faire sa prière. Petit à petit, il cheminera par la prière et en goutera la miel.


Sonia75 a écrit:

Selon les soufis, toute existence procède de Dieu et Dieu seul est réel. Le monde créé n’est que le reflet du divin, " l’univers est l’Ombre de l’Absolu ". percevoir Dieu derrière l’écran des choses implique la pureté de l’âme. Seul un effort de renoncement au monde permet de s’élancer vers Dieu:
" l’homme est un miroir qui, une fois poli, réfléchit Dieu ".

Le Dieu que découvrent les soufis est un Dieu d’amour et on accède à Lui par l’Amour : " qui connaît Dieu, L’aime ; qui connaît le monde y renonce ". " Si tu veux être libre, sois captif de l’Amour. "

L'auteur est renvoyé à lui-même lorsqu'il manipule des phrases hors contexte et surtout dont il ne maîtrise pas la substance. Par exemple, la citation du mirroir ne renvoie pas au renoncement mais à l'introspection de l'âme, et en particulier de la résonnance qui s'effectue entre le "Coeur" et l' "Ame" . La drnière citation, par exemple, encore, renvoie à la manière de vivre ce qu'on appelle dans la science le "froid".

Bref, il manipule des choses à propos desquelles il n'a pas les clés et le lecteur peut se trouver piéger et croire qu'il s'agit de sageses philosophiques alors que ce sont des définitions bien précises dont il s'agit, qui renvoient il est vraie à la Sagesse, mais néanmoins il faut les employé quand on les a comprises.


Sonia75 a écrit:

Ce sont des accents que ne désavoueraient pas les mystiques chrétiens. Il est curieux de noter à cet égard les convergences du soufisme avec d’autres courants philosophiques ou religieux: à son origine, le soufisme a été influencé par la pensée pythagoricienne et par la religion zoroastrienne de la Perse ; l’initiation soufie, qui permet une re-naissance spirituelle, n’est pas sans rappeler le baptême chrétien et l’on pourrait même trouver quelques réminiscences bouddhistes dans la formule soufie " l’homme est non-existant devant Dieu ".

Là encore beaucoup de choses inexactes et beaucoup de propagande orientaliste. Il est vraie que l'Islam étant la continuité et la finalité de la religion authentique de Dieu, il est normal de trouver des points de convergence avec les religions précédentes, qu'ils s'agisse de la foi, dans un certain nombre d'ennoncé du dogme, ou même dans certains commentaires de l'expérience spirituelle vécue. Mais il ne faut pas se troper : le soufisme est d'inspiration coranique et prophétique. La pensée pythagoricienne par exemple a influencé le monde islamique en général et on en retrouve certains commentaire dans des propos de soufis, soit de réfutation, soit d'explications plus approfondies. La relligion zoroastrienne a influencé le chiisme duodécimain iranien, et par définition tous les outils du chiisme duodécimain iranien, mais contrairement au sunnisme c'est une influence de vécu, alors que la tradition du soufisme n'a utilisé la science grecque que pour en tirer des outils analytiques de comprehension du monde c'est tout.
On ne s'attardera pas sur l'existnce et la non existance qui relèvent de la théologie spéculative et de la théologie mystiques, toutes deux des sciences islamiques, ceci, pour ne pas alourdir le poste, mais l'auteur est ici complètement hors de propos.

[quote="Sonia75
Même diversité et même imagination dans les techniques spirituelles du soufisme : la recherche de Dieu par le symbolisme passe, chez certains soufis, par la musique ou la danse qui, disent-ils transcende la pensée ; c’est ce que pratiquait Djalal ed din Roumi, dit Mevlana, le fondateur des derviche tourneurs ; chez d’autres soufis, le symbolisme est un exercice intellectuel où l’on spécule, comme le font les Juifs de la Kabbale, sur la valeur chiffrée des lettres ; parfois aussi, c’est par la répétition indéfinie de l’invocation des noms de Dieu que le soufi recherche son union avec Lui.
 
Le symbolisme est un outil traditionnel et millénaire de pédagogie, et le fait qu'il soit également employé dans le Coran prouve qu'il est d'origine prophétique. Simplement le symbolisme et sa soeur l'analogie (les deux au sens traditionnel du terme) renvoient à des méthofologies bien précises, elles aussi institutionnalisés en tant qu'outils qui sont transmis authentiquement. Ceci, l'auteur semble l'ignorer ou l'oublier, tout comme il ignore que que la réalisation, dans la spiritualité musulmane, relève du cheminement pour lequel le dhikr est un carburant uniquement.
 
 
Sonia75 a écrit:

Le soufisme apporte ainsi à l’Islam une dimension poétique et mystique qu’on chercherait en vain chez les exégètes pointilleux du texte coranique. C’est pourquoi ces derniers, irrités par ce débordement de ferveur, cherchent à marginaliser le soufisme. C’est pourquoi aussi les soufis tiennent tant à leurs pratiques en les faisant remonter au prophète hgbvnvnv lui-même: Mohamed (hgbvnvnv ) aurait reçu, en même temps que le Coran, des révélations ésotériques qu’il n’aurait communiquées qu’à certains de ses compagnons. Ainsi les maîtres soufis rattachent-ils tous leur enseignement à une longue chaîne de prédécesseurs qui les authentifie.
 
Il est notoire que le Prophète, paix et prière sur lui, a enseigné des choses de manière privée et pour lesquelles l'enseignement publique ne convenait pas. On a cité Ali tout à l'heure, radiAllâh 3anh, mais on aurait pu aussi citer abu Houreira, radiAllâh 3anh qui a très clairement expliqué avoir reçu un enseignement dans la discrétion, de la part du Bien Aimé, paix et prière sur lui, et qu'il ne convenait pas de le dévoiler en public.
 
Les chaines de transmission du soufisme ne sont pas une revendication mais une nécessité de la tradition. La science soufie effectivement demande plus d'investissement que les autres science de l'Islam, puisqu'elle en est le coeur et qu'il est impossible de se mentir ou de se cacher face à la Vérité. Mais tous les outils du soufisme sont cités dnas la Révélation.
La chaine de transmission est une obligation dans toutes les sciences islamiques.
 
Sonia75 a écrit:

Cette légitimité par la référence au prophète hgbvnvnv n'entraîne cependant pas d'uniformisation du mouvement soufi : les écoles foisonnent et chacune a son style et ses pratiques. Ces écoles sont généralement désignées en français sous le nom de confréries. Avant de procéder à l'étude de quelques unes d'entre elles, il faut toutefois garder à l'esprit que les confréries sont devenues, non pas une institution, mais au moins une manière de vivre l'Islam si généralement admise que toutes sortes de mouvements, mystiques ou non, se parent du titre de confrérie pour exercer leurs activités. Qu'on ne s'étonne donc pas de rencontrer parfois des confréries fort peu mystiques à la spiritualité rudimentaire, bien éloignée des spéculations élevées qui ont fait du soufisme l'une des composantes majeures de la spiritualité universelle.
 
Il y a effectivement des différences pédagogiques, sur certains points, selon les écoles. Plus exactement certaines écoles vont tentôt appuyer sur tel ou tel aspect tandis que d'autre appuiront sur d'autres aspect, mais tous les aspects sont pratiqués dans toutes les écoles authentiques de spiritualités. Effectivement on traduit souvent le terme tariqa par confrérie, encore un abus de l'orientalisme, car tariqa veut dire "voie", donc il conviendra plutot de dire "voie shadhilite", ou "voie qadirite" par exemple.
 
On a déjà parlé de ce qu'il pense être de la spéculation, qui n'a pas sa place, à proprement parler, dans le soufisme. Néanmoins il convient de rappeler que tous les professeurs de soufisme n'ont pas le même niveau, effectivement, et que certains sont moins fort que d'autres pour transmettre certaines subtilités de la vie spirituelle et de l'expérience en Dieu.
 
 
Sonia75 a écrit:


Michel Malherbes, Les Religions de l’Humanité, pages 192-194 Ed. Critérion
 
Juste pour rappeler qu'en Islam, comme dans la Tradition en général, la science ne se prend pas dans les livre, mais que ceux-ci constituent un dépannage provisoire. Aussi, le meilleur moyen d'approfondir une science est d'être auprès de ceux qui en ont les clés, et la connaissance, ou, à moindre mesure, de lire les auteurs reconnus et légitimes dans le domaine. En matière de soufisme ce ne sont pas les références qui manque et beaucoup sont traduit en français. On en a déjà cité quelques un très accecible tant dans le lecture que dans les éditions en librairie.
 
Néanmoins, malgré ses très (trop) nombreuses inexactitudes, la passage que tu as choisi est intéressant car il montre encore une fois la nécessité de se tourner vers les dépositaires légitimes de la Connaissance si on veut en obtenir la substance.
 
Salam.[/quote] 
 
hjbbng 
 
merci frère Mahdy pour ton intervention. Et moi j'ajoute ceci: si "Michel Malherbe est avant tout polytechnicien et ingénieur de formation et de métier" (donc pas connaisseur dans le domaine selon toi) toi tu es sûrement un maître Soufi et tu es "le dépositaire légitime de la Connaissance."
il ne suffit pas d'affirmer des choses pour qu'elles deviennent vraies.


Salam aleykoum
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Mahdy
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-29, 10:57

As Salam alaykoum.

Tu pars dans des considérations hors de propos, et ce n'est pas de cela qu'il s'agit.

J'ai simplement rappelé que Michel Malherbe est avant tout un ingénieur polytechnicien, dont le parcours professionnel, atypique, lui a permis de poser son regard sur un certain nombre de choses. Fin technicien, certes, dans son domaine professionnel, il aurait pu l'être également dans d'autres, là n'est pas la question. Cependant, quand on lit ce qu'il écrit, on constate qu'il rapporte beaucoup d'inexactitudes, d'imprécisions, et même d'incohérences. Quelques unes, certainement sont de sa plume, mais pour la plupart elles relèvent avant tout des fantasme et des délires de l'orientalisme. Cela n'enlève à l'intérêt de ce livre, dès lors qu'il est pris pour ce qu'il est, une sorte de témoignage, un regard sur le monde, d'un fin technicien qui a croisé au cours de sa vie différentes cultures, à propos desquelles il a essayé de s'instruire, et il a voulu en tirer une synthèse. Ceci est louable, mais ce genre d'oeuvre doit êetre resitué dans un contexte sociologique particulier, et de toute évidence ne peut être pris en considération dans le cadre d'une démarche religieuse et culturelle qui viserait à s'informer et à s'instruire.

Je n'ai pas dis qu'il n'était pas connaisseur, mais simplement qu'au final tu fais peut-être de son oeuvre un emploi détourné, et que par ailleurs ceci est contraire à la philosophie de nos pieux Anciens autour de la science, comme ibn Sirin qui a dit "cette science est une religion, regarde donc de qui tu prends ta religion". Le témoignage de Michel Malherbe est très intéressant puisqu'il montre les préconçus et l'imaginaire d'une certaine élite contemporaine autour du fait religieux, et si on pousse l'analyse un peu plus loin, sans rentrer dans les détails, on constate que ce genre d'auteur est en grande difficulté pour distinguer le fait Traditionnel de son éclairage théologique ou même spirituel et mystique, dans le cas du soufisme. Michel Malherbe n'est pas un cas isolé, beaucoup d'auteurs, y compris des universitaires "islamologues" sont en grande difficulté sur ce point. Ceci est normal, car la compréhension du fait spirituel et religieux se fait avec une méthodologie spirituelle et religieuse. Pour le reste, il peut s'agit d'un regard de voyageur, ou d'historien, ou de sociologues, les rayons des grandes enseignes sont remplis de ce genre d'auteurs, par toujours bien intentionné au demeurant...

La formation professionnel de quelqu'un, ou son métier, ne reflètent pas forcément sa compétence dans d'autres domaines. J'ai fait la connaissance d'un concierge balayeur en Syrie, autorisé dans les 8 reccueils de hadith, avec les ijazates complètes pour ces reccueil, c'est à dire qu'il est autorisé pour transmettre la science des ahadith en tant que telle, mais aussi les commentaires légaux qui vont avec. En effet, il avait sacrifié une partie de sa vie pour aller en Inde et au Pakistan chercher la science (le top du top en matière de science du hadith). Pourtant à priori, au regard de sa vie, pauvre, et de son rang social, il n'affichait pas de compétence particulière.

La formation professionnelle de quelqu'un, ou son métier, peuvent donner des indications à propos de la fibre scientifique d'un auteur, ou d'une certaine rigueur. Mais même quand rigueur il y a, celle-ci n'est pas suffisante, comme on l'a vu pour Michel Malherbe.

La seule difficulté est de savoir resituer les écrits des auns ou des autres dans ce qu'il sont, tout en se rappelant que la science ne s'apprend de toutes façons pas dans les livres, mais que ceux-ci constituent un dépannage. Personnellement si j'ai envie de me perfectionner par exemple en phytothérapie je vais aller chercher la science auprès de ses spécialistes, et pas auprès de sociologues, par exemple, qui parleraient de la phytothérapie en tant que fait sociologique autour de l'évolution de la médecine.

Enfin, je précise aussi que les précisions à propos de ton poste contenant les écrits de Michel Malherbe ne t'étaient pas destiné spécialement à toi, mais aussi et surtout parce que le forum est très bien référencé, et aussi beaucoup lu. Il se peut que quequ'un tombe sur ce que tu as posté, qui s'avère très intéressant je le redis, mais il fallait pour être un peu plus lucides et sereins resituer les propos de Michel Malherbe à leur juste apréciation.

Quant ux dépositaires légitimes de la science, il s'agit de ceux qui ont reçu la science là d'où elle vient, de la bouche des sages, qui ont cheminés, et qui ont été reconnu par leurs maîtres aptes à transmettre à leur tour le savoir dans leur domaine de compétance. Ceci ne relève pas du métier de la personne, car par exemple Abou Hanifa était commerçant et pratiquait la science en paralèlle. Il faut distinguer les deux, même si parfois l'un peut écairer l'autre. DAns le cas de Michel Malherbe on voit bien que si sa formation initiale a pu lui apporter une rigueur technique et scientifique (au sens moderne du terme seulement), elle n'est pas suffisante à elle seule pour faire de lui un commentateur pertinent du soufisme. En tant qu'observateur du monde, très instruit, qui pose un regard sur le monde spirituel et religieux, là en revanche ses travaux prennent leur sens.

Salam.
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Ayman
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-29, 11:25



Salam aleykoum,

Akhi, tu affirmes : "J'ai fait la connaissance d'un concierge balayeur en Syrie, autorisé dans les 8 reccueils de hadith, avec les ijazates complètes pour ces reccueil, c'est à dire qu'il est autorisé pour transmettre la science des ahadith en tant que telle, mais aussi les commentaires légaux qui vont avec".

Doit-on comprendre que cette personne est un érudit en matière de sciences religieuses chargé de transmettre la science des hadiths qu'il doit connaitre sur le bout des doigts ?


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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-09-29, 12:44

As Salam alaykoum.

Oui. Il aurait même pu avoir un poste dans une université islamique mais il a préféré conserver son mode de vie et transmettre la science du hadith dans le modèle traditionnel. Il est également spécialisé dans le commentaire du hadith. Il est rentré en Syrie pour cheminer dans le fiqh et d'autres sciences, pour approfondir son savoir. Par ailleurs, il était aussi un itinérant dans la science du soufisme.

As Salam.
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-11-16, 18:16

Sonia75 a écrit:
hjbbng 
 
Allô, le soufisme n'est pas une science.
Quand je lis sur eux: "la fusion avec Dieu", je m'interroge.
mets tes sources s'il te plaît, ou bien indique que ce ne sont pas tes mots.
il y a différentes branches soufies je pense.
 
"Il est donc évident que la notion de soufisme recouvre des réalités très variables : certaines sont purement spirituelles et métaphysiques tandis que d'autres représentent les conséquences de l'implication des maîtres soufis et de leurs disciples dans le domaine politico-social. Les confréries soufies furent persécutées par certaines autorités du sunnisme car jugées hétérodoxes par certains docteurs de la loi musulmane et car alliées au chiisme. Aujourd'hui encore, certains courants salafî ou wahhabî, qui représentent l'islam orthodoxe, cherchent à diminuer l'influence des confréries soufies dans le monde, le soufisme étant considéré comme un instrument pour sortir du cadre d'une forme d'or
thodoxie stricte et littérale et, surtout, comme une dérive superstitieuse et, parfois, païenne"
wikipédia
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Le Soufisme est la science de l'Ihsan ('Ilm Ihsan) et l'une de ses definitions parmi tant autre, c'est se détacher de tout ce qui est autre que Dieu.
Comme nous l'enseigne notre Prophète (Que la pâix et la bénédiction soit sur lui)
Le soufisme est reconnu par les quatre écoles juridiques (madhhab) sunnites, et les quatres fondateurs sont reconnus pour être eux-mêmes des soufis,
- le prophète Mohammed lui-même offrait le modèle du mystique lorsqu'il se retirait pour s'abandonner à Dieu.
Le Soufisme est un voyage intérieur pour se rapprocher d'Allah, ressentir Sa Présence et se fondre dans Son Amour.
-Le Soufisme est le coeur de la révélation islamique. L'Islam et le Soufisme sont liés comme les rayons et le centre d'une roue. L'Islam est l'extérieur de la religion et le soufisme est le chemin vers le centre autour duquel la roue tourne, la haqiqa (la vérité essentielle). Les rayons, reliant la circonférence au centre, sont les différentes voies (en arabe: tariqa, turuq pl.) sur lesquelles le chercheur peut découvrir l'essence de la religion
salam allah alaikoum j'ai noublié de vous signaler que:
-Le soufisme (tasawwuf) est une science qui permet de connaître les états de purification des âmes, le raffinement des caractères et l’anoblissement de l’apparence et du for intérieur, afin d’atteindre le bonheur éternel.
- Le soufisme est une science visant à corriger les cœurs et à les attacher exclusivement à Dieu, au même titre que la jurisprudence a pour but de corriger les actes, maintenir l’ordre et mettre en évidence la raison d’être des lois. De manière analogue, la médecine soigne les corps, la grammaire rectifie la langue et ainsi de suite.
-Le soufisme consiste à s’approprier tout caractère noble et à se défaire de tout caractère vil.
-Le soufisme est entièrement fait de nobles caractères. Celui qui te surpasse en nobles caractères te surpasse en soufisme. »
-Le soufisme est un entraînement spirituel pour adorer Dieu comme il se doit et pour se soumettre à la Loi divine. »
-Le soufisme est une science qui montre comment cheminer vers Sa Majesté le Roi des rois, comment purifier l’âme du vice et l’anoblir par la vertu. Son début est le savoir, son milieu est fait d’œuvres pies et sa fin est un don divin (mawhibah).
-Le soufisme est une discipline qui montre comment ceux qui aspirent à la perfection parmi les humains s’élèvent dans les sentiers du bonheur. »
-Le soufisme a été défini, analysé et interprété de plus de deux mille manières, ayant toutes pour dénominateur commun le cheminement sincère vers Dieu, le reste étant des facettes de ce fondement. »

Le pilier du soufisme est la purification du cœur des conceptions matérialistes. Sa base est la relation du Serviteur avec son Seigneur, le Plus Glorieux. Le Soufi est celui qui purifie son cœur pour Dieu, et qui purifie ses actes et relations pour Lui. Il s’ensuit que Dieu l’honore et l’élève.


« Lancer une flèche à quelqu’un est préférable au fait de lui lancer une parole,en effet la flèche peut ne pas l’atteindre,alors qu’une parole lancée atteint toujours sa cible ».
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Ayman
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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-11-17, 16:14

Salam aleykoum,

Akhi elmakoudi, dans la question de la soeur Souaad, j'ai eu à noter cette phrase "Le maître spirituel (cheikh) est celui qui enseigne cette discipline à l'élève ou au disciple (murîd)".

Et dans l'une de tes réponses (la dernière), celle-ci "Le soufisme est une science qui montre comment cheminer vers Sa Majesté le Roi des rois, comment purifier l’âme du vice et l’anoblir par la vertu. Son début est le savoir, son milieu est fait d’oeuvres pies et sa fin est un don divin (mawhibah)".

J'en déduis que le maitre spirituel est l'homme de science qui, comme tu l'as mentionné, montre comment cheminer vers Allah le Tout-Puissant.

Il est dit que "la méditation soufie nommée "mouraqaba" consiste à penser à son maitre spirituel dans une tentative de concentrer ses pensées sur lui afin que son image se présente à chaque fois dans l'esprit de l'élève", disons une représentation spirituelle virtuelle, le sujet ou l'élève devient proche mentalement de son maitre.

Par cette pratique, l'élève dans sa quête mystique, s'associe en quelque sorte spirituellement à son maitre pour atteindre son degré d'illumination de l'esprit, effectuer un transfert de pensées vers lui pour arriver à ce qui est appellé "fana fi cheikh".

Le principal souci des soufis étant de s'avancer dans les divers degrés de la perfection spirituelle, afin de s'unir à Dieu, comme par exemple Al-Haladj, d'aller à sa recherche, alors qu'Allah est très proche de Sa créature "Nous avons effectivement créé l'homme et Nous savons ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire" (Sourate "Qaf" - verset 16).

Sachant que Dieu est très près de Sa créature comme mentionné dans le verset ci-dessus, que le croyant n'a nul besoin d'un intermédiaire pour se rapprocher de Son Seigneur, est-il necessaire d'avoir recours à un cheikh ou maitre pour atteindre Dieu avec une adoration sans "failles" ?


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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-11-17, 17:23

Ayman a écrit:
Salam aleykoum,
salam alaikoum
Ayman a écrit:
Akhi elmakoudi, dans la question de la soeur Souaad, j'ai eu à noter cette phrase "Le maître spirituel (cheikh) est celui qui enseigne cette discipline à l'élève ou au disciple (murîd)".
Et dans l'une de tes réponses (la dernière), celle-ci "Le soufisme est une science qui montre comment cheminer vers Sa Majesté le Roi des rois, comment purifier l’âme du vice et l’anoblir par la vertu. Son début est le savoir, son milieu est fait d’oeuvres pies et sa fin est un don divin (mawhibah)".
Ayman a écrit:
J'en déduis que le maitre spirituel est l'homme de science qui, comme tu l'as mentionné, montre comment cheminer vers Allah le Tout-Puissant.
Le maître doit avoir quatre qualifications :Il doit être un
-savant dans toutes les obligations de la religion;
Le maître doit être un savant dans toutes les obligations religieuses, comme les conditions de prières,  au jeûn,  de la zakat (la charité obligatoire). Il doit être bien informé dans la Jurisprudence de l'Islam et toutes les questions nécessaires de Shari'ah Islamique. Il doit être un savant dans la Science de Tawhid (l'Unité) selon l'Ahl as-Sunnah wal-Jama'at et tout et toutes les conditions autres de foi (iman).
- connaisseur (Arif);
signifie que le maître ou murshid doit avoir la connaissance des conditions de l'état d'Ihsan, comme mentionné par le Prophète (s) dans le hadith, "Adorez Allah comme si vous le voyez et si vous ne le voyez pas, sachez qu'Il vous voit." Un Connaisseur doit témoigner dans son coeur que Allah est L'Unique dans Son Essence, dans Ses Attributs et dans Ses Actions. Il doit connaître Ses Attributs par la Vision et le Goût, en éxpérimentant l'éffacement de soit en Présence Divine.
-expert dans la voie d'épurer l'Ego;
Le Maître doit avoir déjà épuré ou s'est sanctifié comme un chercheur sous son propre maître. Il viendra à connaître les étapes différentes de l'ego, ses maladies et ses défauts. Le Maître doit être entièrement conscient de toutes les méthodes que Satan emploie pour entrer au coeur. Il doit connaître toutes les façons de sanctifier les autres et les méthodes de guérir ses disciples afin de les élever pour atteindre l'Etat la Perfection.
-autorisé par son Cheikh à donner des conseils.
Si un chercheur vient au Cheikh avec la sincérité parfaite et la véracité, demandant pour être introduit dans l'ordre, le Cheikh ne doit pas se dépêcher pour l'introduire, avant qu'il ne sache qu'il restera digne de confiance quand il atteint le But. Il doit regarder sa capacité. Si sa capacité correspond à la capacité des Proches (muqarrabin), donc il lui montrera la voie, comme c'est la voie du Digne de confiance.
-Savant dans les Obligations de la Religion
Cette voie est construite sur l'extinction de notre volonté, la connexion et la soumission-même à la volonté de son Cheikh. Il faut faire comme le Prophète (s) a dit, "Mourez avant que vous ne mouriez!" Il doit abandonner sa volonté naturelle, qui le fait avancer selon esprit et laisser toutes ses affaires à la volonté de son Cheikh. Le Cheikh l'élèvera à travers un chemin rempli de difficultés, le formera par l'adoration et le guidera à un état d'Humiliation volontaire complète. Seulement cela l'élèvera à la Présence Divine.


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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-11-17, 17:50

Ayman a écrit:
Il est dit que "la méditation soufie nommée "mouraqaba" consiste à penser à son maitre spirituel dans une tentative de concentrer ses pensées sur lui afin que son image se présente à chaque fois dans l'esprit de l'élève", disons une représentation spirituelle virtuelle, le sujet ou l'élève devient proche mentalement de son maitre.
Par cette pratique, l'élève dans sa quête mystique, s'associe en quelque sorte spirituellement à son maitre pour atteindre son degré d'illumination de l'esprit, effectuer un transfert de pensées vers lui pour arriver à ce qui est appellé "fana fi cheikh".
Résigne-toi à la compagnie de ceux qui évoquent leur Seigneur au début du jour et à sa fin dans l?espoir de voir un jour Son visage. Et, ne laisse pas tes yeux se détourner d?eux, désirant le luxe de ce bas-monde; et n?obéis pas à celui dont nous avons rendu le c?ur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier. (18:28)
Le tasawwuf, qui est la science de la purification des coeurs, est avant tout une pratique individuelle et l'appartenance à une tariqa n'est pas une condition obligatoire à sa pratique mais plutôt une forte recommandation. Et lorsque nous parlons d'adhésion à une tariqa nous parlons essentiellement de la suhba, étant le cheminement en compagnie d'un maitre éducateur.
éduquer les disciples et leur enseigner les sciences religieuses afin de combattre l’ignorance et le charlatanisme. En excellent pédagogue
Le rattachement d’un disciple à un Maître par lequel il se rend au droit chemin a-t-il des précédents dans la première génération de Compagnons.
Le compagnonnage est un pilier important pour tous les musulmans qui cherchent à améliorer leur religion, leur caractère et leur comportement. Car, le compagnonnage apporte d’innombrables bienfaits et c’est pour cela que de tous temps, le compagnonnage a été et est resté le pilier principal pour toute personne sincère qui cherche à cheminer sur la voie de Dieu.
et Le disciple sincère ne cherche pas à percer les mystères qui lui sont voilés mais il cherche la compagnie du maître qui lui indique les défauts qui lui sont cachés. Ainsi, il s’occupe de ses défauts et non pas des défauts des autres et des jugements inutiles.
akhi Ayman La nature de l’âme humaine est de s ‘imprégner de celui qu’elle prend pour modèle. Si le modèle est bon, l’âme tend à être bonne.


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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-11-17, 18:02

Ayman a écrit:
Le principal souci des soufis étant de s'avancer dans les divers degrés de la perfection spirituelle, afin de s'unir à Dieu, comme par exemple Al-Haladj, d'aller à sa recherche, alors qu'Allah est très proche de Sa créature "Nous avons effectivement créé l'homme et Nous savons ce que son âme lui suggère et Nous sommes plus près de lui que sa veine jugulaire" (Sourate "Qaf" - verset 16).
salam alaikoum akhi
En Islam même si on voit l'intermédiaire dans toute sa lueur sacrée en pleines pluies diluviennes de l'Amour ou sous les vents violents de l'ardeur et de la passion pour eux, on est obligé de citer la divinité elle même car pour chaque croyant musulman seul le divin seigneur est l'authentique possesseur de l'Amour. L'obéissance et l'Amour aux prophètes restent la condition siné qua non pour justement l'obtention de ce don de Dieu
"Celui qui connaît Dieu l'aime, et celui qui connaît le monde s'en détourne." Sainte tradition : "Mon serviteur, dit Dieu, ne cesse de s'approcher de moi par des œuvres surérogatoires jusqu'à ce que Je l'aime, et quand Je l'aime je suis l'ouïe avec laquelle il entend, la vue avec laquelle il voit, la main avec laquelle il combat et le pied avec lequel il marche." Révélation: "Il les aimera et ils l'aimeront". (Qoran, V, 54). Voilà tout, et voilà tout : la gnose (maarifa)
-Les soufis appuient leur expérience sur deux versets coraniques: III-31 «Dis-leur: Si vous aimez Dieu, suivez-moi, il vous aimera et vous pardonnera vos fautes»; et V-54 «Oh vous qui croyez! s'il en est parmi vous qui renient leur religion, certes Dieu suscitera d'autres hommes qu'il aimera et qui l'aimeront.»
Les soufis estiment que la clé du mystère divin est l'amour: aussi, contrairement aux tenants des doctrines rationalistes, les soufis se laissent guider par leur sentiment. Cherchant Dieu par un contact intérieur et mettant au centre de leur vie l'amour de Dieu et de l'homme, les soufis se heurtent à l'orthodoxie, qui proclame l'inaccessibilité de Dieu.


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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-11-17, 18:15

Ayman a écrit:
Salam aleykoum,
Sachant que Dieu est très près de Sa créature comme mentionné dans le verset ci-dessus, que le croyant n'a nul besoin d'un intermédiaire pour se rapprocher de Son Seigneur, est-il necessaire d'avoir recours à un cheikh ou maitre pour atteindre Dieu avec une adoration sans "failles" ?
salam alaikoum akhi
il s’est développé en face de l’islam officiel souvent même contre lui. Ses adeptes prétendent remonter au temps du Prophète, Chaque école de soufis se caractérise par l’enseignement et la méthode d’élévation de l’âme vers Dieu. Même si ces confréries mystiques ne sont pas toutes «maraboutiques», certaines ont été plus ou moins altérés et travestis par suite de l’influence de croyances populaires.
Chorfas : beaucoup de ces «nobles» étaient de pauvres gens qui s’adonnaient à la recherche de la sainteté. Bien souvent, ils réussissaient à jouir d’un grand prestige.
Zaouias : surmontées de toits aux tuiles vertes (couleur de l’islam) les zaouias étaient des lieux de pèlerinage des saints. Avec le temps, les marabouts s’y sont installés dans celles qui n’abritaient pas des tombeaux de saints. Elles peuvent donc soit regrouper les fidèles dans des pèlerinages, des confréries ou servir d’écoles coraniques.
Koubba : ce terme désigne des mausolées blancs et surmontées d’une coupole. Plus petite que la zaouia, la koubba abrite les reliques d’un saint ou d’un personnage particulièrement pieux, en général un chef de confrérie religieuse vénéré par la population.
Rôle du maraboutisme
Si certains marabouts sont de simples illuminés, voire des simples d'esprit (mahbul, bahlul) ou des mendiants gyrovagues déguenillés, d'autres ont exercé une grande influence. Leurs missionnaires ont propagé l'islam en le mettant à la portée des masses, surtout en Afrique noire. Ils ont apporté consolation et espérance aux pauvres, aux opprimés, aux esclaves. Ils ont lutté contre tous les pouvoirs établis que servaient les légistes : contre les Turcs en Algérie et en Tunisie, contre le Makhzen au Maroc. Plusieurs marabouts organisèrent la résistance à la pénétration française, bien que certaines confréries, comme celle des Tidjānīya, s'y soient montrées favorables ou du moins aient gardé une neutralité bienveillante.


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MessageSujet: Re: Sagesse soufie   2013-11-18, 14:40

Salam aleykoum,

Les opinions divergent au sujet de l’étymologie du mot Tasawwuf. Certains ont dit qu'il provient du mot soufah (laine), l’état du soufi avec Dieu étant comme une laine posée, en raison de sa totale soumission à Dieu, ce qui revient à dire qu'il ne s'agit pas d'une science mais d'une disposition personnelle à faire sien les caractères louables et à s'écarter de ce qui est vil, blâmable, et que je pourrais résumer en quelques mots, "faire partie de l'élite élue".

Mon intervention n'a pas pour but de développer la nature ou les objectifs du soufisme, mais de mieux comprendre et déterminer avec exactitude le rôle et l'impact du maitre spirituel sur son disciple.

Mais, avant de vouloir atteindre l'amour de Dieu comme tu le dis, il est necessaire pour le disciple, avant toute chose, d'avoir une affinité spirituelle avec son cheikh, dite "nisbat", qui est pour lui une façon et une meilleure manière de savourer cette affinité qui devient une passion amoureuse en Allah par le biais du cheikh.

Ce qui signifie, en clair, que l'esprit du maitre reste en transfert permanent avec cet associé spirituel en fonction de sa passion pour lui et du désir ardent d'une profonde interpénétration, une osmose entre eux, pour arriver à un stade où les "lumières" du Cheikh qui sont les réflexions de ses visions ou prétendues telles lui soient bénéfiques.

A mon humble avis, la quête du savoir et des connaissances est une affaire individuelle, elle s'opère à travers des recherches dans les enseignements de la religion, sans cette forme de dépendance proche de la vénération d'une autre créature.

Les "zaouias" sont le reflet de ce mysticisme, bon nombre de croyants considèrent comme "marabouts" leurs dirigeants, en leur accordant un statut de sainteté, ce qui est incompatible avec ce que recommande l'Islam.


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