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al-huseine
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MessageSujet: site   2012-09-26, 17:52

:llllll: ce site es-t-il bien?
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MessageSujet: Re: site   2012-09-26, 18:21

:llllll: si tu es chiite surement mon frere ,je n'ai rien contre toi mais je suis dans l'obligation de retirer le lien que tu as mis ,tu es jeune essaye de commencer doucement sinon tu ne vas rien comprendre ,comme par apprendre les piliers de l'islam puis l'unicité d'Allah , les piliers de la foi , le monde invisible


Souviens toi le jour où tu es né tout le monde riait mais toi, tu pleurais, la vie est éphémère
alors œuvre de telle façon… à ce qu’au jour ou tu mourras, tout le monde pleurera… mais toi… tu riras…
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al-huseine
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MessageSujet: Re: site   2012-09-26, 18:30

mais je ne suis ma chiite!! je suis sunnite d'une famille sunnite! je vous aie juste poser la question! par-ce que moi aussi j'douté en peu ! merci pour la réponse!
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MessageSujet: Re: site   2012-09-26, 18:44

:salmoualykoum5 excuse moi je n'affirmer pas que tu le soit ,balquis t'avais poser la question je l'avais lu c'etais juste pour souligner que le site que tu presentais est chiite ,


Souviens toi le jour où tu es né tout le monde riait mais toi, tu pleurais, la vie est éphémère
alors œuvre de telle façon… à ce qu’au jour ou tu mourras, tout le monde pleurera… mais toi… tu riras…
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al-huseine
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MessageSujet: Re: site   2012-09-26, 19:30

en + vous me parler de chiite je ne sais même pas ce quoi etre chiite!! je sais même pas c'es quoi la différence entre eux vus que les 2 sont musulman!! moi je sais juste que dans ma famille on sui les enseignent du prophète et les gens appelé sa être sunnite! je sais juste sa! donc expliquer moi la différence entre chiite et sunnite! j'ai juste entendue vite fait des histoire sur les chiite mais j'ai pas fait attention! donc expliquer c'es quoi être chiite et sunnite svp merci
que dieu vous Gard!
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sister B
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MessageSujet: Re: site   2012-09-26, 19:34

:llllll:

pourquoi si al-husein (prenom en general, typiquement chiite) qui ne se pretend pas chiite, donne un lien de site chiite?
pourquoi donc, si tu ne te pretend pas chiite, as tu opté pour ce pseudo ? je pense que tu dois etre sunnite (en principe, tu l'es, vu tes origines^^)... mais cet interet pour le chiisme fais froid dans le dos, tu es jeune, comme l'a dit admin, penches toi plus vers les bases inchaAllah....
ne le prends pas mal, je me posé juste la question, simple curiosité ^^...






 
kljiio
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sister B
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MessageSujet: Re: site   2012-09-27, 01:15

:llllll:

L’Islam a connu quelques problèmes de succession suite à la mort de son Prophète Muhammad. Le quatrième Khalife (lieutenant) de l’Islam, Ali, le neveu de Muhammad, fut le plus contesté. Après plusieurs guerres, il décida donc de se retirer et, avec ses partisans, allait donner naissance à une nouvelle interprétation de l’islam : le chiisme, par opposition à l’autre grande tendance existante : le sunnisme.


Le sunnisme

La majorité des musulmans du monde est sunnite (plus de 85%). Ils s’appellent ainsi, faisant référence à la Sunna (Tradition islamique) qu’ils appliquent.

Au sein du mouvement sunnite, l’on distingue actuellement quatre grandes écoles d’interprétation (Madhab).


Les Hanafites : mouvement lancé par Abu Hanifa (+767), les Hanafites sont considérés comme les moins rigides dans leur interprétation de l’islam. Ils accordent en effet beaucoup d’importance au jugement personnel (ra’y) du croyant lorsqu’il s’agit de déterminer ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Les hanafites sont pour la plupart les musulmans de Turquie, d’Inde, du Pakistan,...


Les Malikites : doctrine influencée par Malik ibn Anas (+796), les Malikites se basent sur le droit musulman en vigueur à Médine du temps du Prophète Muhammad. Ils accordent également une forte importance à l’opinion personnelle (ra’y) et se retrouvent principalement en Afrique du nord et au Soudan.


Les Shafiites : héritée du juriste musulman Al Shafii (+820), la doctrine shafiite accorde beaucoup d’importance au droit musulman. Cette doctrine se retrouve dans le Golfe persique et en Indonésie.


Les Hanbalites : Ils sont considérés comme les plus rigoureux et les plus conservateurs dans leur vision de l’islam. Depuis Ahmad ibn Hanbal (+855), les Hanbalites se reposent sur une interprétation littérale stricte du Coran. Ce mouvement se retrouve essentiellement en Arabie Saoudite.


Le Chiisme

Depuis leur sécession les adeptes d’Ali, neveu de Muhammad, accordent beaucoup d’importance à leurs dirigeants religieux. C’est la grande différence avec le mouvement sunnite : les Chiites ont foi en la mission des douze Imams. C’est-à-dire que, selon eux, après le Prophète Muhammad qui a seulement révélé le Coran, douze successeurs du Prophète devaient encore venir pour en donner l’interprétation. Le premier de ces douze Imams fut Ali (+661) et le dernier, Muhammad, ne serait pas mort mais aurait été « occulté » en 874 et depuis, continuerait à influencer spirituellement les dirigeants chiites.

Au niveau géographique, la quasi-totalité de la population iranienne est chiite, mais il en existe des minorités en Iraq, au Liban, en Syrie ou encore en Inde et au Pakistan.

Il existe de très nombreuses différences dans la manière de pratiquer l’islam entre le sunnisme et le chiisme. Il n’est pas possible de les énumérer toutes mais souvent celles-ci ont pour but de rappeler aux chiites leur appartenance à la communauté d’Ali. (Par exemple il est d’usage lors de la prière que les chiites placent sous leur front une petite brique faite d’argile provenant directement d’un des lieux où est enterré l’un des membres de la famille d’Ali.)

Le Soufisme

Le soufisme désigne généralement tous les courants mystiques qui dérivent de la religion islamique. Les soufis sont donc les personnes qui ont choisi les voies mystiques. Leur nom viendrait de l’arabe suf qui désigne la robe de laine dont ils sont vêtus. Parmi eux on retrouve entre autre les marabouts africains, les fakirs, les derviches tourneurs,...


 
kljiio
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sister B
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MessageSujet: Re: site   2012-09-27, 01:20

:llllll:

la différenciation entre sunnites et chiites ne se fera que des années (voir même des siècles) après la naissance du chiisme. Au début il n’y avait qu’un seul point de rupture : les uns étaient pour le Califat de Ali, les autres pour celui de Mouawya.
Petit à petit, chacun des imams successifs des chiites apportera son lot de règles, d’interprétations et de vérités qui finiront par faire du chiisme -ce qu’on pourrait appeler- une véritable religion dans la religion. Certes, comme nous le verrons, les chiites partagent avec les sunnites les principaux Piliers de l’islam. Mais, ils ajoutent d’autres et ils ignorent certains.
***
Nous pouvons dire que les principales lignes de discordes entre sunnites et chiites se situent aux plans suivants :
1- Le plan théorique.
2- Le plan pratique.
3- Le plan théologique.

Sur le plan théorique :
Nous pouvons observés ici trois principaux points de discorde :
- d’abord, et alors que les chiites s’accordent avec les sunnites sur les trois premières sources juridiques en islam : le Coran, la Sunna, l’analogie (al kiyas). Ils s’en distinguent au niveau de la quatrième : le consensus (al ijmaa).
Pour les sunnites, le consensus est établi par les oulémas musulmans, alors que les chiites considèrent qu’il ne peut être valable que s’il a été élaboré en compagnie de l’imam.
- Ensuite, au niveau de la chaheda (la déclaration de la foi nécessaire pour tout musulman et toute personne désirant embrasser l’islam), la formule chiite est différente de celle sunnite.
Pour les sunnites, la formule de la chaheda est la suivante : Achhadou ana la illah ila Allah wa ana Mouhamadon rasoulo Allah (je déclare que Dieu est Unique et que Mohamed est son Prophète).
Les chiites ajoutent à cette formule ce qui suit : … wa Ali Walio Allah (…et Ali est l’imam d’Allah).
- Enfin, la majorité des chiites érigent comme principe fondamental du chiisme l’excommunication régulière et renouvelée de tous ceux qui n’ont pas soutenu Ali et à leur tête : Aicha -l’épouse du Prophète-, Abou Bak, Oumar et Othman -les trois califes bien guidés (selon les sunnites)-, et tous les compagnons du Prophète qui n’ont pas eu le courage de soutenir l’imam Ali : c’est le rite du sabb (l’injure) qui est occulté aujourd’hui sur le plan publique et médiatique mais qui reste l’une des plus importante déclaration de foi chiite et l’un des plus importants points de rupture avec les sunnites qui considèrent l’injure de l’épouse du Prophète ou de n’importe lequel de ses compagnons comme une Kabira (une hérésie) qui nécessité la tawba (demande de pardon à Dieu + une volonté de ne plus y revenir à l’acte incriminé)

Sur le plan pratique :
Par pratique nous visons le coté rituel ou nous pouvons relever aussi trois principaux points de discorde :
- D’abord, en ce qui concerne les prières, les sunnites et les chiites sont d’accord pour dire qu’elle sont au nombre de cinq par jour, mais les chiites sont autorisés à ne prier que trois fois par jour.
- Ensuite, les chiites sont universellement connus aujourd’hui par le rite de Achoura : une commémoration annuelle de leur passion envers le petit fils du Prophète et le troisième imam Al Hussein, martyrisé à Karbala (comme nous l’avons exposés dans l’introduction).
Au cours de ce rite, la majorité des chiites s’auto-torturent en se frappant par des chaînes et même par des épées.
- Enfin, le chiisme reconnaît -et impose- à ces partisans la visite des tombes des imams (ziyara) et même à remplacer par ces ‘‘petits pèlerinages’’ le Haj (le grand pèlerinages) à la Mecque qui est l’un des Cinq Piliers de l’Islam.
Une pratique qui est considérée par les sunnites, là aussi, comme une forme d’hérésie.

Sur le plan théologique:
Ici nous pouvons relevés deux points de discorde :
- D’abord, l’adaptation par les chiites et les sunnites de deux théologies différentes si non opposées : la majorité des chiites suivent une forme de mutazilisme (car leur imams ont étés beaucoup influencés par ce courant) alors que les sunnites, eux, sont majoritairement considérés comme des acharites .
- Ensuite, la théologie chiite reconnaît la pratique de la takiya (la dissimulation légale) qui signifie qu’il est permis à un chiite se trouvant dans un milieu hostile de ne pas déclarer sa foi, d’en déclarer le contraire et même de l’abjurer.
Une pratique qui a été reprise par une partie des sunnites et qui est considéré comme l’un des obstacles majeurs du rapprochement entre les deux frères ennemis : les sunnites ayants peur que si jamais ils entrent en discussion ou en compromis avec les chiites, rien n’empêche ces derniers de recourir à cette pratique pour ne rien céder de leur dogme.
***


Avant de conclure, il faudrait signaler que quelques tentatives de rapprochement entre sunnites et chiites en vue de minimiser leur différences ont eux lieu, la plus importante à cet égard fut celle faite en Iran, au XVIIIe siècle, par le dirigeant chiite imami Nader Chah qui essaya, sans succès, de transformer le chiisme imami en une cinquième école légale sunnite appelée al mathhab al jafaari.
Et avec les événements quotidiens qui se déroulent de nos jours en Irak et la haine partagée que les uns ressentent envers les autres, on ne peut s’empêcher
de conclure que le rapprochement entre les deux n’est plus à l’ordre du jour.


 
kljiio
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Meconnaissant
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MessageSujet: Re: site   2012-09-27, 09:45

Salam. Intéressant! Je ne m étais jamais intéressé au chiisme. À peaufiner...
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MessageSujet: Re: site   2012-09-27, 10:43

L'Islam chiite
.
Les Chiites ou Shî'ites constituent l'une des deux grandes branches de l'Islam (celle dont l'expression est la plus ésotérique), l'autre étant représentée par les Sunnites. Les Chiites ne reconnaissent qu'Ali pour légitime successeur de Mahomet, et que les descendants d'Ali pour imams ou souverains pontifes. Ils rejettent les explications théologiques d'Abou Bakr, d'Omar et d'Othman. Le nom de Chiites (Cha'ïa = fraction, parti, hérésie) leur est donné par les Sunnites, qui se disent seuls orthodoxes; mais ils s'appellent eux-mêmes Adéliés, partisans de la justice.

Les dissidences qui les séparent des Sunnites peuvent être ramenées à trois points principaux :

1° Ils rejettent les trois premiers califes, Abou-Bakr, Omar et Othman et les considèrent comme des usurpateurs. La qualité d'imam ne peut sortir de la famille d'AIi, et, en raison de son origine divine, elle ne doit pas être abandonnée aux caprices du suffrage populaire; elle se transmet en vertu d'une délégation expresse et textuelle : ouaciat-nouss. L'imam est impeccable et souverainement juste;

2° Ils prétendent qu'Ali est au moins égal, en sainteté, au prophète Mohammed;

3° La Sunna , c'est-à -dire la tradition sur laquelle repose le foi des Sunnites, est, à leurs yeux, le résultat d'un travail apocryphe qui ne mérite aucune confiance.

La plupart des Chiites admettent, après Ali, douze imams, qui sont les successeurs légitimes du Prophète, et regardent un certain Ismaël comme le dernier; ils croient que cet Ismaël qui disparut sans qu'on connût son sort, doit tôt ou tard revenir sur la terre, et ils attendent son retour. La secte des Chiites se forma à la suite de l'assassinat d'Ali et de l'usurpation des Omeyyades, qui exclurent les descendants d'Ali (659). Les Chiites occupent particulièrement l'Iran, l'Irak, la Syrie et le Nord de l'Arabie.

Les Chiites se divisent en quatre grandes branches : les Imamïa, Imamites ou Chiites duodécimains (largement majoritaires, et à l'origine de la République islamique en Iran), les Zeïdia ou Zéïdites (Nord-Ouest du Yémen), les Ismaïlia ou Ismaéliens, dont le chef spirituel du rameau principal (Nizariyya) est l'Aga Khan, et les Ghoulât (= outrés, parmi lesquels sont les Alaouites, minorité à laquelle appartiennent les dirigeants actuels de la Syrie) :
-
Imamïa ou Imamites ( = Chiites duodécimains : Iran, Irak, Nord-Est de l'Arabie Saoudite, Koweit, Bahreïn, Syrie, Liban)
Zeïdïa ou Zeïdites Djaroudïa.
Soleimanïa.
Batirïa.
Ismaïlia ou Ismaéliens ( = Chiites septimains) Mustaliya (Inde, Pakistan, Afrique).
Nizariyya (Inde, Pakistan, Afrique).
Durziyya (Druzes : Liban (Chouf), Syrie).
Ghoulât ( = Outrés) Rasamïa, Keïssanïa (Razamïa, Hichamïa, Bananïa), Sabaïa, Kamilïa, Moghairïa, Djanahïa, Khattabïa, Zerarïa, Younissïa, Mofaouidha, Badaïa, Dammïa, Ghorabïa, Nacirïa (Alaouites : Syrie), Ishaqia.

Les Zeïdïa.
Les Zeïdïa (Zeïdites) furent, ainsi nommés parce qu'ils se révoltèrent avec Zeïd, fils d'Ali, fils d'Husein, fils d'Ali, fils d'Abou-Taleb. Leurs doctrines consistent dans l'exaltation des enfants de Fatma-Zohra, fille du prophète, auxquels ils attribuent, exclusivement, la qualité d'imam.

Les Zeïdïa se sont divisés en trois fractions :

1° Les Djaroudïa, disciples d'Aboul-el-Djaroud, qui donnent à Ali ('Ali) la qualité d'imam, en vertu d'une tradition du prophète, tout en ne lui en conférant pas le titre. Nécessairement, ils déclarent infidèles les disciples de Mohammed qui n'ont pas admis cette tradition et n'ont pas suivi Ali, après la mort du Prophète;

2° Les Soleimanïa ou partisans de Soleiman ben Djarir. - D'après cette secte,

« l'imamat ne doit être attribué qu'après délibération d'une assemblée composée au moins de deux membres, pris parmi l'élite des musulmans-».

Abou-Bakr et Omar étaient imams, mais les musulmans qui les ont reconnus, alors qu'Ali existait, ont commis une faute. Cependant, cette faute est légère et n'est pas considérée comme une impiété. Les Soleïmanïa reconnaissent que l'imamat peut être accordé à l'homme d'un moindre mérite, malgré l'existence d'un être supérieur. Ils renient Othman, Talha, Zobeïr et A'ïcha;

3° Les Batirïa, ou disciples de Batir Et-Tsomani, croient à l'imamat d'Othman, contrairement aux Soleïmanïa.

Les Imamïa.
La deuxième branche des Chiites, les Imamïa (Imamites) est la seule secte des irréductibles qui essaye de démontrer, par des faits, l'idée primordiale des Cha'ïa, à savoir que Mohammed a désigné Ali comme son successeur. Ils appuient leur démonstration sur des paroles prononcées par Mohammed au moment où il commença à faire du prosélytisme. Ali accepta, comme on le sait, d'être son vicaire, et, dans une autre circonstance, Mohammed reconnut le jugement d'Ali supérieur à celui de ses autres compagnons. C'est cette conception qui les fit se séparer d'Ali, lors de l'arbitrage. Plus de 12 mille d'entre eux le renièrent.

Le Kitab-el-Maouagif, parlant des Imamïa, s'exprime ainsi :

« Ils étaient des gens de prière et de jeûne (c'est-à-dire qu'ils s'acquittaient ostensiblement de leurs obligations); c'est à leur intention que, parlant à ses disciples, le prophète de Dieu a dit : Si l'un de vous voit ces gens prier, il pensera que sa prière ne vaut pas la leur et il pensera de même, pour son jeûne, s'il les voit jeûner ».

Les Ismaéliens.
Nous arrivons, enfin, aux Ismaïlïa (Ismaéliens), la fraction chiite qui à joué le plus grand rôle, et, dont les doctrines sont les mieux connues. Les Ismaïlïa avaient pour principes fondamentaux la transmigration de la « Raison universelle » et de l'âme émanées d'un Dieu inaccessible à la raison humaine, Dieu autrement grand et autrement puissant que celui du Coran.

Les prophètes et les imams pouvaient seuls bénéficier de cette Incarnation, dont la conséquence était la venue d'un messie qui prenait le nom de Mahdi, messie plein d'équité pour les descendants d'Ali et leurs adeptes, armé de vengeance pour les oppresseurs. Il synthétisait le Brahma créateur, le Vishnou conservateur et Sauveur, le Shiva générateur et destructeur des Hindous. Partisans outrés d'Ali et de sa sainte famille, ils bornaient à sept, le nombre des imams qui avaient hérité, légitimement, de l'autorité spirituelle et temporelle du Prophète. Or, à la fin du VIIIe siècle de notre ère, Ismaïl, fils de Dja'far, septième imam de la postérité d'AIi et désigné comme pontife par son père encore vivant, mourut sans transmettre à son successeur la parcelle divine « l'imamat ne pouvant remonter du fils au père ».

Beaucoup de ses partisans refusèrent de croire à sa mort :

« il avait simplement disparu et, certes, il ne pouvait manquer de revenir ».

On en conclut que c'était le messie attendu, et c'est ainsi que fut constituée la secte des Ismaïlïa dont les disciples devaient ébranler de tous côtés les esprits. La Perse, la Syrie, la Mésopotamie, la Mecque et Médine, furent envahies par leurs doctrines qui, durant plusieurs siècles, firent trembler les califes sur leurs trônes.

Plusieurs fois réformées, elles revêtent un caractère religieux, philosophique, politique et social avec l'oculiste A'bdallah, fils de Maïmoun, humanitaire et libéral sous les descendants du fondateur de la dynastie des Fatimides (909 de notre ère), (Sa'ïd, désigné sous le nom d'Obeïd, et plus connu sous celui d'Obeïd Allah, petit-fils d'A'bd-Allah ben Maïmoun), monstrueux et criminel avec le calife Hâkem et Hassan ben Sabbah, surnaturel, avec le thaumaturge Râchid-ed-din.

Les Ghoulât.
Les Ghoulât (= Outrés) appliquaient à leurs imams la condition de la divinité. Ils assimilaient Ali à Dieu et croyaient à la transfusion de la parcelle divine dans les imams de la descendance d'Ali. Les doctrines des Zeïdïa et des Imamïa contribuaient, sans doute, à prolonger le schisme des Chiites, mais par leur nature, elles ne visaient que le pouvoir temporel des califes, tandis que celles des Ghoulât attaquaient l'islam dans son essence même. L'opinion de ces derniers «-sur la transfusion de la parcelle divine » ne pouvait être partagée sans soulever les vives récriminations des Sunnites et sans donner lieu, de la part des Chiites, à des déductions spéculatives imprégnées, plus ou moins, d'idées philosophiques puisées à des sources étrangères au monde musulman. Suivant le Kitab-el-Maouaqif, les écoles secondaires issues des Ghoulât, étaient les suivantes :

Keïssanïa (Razamïa, Hichamïa, Bananïa).
La secte des Keïssanïa se serait subdivisée en trois branches : les Razamïa, les Hichamïa et les Bananïa. Le Kitab-el-Maouaqif fait dériver ces trois sectes secondaires des Ghoulât, probablement à cause des polémiques que l'origine des Keïssanïa a soulevées parmi les auteurs musulmans, et orthographie Baïanïa.

Les Razamïa. - Les Razamïa, du nom de Razem ben Siaq, enseignaient les doctrines de la métempsycose et déclaraient licite ce qui est prohibé par le Coran. D'après Chahrestani et Massoudi, les Razamïa seraient une branche des Keïsssanïa dérivée, elle-même, des Chiites. Barbier de Meynard la cite la première en date comme ayant « transformé la secte mère, en quelques années, au point de lui faire perdre son caractère original ». Le savant auteur des Prairies d'or (Massoudi) nous dit :

« La secte des Keïssanïa se partage en plusieurs opinions dissidentes. Quant à son nom, elle le doit à Mokhtar ben Ali-Obeïd le Takéfite, dont le nom était Keissan et le surnom Abou-Amrah; on croit qu'il fut ainsi nommé par Ali, fils d'Abou-Taleb ».

D'autres, cependant, pensent que Keissan-Abou-Amrah est un autre personnage qu'il ne faut pas confondre avec Mokhtar.

Les Hichamïa. - Les Hichamïa (partisans des deux Hicham, l'un, fils d'El Hakem, et l'autre, fils de Salim), expliquaient le Coran par allégories et admettaient la bizarre théorie du microcosme.

Les Baïanïa. - Les Baïanïa (disciples de Bïan ben Sma'an-Et-Tamirni) professaient la transfusion de l'Esprit divin dans le corps d'Ali, puis dans celui de son fils Mohammed ben El-Hanafia, pour passer ensuite dans le corps d'Abou-Hakem et, de là, dans celui de Baïan. C'est grâce à cette transfusion de la divinité en lui, qu'Ali connut le monde visible et invisible, qu'il triompha de ses ennemis et assura le succès de la vérité sur le mensonge. Le tonnerre était sa voix et l'éclair son fouet.

Les Sabaïa.
Les Sabaïa, disciples d'Abdallah ben Saba, celui qui, ayant dit à Ali : « Tu es réellement la divinité », se vit exiler à Madaïn. Selon Ibn-Saba, Ali n'est pas mort; Ibn-Moldjem, son assassin, aurait frappé un démon ayant pris la figure d'Ali. Ce dernier est dans les nues; le tonnerre est sa voix et les éclairs sont les étincelles qui jaillissent du fouet qu'il a en main. Il descendra, plus tard, sur la terre et y répandra l'équité. Pénétrés de cette idée, les Sabaïa invoquaient Ali (le Prince des Croyants), toutes les fois qu'ils entendaient gronder la foudre.

Les Kamilïa.

Les Kamilïa (partisans d'Abou-Kamil), reniaient les compagnons du Prophète qui n'ont pas reconnu Ali, et n'approuvaient pas ce dernier d'avoir renoncé à ses droits.

Les Moghairïa.
Les Moghairïa, (disciples de Moghaira ben Saïd-el-Adjeli), se faisaient de Dieu l'idée d'un corps lumineux ayant la figure d'un homme portant, sur la tête, une couronne luisante. Son coeur est la source de toute sagesse.

Les Djanahïa.
Les Djanahïa (partisans de Djanah ben Sefouan), nient à l'homme tout pouvoir, qu'il soit inhérent à sa nature ou qu'il l'ait acquis, et le disent semblable aux corps inertes. Selon eux, le paradis et l'enfer disparaîtront quand les âmes y seront entrées, et Dieu seul subsistera.

Les Mansourïa.
Les Mansourïa (disciples d'Abou-Mansour-el-Adjili), croient que Dieu ne cessera jamais d'envoyer des messagers sur la terre. Le paradis est un être à la forme humaine, que Dieu nous enjoint d'aimer et de respecter; c'est l'imam suprême. L'enfer est également un être humain, que Dieu nous recommande, de haïr. C'est l'ennemi irréconciliable de l'imam, suprême, comme Abou-Bakr et Omar sont les adversaires d'Ali, le vrai imam sur la terre.

Les Khattabïa.
Les Khattabïa (disciples d'Aboul-el-Khattab-el-Asdi), indépendamment des doctrines chiites sur l'imamat, ajoutaient aux qualités spirituelles des descendants d'Ali le titre de prophète, que Khattab s'attribuait. Le paradis était, d'après eux, un lieu de jouissances, absolument semblables à celles de ce monde. Comme conséquence de leur scepticisme, en ce qui concernait les préceptes du Coran, ils « admettaient l'usage du vin, de la musique et autres jouissances prohibées par le Prophète ».

Les Zerarïa.
Les Zerarïa (partisans de Zerara ben Aïn), reconnaissaient les attributs de Dieu, mais n'admettaient pas leur éternité.

Les Younissïa.
Les Younissïa (ou partisans d'Younous ben A'bd-er-Rahman), se figuraient Dieu assis sur le trône divin, soutenu par des anges.

Les Mofaouidha.
Les Mofaouidha considèrent Mohammed comme ayant été délégué par Dieu pour régénérer le monde.

Les Badaïa.
Les Badaïa reconnaissent les arrêts de Dieu, mais ils croient qu'il n'en a pas eu la prescience. C'est la négation des attributs qui a donné lieu à de longues dissertations de la part des philosophes.

Les Dammïa et les Ghorabïa.
Nous ne citerons que pour mémoire la fraction des Dammïa et celle des Ghorabïa. Les doctrines étonnantes de cette dernière s'appuyaient sur des exemples bien faits pour frapper les imaginations vulgaires :

« Mohammed ressemblait à Ali comme un corbeau ressemble à un autre corbeau, et une mouche à une autre mouche. Dieu envoya Gabriel à Ali, mais Gabriel se trompa », disaient-ils.

Les Nacirïa ou Noçaïri (Alaouites) et les Ishaqia.
Les Nacirïa et les Ishaqia sont des partisans outrés d'Ali et du onzième imam des chiites. Leurs doctrines dérivent de celles enseignées, à la fin du IXe siècle, par un nommé Hassan-el-A'skar, de Sourmaura, près de Bagdad.

D'après Salisbury, Hassan-el-A'skar se serait appelé Mohammed ben Nosaïr, d'où le nom de Nosaïris (Nacirïa). Les Nacirïa non seulement existent encore en Syrie, où ils sont connus sous le nom d'Ansariés ou Alaouites, mais c'est parmi eux que recrute la classe aujourd'hui au pouvoir. Guyard nous fait connaître que la population du Sommaq n'était, au IXe siècle, composée que de leurs partisans, et Eugène Richtenberger, dans la Revue politique et littéraire du 6 avril 1889, s'exprime ainsi, à leur sujet :

« Dans cette ville (Lattaquieh, Syrie), existent des Ansariés, peuplade bizarre, dont les pratiques religieuses sont assez extraordinaires et peu connues. Leur religion tient, paraît-il, à la fois, du Judaïsme, du Christianisme et de l'Islam. Ils adorent Dieu et Ali, reconnaissent Jésus et Mohammed comme des prophètes et professent un grand respect pour les morts. En outre, ils ont l'avantage de faire leurs prières avec le secours de prêtres.-»






Souviens toi le jour où tu es né tout le monde riait mais toi, tu pleurais, la vie est éphémère
alors œuvre de telle façon… à ce qu’au jour ou tu mourras, tout le monde pleurera… mais toi… tu riras…


Dernière édition par Admin le 2012-09-27, 11:32, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: site   2012-09-27, 10:48

l'islam sunnite
Les sunnites forment la branche majoritaire de l'Islam (qualifiée de façon abusive d'orthodoxe). La doctrine sunnite pour l'essentiel celle dont il a été question à la page consacrée à l'Islam. Elle est fort simple : un monothéisme épuré, un livre révélé, « le Coran », embrassant, comme la Bible chez les Hébreux, toute l'organisation sociale et la vie spirituelle, tels sont les fondements de l'Islam. Il n'y a de Dieu que Dieu, et Mahomet (Mohammed) est son prophète : voilà tout ce qu'il y a d'essentiel, d'obligatoire pour le musulman, puisque l'assentiment de l'esprit à ces deux grands principes suffit pour assurer à l'âme la possession du ciel. En dehors de cette profession de foi, les pratiques du culte sont constituées par quatre autres choses également fondamentales : les prières quotidiennes, au nombre de cinq; le paiement de la zéhate (aumône de purification des capitaux et de la fortune publique dans ses autres branches); le jeûne du Ramadan; le pèlerinage de La Mecque.

Personne, dans l'Islam, n'ayant reçu le pouvoir de lier ou de délier sur la terre, il n'y a chez les Sunnites ni sacrement, ni cérémonies autres que la prière et les pèlerinages, pas de culte organisé. Le croyant est son propre prêtre. Il peut, sans mosquée , sans ministre de Dieu, communiquer directement avec le Créateur. L'existence d'un pouvoir spirituel, dans l'Islam, est donc une innovation contraire au dogme. Cependant, la nature de la société humaine a fait que l'oeuvre du dernier des envoyés n'a pu garder intacte sa formule dominante : l'égalité entre tous musulmans; car l'Islam a vu se créer, sous forme de castes, non seulement une sorte de clergé représenté par les oulémas, mais aussi des ordres religieux, dirigés par les cheikhs ( = maîtres).
Au point de vue religieux, l'Islam sunnite se développa suivant trois grandes phases : il partit sa législation, raisonna son dogme, et adopta une mystique. Sur le premier point, les sources sur lesquelles s'appuie le droit musulman sont le Coran , la Tradition, l'Idjma (consentement universel des docteurs musulmans) et le raisonnement par analogie (Qiyâs). L'ensemble des traditions prophétiques constitue la Sunna. L'importance donnée à la Sunna, acceptée comme complément du Coran et comme le seul commentaire qu'on en doive donner, distingue les Sunnites des Chiites, l'autre branche importante de l'Islam.
Les Chiites, au contraire des Sunnites, considèrent la Sunna comme peu importante et croient que l'on peut commenter le texte du livre sacré avec les moyens que l'humain peut puiser dans son intelligence. Ce qui distingue encore les Sunnites des Chiites est que les Sunnites reconnaissent comme légitimes les trois premiers califes -Abou Bekr, Omar et Osman, tandis que les Chiites les regardent comme des usurpateurs et ne font commencer le califat qu'avec Ali, fils d'Abou-Taleb, gendre du Prophète dont il avait épousé la fille Fatima.
Les dogmes religieux de l'Islam sunnite n'ont subi aucune transformation depuis cette époque, si ce n'est dans quelques principes de détail. De fait, personne n'aurait osé y toucher sans s'exposer à se voir taxer d'hérésie; mais il n'en fut pas de même des points de législation : quatre écoles orthodoxes absorbèrent toutes les autres. Elles formèrent les quatre rites : malékite, schafeïte, hanéfite et hanbalite. Les imams qui les fondèrent sont reconnus comme les docteurs et les pères de la législation musulmane.
Le rite malékite. - Ce rite, doit son nom à Imam Malik. Il est surtout implanté en Afrique occidentale et septentrionale (notamment en Algérie ), ainsi qu'au Soudan et dans le Golfe arabo-persique. Il rassemble environ le quart des musulmans. Sidi-Khelil, au XIVe siècle de notre ère, a codifié la doctrine du rite malékite dans son Mokhtaçar (précis), ouvrage qui a donné lieu, à cause de la concision du texte et des nombreuses abréviations que l'auteur y a fait figurer, à des développements et à des commentaires nombreux.

Le rite schaféïte. - Le rite schaféïte remonte à l'Imam Chafaï. Il rassemble 15 % des musulmans, est pratiqué partout, mais prévaut surtout en Somalie , en Egypte et en Asie du Sud-Est (Indonésie , Thaïlande , Singapour, Philippines ).

Le rite hanéfite. - Fondée par l'Imam Abou Hanifeh, la tradition hanéfite est la plus ouvertes aux idées modernes. On la rencontre principalement en Turquie, en Irak (Kurdistan ), au Nord de l'Egypte , dans les Balkans, en Inde et au Pakistan . La jurisprudence hanafite a été l'objet de commentaires de la part des disciples de l'imam Abou Hanifeh. Quelques-uns ont, sur plusieurs points, des opinions différentes, parfois préférées à celles de leur maître. C'est le cas, par exemple, du savant Tamourtachi, mort en 1596, qui écrivit le Tenouïr-el-Abçar, au dernier quart de notre XVIe siècle. Au commencement du XVIIe siècle, Mohammed El Askafi, mort en 1677, a donné des explications et des commentaires très étendus sur le texte du Tenouïr. Son ouvrage est appelé Ed-Dorr El-Mokhtar; il constitue la vraie doctrine hanafite et est le seul, avec ses commentaires Redd-El-Mahtar, par le cheikh Ibn-Abidine, et le Redd, qui soit consulté par les juristes musulmans pour l'appréciation des cas douteux.

Le rite hanbalite. - Cette branche de l'islam sunnite est la plus conservatrice des quatre. Elle remonte à l'Imam Ahmad Ibn Hanbel (855). les hanbalites en Syrie et en Arabie Saoudite. C'est de ce courant qu'est issue cette forme d'islamisme radical qu'est le wahhabbisme ou salafisme (le dernier terme étant préféré par ses adeptes actuels).

Nul ne saurait s'écarter des principes contenus dans ces divers Codes, sans porter atteinte aux traditions islamiques. En cas de désaccord dans l'interprétation des textes ou de difficultés dans leur application, on provoque l'avis des jurisconsultes, qui prononcent des décisions dans le même esprit et, par suite, conformes aux principes de la Sunna et du Coran. Ces décisions s'appellent fataoua (fatwa). Il y en a qui forment de véritables recueils de jurisprudence, établis par demandes et par réponses.
Tous ces rites s'accordent pour reconnaître que la prophétie a été terminée dans ce monde avec Mohammed dont le prédécesseur immédiat fut Jésus, et qu'il est le sceau des prophètes;
les Chiites, au contraire, avec leur théorie des imams cachés et du mahdi fatimide, rejettent cette assertion sans laquelle, affirment leurs adversaires, il n'y a pas d'Islam. Cela explique la haine réciproque des Chiites et des Sunnites; les docteurs turcs qui appartiennent à l'orthodoxie sunnite ont décidé à plusieurs reprises, à l'époque de l'empire ottoman , que le meurtre d'un Persan chiite était plus méritoire que celui de soixante-dix chrétiens. Malgré cela, les doctrines chiites ont de bonne heure contaminé le Sunnisme, et plus d'un auteur, prétendu sunnite très "orthodoxe", montre quelquefois des tendances qui sont nettement alides ( = chiites). Aujourd'hui, ce sont les Sunnites qui dominent démographiquement dans tout l'Islam; et c'est principalement en Iran que l'antique chiisme est resté dans toute sa pureté.
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MessageSujet: Re: site   2012-09-27, 11:13

Salam. Chose demandée, chose donnée! Quelle rapidité chez islam aarifa. Merci!
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