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 Salam Aleykoum: besoin de vos conseils

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melou94
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MessageSujet: Salam Aleykoum: besoin de vos conseils   2011-12-01, 11:56

Salam Alaykoum,
j'ai découvert ce forum par hasard suite à plusieurs recherches sur internet.
J'ai beaucoup consulte vos sujets et ai mis du temps à exposer mon pb
j'ai besoin de votre aide.

Ma belle-mere (veuve) a un ami (français d'origine italienne): au fil des annees, leur amitie s'est transforme en amour.
Ce dernier souhaite qu'ils vivent ensemble meme si il ne se convertira jamais: cela ne semble pas deranger ma belle-mere (malgre le fait qu'elle a la foi, jeune, prie).

Cela me pose un reel probleme: je ne concois que l'on puisse imaginer vivre avec un non-musulman.
Elle me dit qu'à partir du moment où elle continue de pratiquer , cela serait toléré. J'ne doute. Pouvez m'eclairer la dessus.

Dans sa famille, son fils (mon mari), ses 2 filles , ses soeurs: cette situation ne semble choquee personne/ Cela fait 10 ans que cela dure.

Je me suis marie cette annee avec son fils, je connaissais cette situation mais j ne pensais pas que cela allait aller si loin.

j'en ai discute avec mon epoux car c'est Hlam et implicitement on est tous complices de ça: cela le gene d'en parler (je ne veux pas le blesser): c'est sa mere (il ne peut se disputer ou se separer d'elle).

De plus, je n'ai jamais parle de cette relation à ma mere: je sais qu'elle ne tolere pas ça et ne le comprendrait pas (moi meme je ne l'accepte pas) et j'ai l'impression de lui avoir mentie: je culpabilise. (j'ai eu peur qu'elle s'oppose à notre union à cause du comportement de sa mère).

Personnellement, j'ai de plus en plus de ma mal à contenir ma gêne vis à vis de ma belle mere et de son "ami". Quoi lui dire ?
Suis je complice de cela ? vais je être egalement puni car je vais cez elle, mange elle ?

Merci de m'aider.

j'ai honte et me sens vraiment mal alors que je n'ai rien fait.

Je n'ose discuter avec ma belle-mere de peur de la blesser (et dons de blesser mon epoux).
Nous avons des droits et des devoirs vis à visde nos parents mais jusqu'où faut il aller ? Que devons nous accepter d'eux?
Peut on "renier" sa mere car elle se comporte mal vis à vis de Dieu. Seul Dieu peut juger.

Merci de vos eclaircissements.
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Guest Muslim
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Masculin Nombre de messages : 1188
Date d'inscription : 08/08/2010

MessageSujet: Re: Salam Aleykoum: besoin de vos conseils   2011-12-01, 12:44


Les sources musulmanes interdisent à une musulmane d’épouser un non-musulman, tandis que le mariage d’un musulman avec une juive ou une chrétienne est autorisé sous certaines conditions.


Cette règle telle que la présentent nos textes :


C'est après Hudaybiyya (qui a eu lieu en l'an 6 de l'hégire) que le Coran a réglementé le mariage des musulmans avec des non-musulmans (Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 186) : il est alors demandé à ceux qui avaient fait de tels mariages de ne plus considérer le lien de tels mariages déjà établis comme étant impératifs (lâzim). C'est un verset de la sourate "Al-mumtahana" qui est venu apporter le changement : "O les croyants, lorsque les musulmanes viennent à vous en ayant émigré, éprouvez-les ; Dieu connaît mieux leur foi ; si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les faites pas retourner vers les non-musulmans ; elles ne sont pas licites pour eux et eux ne sont pas licites pour elles" (Coran, 60/10) (c'est-à-dire qu'il n'est pas licite pour ces musulmanes de se donner à eux et il n'est pas licite pour ces musulmanes de les recevoir en intimité) et "Ne retenez pas le lien conjugal [contracté auparavant avec] des non-musulmanes" (Coran 60/10). Le texte de ce verset englobe le mariage d'un musulman avec toute non-musulmane de même que le mariage d'une musulmane avec tout non-musulman : ceux qui étaient déjà établis ne sont plus impératifs (lâzim) (Ahkâm ahl idh-dhimma, tome 1 p. 344) et il ne faudra plus en faire de nouveaux (Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 186).

De même, le verset suivant de la sourate "Al-Baqara" – révélé peut-être après celui de "Al-mumtahana" d'après Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 180 – dit : "Ne vous mariez pas avec les mushrikât jusqu'à ce qu'elles soient musulmanes (…). Et ne mariez pas (vos parentes) avec des mushrikîn jusqu'à ce qu'ils soient musulmans (…)" (Coran 2/221). Le terme "mushrik" ne désigne habituellement pas la personne des Gens du Livre (ahl al-kitâb) ; c'est bien pourquoi d'autres versets font explicitement la différence entre "mushrik" et "ahl al-kitâb" ; ainsi "Wa la-tasma'unna min-alladhîna ûtul-l-kitâba min qab'likum wa min-alladhîna ashrakû…" ; "Lam yakun illadhîna kafarû min ahl il-kitâbi wal-mushrikîna…". En fait le terme "kâfir" est général et le terme "mushrik" particulier. Cependant, dans les cas où ce terme "mushrik" est utilisé seul, il est parfois synonyme de "kâfir" et désigne alors tout non-musulman, Gens du Livre y compris ; ainsi : "Innama-l-mushrikûna najas fa lâ yaq'rabu-l-masjid al-harâma…" englobe, selon Umar ibn Abd il-Azîz, les Gens du Livre aussi (Tafsîr Ibn Kathîr). Ceci car une certaine dimension secondaire du shirk n'est pas toujours absente : "Ittakhadhû ahbârahum wa ruhbânahum arbâban min dûnillâhi wal-massîha-b-na maryam (…). Sub'hânahû 'ammâ yushrikûn" (voir Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 180).
Mais même si on considère qu'ici, dans ce verset de "Al-Baqara" 2/221, le terme "mushrik" n'englobe pas les Gens du Livre et n'interdit que le mariage d'un musulman avec une polythéiste et le mariage d'une musulmane avec un polythéiste, alors de toute façon le verset de "Al-Mumtahana", que nous avons vu plus haut et qui avait été révélé avant ce verset de "Al-Baqara", a déjà interdit le mariage d'un musulman avec toute non-musulmane et le mariage d'une musulmane avec tout non-musulman.

D'un autre côté, cependant, la sourate "Al-Mâ'ïda" est parmi les dernières sourates à avoir été révélées (Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 180). Or, un de ses versets a, de l'interdiction des mariages sus-mentionnés, fait l'exception du mariage d'un musulman avec une chrétienne ou une juive : "Et [il vous est permis de vous marier avec] les femmes vertueuses parmi les croyantes et les femmes vertueuses parmi les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur douaire, ceci étant sous la forme d'un mariage et non en gens de mauvaise vie ni en preneurs d'amantes" (Coran, 5/5). Ce cas de mariage est donc en soi autorisé.
Tous les autres cas (mariage d'un musulman avec une polythéiste, une agnostique ou une athée, et mariage d'une musulmane avec un juif, un chrétien, un polythéiste, un agnostique ou un athée) restent interdits et restent concernés par les versets sus-cités de la sourate "Al-Mumtahana" et de la sourate "Al-Baqara". Il n'y a pas de divergence d'interprétations à propos de cette règle ; il y a au contraire consensus sur cela.


Le pourquoi de cette règle :

Cette différence entre le mariage d'un musulman avec une juive ou une chrétienne et le mariage d'une musulmane avec un non-musulman est à comprendre par rapport à trois points :


Primo, le mariage est quelque chose de très important, qui demande beaucoup plus que l'amour. En effet, en plus d'être fondé sur l'amour, un couple est aussi un équilibre qui se maintient au jour le jour, à force de compréhension mutuelle, de concessions, de dialogue et de volonté. Or, le fait d'avoir une sorte de non-reconnaissance de ses croyances, de ses valeurs et de son cadre de référence fragilise énormément les fondements du couple.

Secundo, l'organisation de la famille en islam est telle qu'il y a une complémentarité des fonctions qui fait par exemple que le mari a le devoir de subvenir aux besoins de la famille, mais que l’épouse a le droit de ne pas subvenir à ses propres besoins matériels même si elle possède des biens. Cette différence des fonctions fait que l’épouse peut se retrouver dans une situation de dépendance par rapport au mari.

Tertio, les musulmans et musulmanes reconnaissent tous et toutes comme véridiques Moïse et Jésus : celui qui ne reconnaît pas en eux d'authentiques messagers de Dieu, ayant reçu de Lui la révélation, n'est pas musulman.

C’est dans le cadre de ces trois particularités que l'on peut comprendre pourquoi un musulman peut se marier avec une juive ou une chrétienne (sous certaines conditions) mais qu’une musulmane ne peut pas se marier avec un non-musulman. En effet, au cas où une juive ou une chrétienne épouse un musulman, le responsable du foyer reconnaît sa foi en Moïse et Jésus, qui sont considérés comme d'authentiques messagers de Dieu. En revanche, les sources musulmanes n'ont pas permis le mariage d'une femme musulmane avec un juif ou un chrétien, parce qu’elle pourrait se retrouver dans une situation où le responsable du foyer ne reconnaît absolument pas sa foi et le message de Muhammad comme un authentique message de Dieu... Voilà pourquoi ce qui est possible dans un sens ne l’est pas dans l’autre.

Wallâhu A’lam (Dieu sait mieux).


Allah ! Point de divinité à part Lui, le Vivant, Celui qui subsiste par lui-même "al-Qayyûm". Ni somnolence ni sommeil ne Le saisissent. A lui appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Qui peut intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? Il connaît leur passé et leur futur. Et, de Sa science, ils n'embrassent que ce qu'Il veut. Son Siège «Kursi » déborde les cieux et la terre, dont la garde ne Lui coûte aucune peine. Et Il est le Très Haut, le Très Grand.
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melou94
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MessageSujet: Re: Salam Aleykoum: besoin de vos conseils   2011-12-01, 12:49

Barakallah Fik pour ces eclaircissements.
Mais dans mon cas precis, que dois je faire ?
Nous avons des droits et des devoirs vis à vis de nos parents mais jusqu'où faut il aller ? Que faut il accepter par amour pour nos parents, surtout la mere ? Que devons nous accepter d'eux?
Peut on "renier" sa mere car elle se comporte mal vis à vis de Dieu car Seul Dieu peut juger.

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sister B
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MessageSujet: Re: Salam Aleykoum: besoin de vos conseils   2011-12-01, 12:57

je vous recommande la patience avec elle et la conseiller doucement mais surement inchaAllah,
Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit dans un récit authentique : “ Certes la douceur n’est présente dans une chose que pour l’embellir, et elle n’est retirée de cette chose que pour l’enlaidir ”

invoquer beaucoup Allah en sa faveur afin qu'Il la guide inchaAllah... je ne pense pas que ce serait une solution de se separer d'elle sachant que c'est la mere de votre epoux... il s'agit d'avoir le meilleur comportement a son egard...

Allah, exalté soit-Il, a dit : “ Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. ”1 Allah, exalté soit-Il, a dit aussi : “ C’est par quelque miséricorde de la part d’Allah que tu (Muhammad) as été si doux envers eux ! Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage. ”2 Allah Tout-Puissant a dit lorsqu’Il a envoyé Mûssâ et Hârûn à Pharaon : “ Puis, parlez-lui gentiment. Peut-être se rappellera-t-il ou (Me) craindra-t-il ? ”

il faudrait peut etre lui envoyer des rappels via le net, ou autre si vous ne pouvez pas discuter avec elle en tete a tete? vous n'avez rien a vous reprocher, car vous lui avez fait la remarque.


Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui a dit : “ Celui parmi vous qui voit un blâmable qu’il le change par la main ; s’il ne peut pas alors par la parole ; s’il ne peut pas par son cœur, et cela est le degré le plus faible de la foi. ” (muslim)

vous avez fait votre devoir de la prevenir, c'est deja beaucoup:

“ Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable. ” (le desaveu) et : “ Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. ” (famille imran)

votre belle mere n'a ainsi pas le droit d'epouser un non musulman tant que celui ci ne se converti pas :

Qu’en est-il du mariage de la musulmane avec un non musulman dans l’espoir d’obtenir la conversion de ce dernier dans un milieu où beaucoup de musulmanes prétendent que le plus souvent elles ne trouvent pas de partenaires de leur convenance parmi les musulmans et qu’elles sont sérieusement exposées à la déviation morale ou à une vie très gênante ?

Louange à Allah

Le mariage entre une musulmane et un non musulman est interdit par la Charia exprimée dans le Coran, la Sunna et le consensus. (Voir la question n° 689). Si on le conclut, il reste nul et n’entraîne donc pas les effets légaux du mariage. En plus, les enfants qui en seraient issus seraient illégitimes. L’espoir d’obtenir la conversion du mari ne peut pas changer cette disposition ».


Islam Q&A
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid


"Et ne donnez pas d'épouses aux associateurs tant qu'ils n'auront pas la foi, et certes, un esclave croyant vaut mieux qu'un associateur même s'il vous enchante."(Sourate La vache /221)

"O les croyants, lorsque les musulmanes viennent à vous en ayant émigré, éprouvez-les ; Dieu connaît mieux leur foi ; si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les faites pas retourner vers les non-musulmans ; elles ne sont pas licites pour eux et eux ne sont pas licites pour elles" (Coran, 60/10)

lire ici:

http://convertistoislam.over-blog.com/article-l-interdiction-a-la-musulmane-d-epouser-un-non-musulman-serait-une-atteinte-a-la-liberte-individuelle-51851053.html


inchaAllah kheir....


 
kljiio
♥♥♥"Allah est le Plus doux au-delà de toute douceur, Le Plus Aimant au-delà de tout amour..."♥♥♥  
La Illaha Illa Anta sobhanaka inni kountou min Edhalimin.♥ 
   Salam Alaykoum
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sister B
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MessageSujet: Re: Salam Aleykoum: besoin de vos conseils   2011-12-01, 12:58



Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
(Bismillahir-Rahmanir-Rahim)


Les sources musulmanes interdisent effectivement à une musulmane d’épouser un non-musulman, tandis que le mariage d’un musulman avec une juive ou une chrétienne est autorisé sous certaines conditions.


Cette règle telle que la présentent nos textes :

C'est après Hudaybiyya (qui a eu lieu en l'an 6 de l'hégire) que le Coran a réglementé le mariage des musulmans avec des non-musulmans (Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 186) : il est alors demandé à ceux qui avaient fait de tels mariages de ne plus considérer le lien de tels mariages déjà établis comme étant impératifs (lâzim). C'est un verset de la sourate "Al-mumtahana" qui est venu apporter le changement : "O les croyants, lorsque les musulmanes viennent à vous en ayant émigré, éprouvez-les ; Dieu connaît mieux leur foi ; si vous constatez qu'elles sont croyantes, ne les faites pas retourner vers les non-musulmans ; elles ne sont pas licites pour eux et eux ne sont pas licites pour elles" (Coran, 60/10) (c'est-à-dire qu'il n'est pas licite pour ces musulmanes de se donner à eux et il n'est pas licite pour ces musulmanes de les recevoir en intimité) et "Ne retenez pas le lien conjugal [contracté auparavant avec] des non-musulmanes" (Coran 60/10). Le texte de ce verset englobe le mariage d'un musulman avec toute non-musulmane de même que le mariage d'une musulmane avec tout non-musulman : ceux qui étaient déjà établis ne sont plus impératifs (lâzim) (Ahkâm ahl idh-dhimma, tome 1 p. 344) et il ne faudra plus en faire de nouveaux (Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 186).

De même, le verset suivant de la sourate "al-Baqara" – révélé peut-être après celui de "Al-mumtahana" d'après Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 180 – dit : "Ne vous mariez pas avec les mushrikât jusqu'à ce qu'elles soient musulmanes (…). Et ne mariez pas (vos parentes) avec des mushrikîn jusqu'à ce qu'ils soient musulmans (…)" (Coran 2/221). Le terme "mushrik" ne désigne habituellement pas la personne des Gens du Livre (ahl al-kitâb) ; c'est bien pourquoi d'autres versets font explicitement la différence entre "mushrik" et "ahl al-kitâb" ; ainsi "Wa la-tasma'unna min-alladhîna ûtul-l-kitâba min qab'likum wa min-alladhîna ashrakû…" ; "Lam yakun illadhîna kafarû min ahl il-kitâbi wal-mushrikîna…". En fait le terme "kâfir" est général et le terme "mushrik" particulier. Cependant, dans les cas où ce terme "mushrik" est utilisé seul, il est parfois synonyme de "kâfir" et désigne alors tout non-musulman, Gens du Livre y compris ; ainsi : "Innama-l-mushrikûna najas fa lâ yaq'rabu-l-masjid al-harâma…" englobe, selon Umar ibn Abd il-Azîz, les Gens du Livre aussi (Tafsîr Ibn Kathîr). Ceci car une certaine dimension secondaire du shirk n'est pas toujours absente : "Ittakhadhû ahbârahum wa ruhbânahum arbâban min dûnillâhi wal-massîha-b-na maryam (…). Sub'hânahû 'ammâ yushrikûn" (voir Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 180).
Mais même si on considère qu'ici, dans ce verset de "Al-Baqara" 2/221, le terme "mushrik" n'englobe pas les Gens du Livre et n'interdit que le mariage d'un musulman avec une polythéiste et le mariage d'une musulmane avec un polythéiste, alors de toute façon le verset de "al-Mumtahana", que nous avons vu plus haut et qui avait été révélé avant ce verset de "al-Baqara", a déjà interdit le mariage d'un musulman avec toute non-musulmane et le mariage d'une musulmane avec tout non-musulman.

D'un autre côté, cependant, la sourate "al-Mâ'ïda" est parmi les dernières sourates à avoir été révélées (Majmû' ul-fatâwâ, tome 32 p. 180). Or, un de ses versets a, de l'interdiction des mariages sus-mentionnés, fait l'exception du mariage d'un musulman avec une chrétienne ou une juive : "Et [il vous est permis de vous marier avec] les femmes vertueuses parmi les croyantes et les femmes vertueuses parmi les gens qui ont reçu le Livre avant vous, si vous leur donnez leur douaire, ceci étant sous la forme d'un mariage et non en gens de mauvaise vie ni en preneurs d'amantes" (Coran, 5/5). Ce cas de mariage est donc en soi autorisé.
Tous les autres cas (mariage d'un musulman avec une polythéiste, une agnostique ou une athée, et mariage d'une musulmane avec un juif, un chrétien, un polythéiste, un agnostique ou un athée) restent interdits et restent concernés par les versets sus-cités de la sourate "Al-Mumtahana" et de la sourate "Al-Baqara". Il n'y a pas de divergence d'interprétations à propos de cette règle ; il y a au contraire consensus sur cela.


Le pourquoi de cette règle :

Cette différence entre le mariage d'un musulman avec une juive ou une chrétienne et le mariage d'une musulmane avec un non-musulman est à comprendre par rapport à trois points :


Primo, le mariage est quelque chose de très important, qui demande beaucoup plus que l'amour. En effet, en plus d'être fondé sur l'amour, un couple est aussi un équilibre qui se maintient au jour le jour, à force de compréhension mutuelle, de concessions, de dialogue et de volonté. Or, le fait d'avoir une sorte de non-reconnaissance de ses croyances, de ses valeurs et de son cadre de référence fragilise énormément les fondements du couple.

Secundo, l'organisation de la famille en islam est telle qu'il y a une complémentarité des fonctions qui fait par exemple que le mari a le devoir de subvenir aux besoins de la famille, mais que l’épouse a le droit de ne pas subvenir à ses propres besoins matériels même si elle possède des biens. Cette différence des fonctions fait que l’épouse peut se retrouver dans une situation de dépendance par rapport au mari.

Tertio, les musulmans et musulmanes reconnaissent tous et toutes comme véridiques Moïse et Jésus : celui qui ne reconnaît pas en eux d'authentiques messagers de Dieu, ayant reçu de Lui la révélation, n'est pas musulman.

C’est dans le cadre de ces trois particularités que l'on peut comprendre pourquoi un musulman peut se marier avec une juive ou une chrétienne (sous certaines conditions) mais qu’une musulmane ne peut pas se marier avec un non-musulman. En effet, au cas où une juive ou une chrétienne épouse un musulman, le responsable du foyer reconnaît sa foi en Moïse et Jésus, qui sont considérés comme d'authentiques messagers de Dieu. En revanche, les sources musulmanes n'ont pas permis le mariage d'une femme musulmane avec un juif ou un chrétien, parce qu’elle pourrait se retrouver dans une situation où le responsable du foyer ne reconnaît absolument pas sa foi et le message de Muhammad comme un authentique message de Dieu... Voilà pourquoi ce qui est possible dans un sens ne l’est pas dans l’autre.

Allah est Plus Savant.


 
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